[VIDÉO] Sainte-Anne - Saint-Benoît (actualisé) :

Petit Saint-Pierre - Un couple de gramounes séquestrés et battus, l'homme de 76 ans tué


Publié / Actualisé
Encagoulés et gantés deux hommes ont fait irruption au domicile des époux Camalon, un couple de personnes âgées dans la nuit du vendredi 14 avril au samedi 15 avril 2017 dans le quartier de Petit Saint-PIerre à Saint-Anne (Saint-Benoît). Maxime André, Dédé, Camalon âgé de 76 ans a été ligoté et violemment battu avant de décéder sous les yeux de son épouse, Yvette Camalon, 67 ans. Les auteurs des faits voulaient faire avouer aux septuagénaire où il cachait son argent. Ils ont pris la fuite après avoir dérobé une importante somme d'argent. Cette dramatique agression a choqué tout le quartier de Petit Saint-Pierre (Photo - La case des gramounes sauvagement agressés)
Encagoulés et gantés deux hommes ont fait irruption au domicile des époux Camalon, un couple de personnes âgées dans la nuit du vendredi 14 avril au samedi 15 avril 2017 dans le quartier de Petit Saint-PIerre à Saint-Anne (Saint-Benoît). Maxime André, Dédé, Camalon âgé de 76 ans a été ligoté et violemment battu avant de décéder sous les yeux de son épouse, Yvette Camalon, 67 ans. Les auteurs des faits voulaient faire avouer aux septuagénaire où il cachait son argent. Ils ont pris la fuite après avoir dérobé une importante somme d'argent. Cette dramatique agression a choqué tout le quartier de Petit Saint-Pierre (Photo - La case des gramounes sauvagement agressés)

Le drame s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi. Deux individus, cagoulés et gantés, entrent par effraction dans la maison du couple de septuagénaires. Les époux Camalon, des agriculteurs cultivant et vendant les letchis, sont attaquées dans leur lit et ligotées. Le gramoune est violemment battu devant son épouse. Les coups pleuvent, notamment au niveau du visage. Les malfaiteurs veulent lui faire dire où il cache son argent. Pour tenter de sauver son mari, Yvette Camalon dit aux agresseurs où se trouve l'argent. Dédé Camalon décède peu de temps après. Son épouse, qui a également été frappée, souffre de plusieurs contusions. Elle est très choquée. Lorsque les agresseurs prennent la fuite vers une heure du matin, elle parvient à se libérer et à prévenir les gendarmes. Ils arrivent rapidement sur les lieux.

 

Les agresseurs qui en voulaient aux biens des victimes sont repartis avec une importante somme d'argent. Ils sont activement recherchés par les gendarmes. Selon les premiers éléments d'information, les agresseurs sont parvenus à entrer par la porte arrière de la maison après avoir fracturé des protections en fer. Ce qui laisse supposer qu'ils étaient équipés avant d'arriver sur les lieux du drame et qui semble exclure un acte commis par des rôdeurs

Après avoir reçu les premiers soins, la gramoune a pu regagner son domicile où elle est entourée par ses proches. En fin de matinée, un élu de la municipalité de Saint-Benoît s'est rendu au domicile des victimes afin d'apporter son soutien à la famille qui depuis ce matin reçoit de nombreux témoignages de sympathie.

 

-  "Jusqu'à ce matin on se sentait en sécurité -

 

Ce drame a choqué tout le quartier de Petit Saint-Pierre. "Bien sûr, parfois il y a des gens qui font des petits vols, rien de grave. Mais là on a tué des gens, des gramounes" s'indigne une jeune commerçante interrogée par Imaz Press Réunion. Il semble que cette sauvage agression ait eu lieu sans témoin. "Hier soir il pleuvait comme ce matin, en plus la case des gramounes est un peu en retrait par rapport au village, personne n'a rien entendu" ajoute la commerçante.

"Cette nuit, la pluie tombait, il y avait de l'orage. On a rien entendu. Il n'y a pas de mot pour qualifier un drame comme ça. C'est honteux ce qui s'est passé" lance, visiblement émue, une autre commerçante d'une cinquantaine d'années. "Je suis née ici. Je les connaissais tous les deux depuis toujours. C'étaient des gros travailleurs, toujours avec leurs bottes pour aller travailler", ajoute-t-elle. "Hier vendredi (ndlr) encore j'ai vu le gramoune monter ici au volant de son fourgon" dit-elle encore.

C'est par les réseaux sociaux qu'elle a appris qu'un "drame cruel"avait eu lieu près de chez elle. "Il n'y a jamais eu de délinquance à ce niveau dans le quartier, ce drame nous a donné un coup" commente-t-elle. "Avant on se croyait épargné. Lorsque l'on entendait (parler de faits divers) on se disait "ça n'arrive qu'aux autres". jusqu'à ce matin on se sentait en sécurité ici, ce n'est plus le cas maintenant" lâche-t-elle.

Pour rappel :

Depuis l'annonce de ce drame, nombreux sont ceux qui s'inquiètent que des gramounes soient à nouveau pris pour cible par des malfaiteurs. En janvier 2015, Émile et Odette Aho-Nienne, 92 et 85 ans, avaient eux aussi été sauvagement agressés par cinq individus à leur domicile de Grand Bois Saint-Pierre. Le couple de gramounes, qui géraient une station-service bien connue dans ce quartier habituellement paisible, est battu à mort par les agresseurs à la recherche d'argent.

Jugés en janvier 2017 par la cour d'assises trois des cinq auteurs des faits ont été condamnés à la réclusion à perpétuité. Deux d'entre-eux ont fait appel de la décision. Les deux autres mis en cause ont écopé de 20 ans de réclusion et 5 ans de prison.

mb/ch/www.ipreunion.com, samedi 10 heures 31, actualisé en direct

   

3 Commentaire(s)

Pat, Posté
Je suis un homme aigris et en colère de voir de telles choses. se ne sont pas des êtres humains, même pas des animaux car mes chiens ont une affection sans limite pour moi et jamais il ne me feront du mal. je ne suis pas raciste et loin de moi de voter pour une extrême mais aujourd'hui les politiques ne faisant plus leur travail, je crois qu'il est tant de voter pour quelqu'un qui accepterait de remettre la peine de mort en place car cette situation n'est plus tolérable. Toutes mes condoléances à la famille CAMALON qui ont sue toute leur vie travailler avec courage et respecter leur prochain.
Jose, Posté
Ce ne sont pas des êtres humains qui devront être jugés, mais des bêtes, des chacals, aucune pitié pour ces déchets de la société.
Barbara Gence, Posté
Comment peut-on être lâche au point de massacrer un homme âgé pour son argent ? j'espère que les auteurs seront attrapés et très sévèrement punis