[VIDÉO] Pension marron à Saint-André :

Les gramounes étaient hébergés comme du "bétail"


Publié / Actualisé
Ce vendredi 23 février 2018, deux femmes ont été déférées au palais de justice de Saint-Denis de La Réunion pour avoir hébergé des personnes âgées dans des conditions indignes à Saint-André. Pour ces faits, elles encourent jusqu'à 7 ans de prison. Elles sont également poursuivies pour abus de faiblesse ainsi qu'ouverture et exploitation d'un établissement d'hébergement sans agrément. Des faits de violence sur les pensionnaires ont aussi été avérés, a précisé le procureur Éric Tuffery. La gérante, placée sous contrôle judiciaire, est ressortie libre du tribunal en fin d'après-midi ce vendredi. (Photo d'archives)
Ce vendredi 23 février 2018, deux femmes ont été déférées au palais de justice de Saint-Denis de La Réunion pour avoir hébergé des personnes âgées dans des conditions indignes à Saint-André. Pour ces faits, elles encourent jusqu'à 7 ans de prison. Elles sont également poursuivies pour abus de faiblesse ainsi qu'ouverture et exploitation d'un établissement d'hébergement sans agrément. Des faits de violence sur les pensionnaires ont aussi été avérés, a précisé le procureur Éric Tuffery. La gérante, placée sous contrôle judiciaire, est ressortie libre du tribunal en fin d'après-midi ce vendredi. (Photo d'archives)

 

Âgées de 70 et 80 ans, la propriétaire de la pension clandestine et son employée ont été interpellées ce mercredi à Saint-André. Les policiers ont découvert sur les lieux une dizaine de personnes âgées entre 45 et 80 ans. Certaines étaient handicapées. L’une d’entre elle, dans un état de dénutrition intense, a été hospitalisée en catastrophe. Les chambres n’étaient pas nettoyées et les pensionnaires laissés dans leur urine et leurs excréments.

"La journée, on les laissait devant la télé à rien faire" a indiqué Éric Tuffery. Les policiers qui sont intervenus au sein de la maison ont évoqué un "poulailler" où les habitants étaient traités comme du "bétail".

La propriétaire de l’établissement clandestin s’était emparée des cartes bancaires de chacun de ses pensionnaires afin de "retirer tout ce qu’il y avait dessus", souligne Éric Tuffery, soit entre 500 et 800 euros par mois. Elle et son employée vivaient dans la même maison que les pensionnaires maltraitées, mais dans une zone à l’écart et protégée des mauvaises odeurs. L’enquête se poursuit actuellement sous l’égide d’un juge d’instruction.

 

 

   

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