Sauf à La Réunion où les faits sont en hausse :

Halloween : moins d'incidents et une centaine d'interpellations


Publié / Actualisé
Une centaine de personnes ont été interpellées en France mercredi soir en marge de la fête d'Halloween, où le nombre d'incidents a été "largement inférieur" aux années précédentes, a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. En revanche, à La Réunion, les incidents ont connu une virulence jusqu'ici jamais atteinte une nuit de Toussaint. 19 personnes ont été interpellées, dont 5 étaient en garde à vue ce jeudi 1er novembre. A La Réunion, les jeunes ont également répondu à l'invitation d'une action de "purge" qui circulait sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.
Une centaine de personnes ont été interpellées en France mercredi soir en marge de la fête d'Halloween, où le nombre d'incidents a été "largement inférieur" aux années précédentes, a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. En revanche, à La Réunion, les incidents ont connu une virulence jusqu'ici jamais atteinte une nuit de Toussaint. 19 personnes ont été interpellées, dont 5 étaient en garde à vue ce jeudi 1er novembre. A La Réunion, les jeunes ont également répondu à l'invitation d'une action de "purge" qui circulait sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

"Les dégâts sont (...) largement inférieurs à ce que nous avons connu" les années précédentes, même si ils restent "totalement anormaux, scandaleux", a souligné le Ministre de l'Intérieur, en estimant que cette baisse était due au "dispositif de grande ampleur" déployé. "Hier soir nous avons mobilisé 15.000 forces de l'ordre (...) Cela nous a permis d'arrêter plus d'une centaine de personnes", a déclaré jeudi le ministre en marge d'une visite à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.

Le jeune à l'origine de l'appel à la purge jugé le 28 novembre

Le ministre avait demandé mercredi aux préfets "une mobilisation renforcée", après la diffusion sur les réseaux sociaux de messages appelant à une "purge" des policiers le soir d'Halloween.
Un jeune Isérois de 19 ans, à l'origine du premier message devenu viral et qui dit avoir voulu faire "une énorme blague", sera jugé le 28 novembre pour "provocation, non suivie d'effet, au crime ou délit".

"Halloween doit rester une fête. La purge, ce n'est pas une blague", a redit M. Castaner.

Essentiellement des mineurs

Mercredi soir dans le Rhône, 12 personnes ont été interpellées, la plupart à Lyon à la suite de bousculades, jets de projectiles, feux de poubelles et de véhicules, selon la police. Les interpellés sont essentiellement des mineurs, dont un qui avait relayé l'appel à la "purge" contre les policiers sur les réseaux sociaux.

A Rennes, un adolescent de 15 ans a été blessé par un tir de gomme-cogne alors qu'il lançait des projectiles vers des policiers, selon la préfecture.
En Essonne, selon des sources policières, des interpellations ont eu lieu notamment à Massy (tentative de vol de véhicule), Etampes (tirs de mortiers d'artifice), à Saint-Michel-sur-Orge (dégradations, vols), et Montgeron où entre 20 et 30 personnes ont "pris d'assaut" un centre commercial, un policier a été légèrement blessé à la main par un jet d'acide et une mineure de 13 ans a été interpellée.

Des sanctions exemplaires

Sur Twitter, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a réclamé des "sanctions exemplaires" contre les auteurs de ces faits, et le député de l'Essonne et président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a dénoncé des "insupportables violences".
Le ministre du logement Julien Denormandie a évoqué de son côté sur BFMTV "des comportements insupportables".

Si les chahuts entre jeunes désoeuvrés et parfois alcoolisés existent de longue date, force est de constater l'escalade de violence d'année en année à La Réunion. Les réseaux sociaux jouant un rôle de catalyseur et de recruteur, donnant à ces exactions une ampleur jusqu'ici rarement constatée sur l'île la nuit précédent la Toussaint.

Au moins cinq policiers ont été blessés dans les affrontements avec les bandes de jeunes qui caillaissaient les forces de l'ordre et les pompiers venus éteindre les feux de poubelles et les incendies de véhicules, un commissariat à Saint André a reçu des jets de galets, des véhicules de police et de pompiers ont été vandalisés. Sans oublier quelques voitures de particuliers incendiées, des facades aux vitres brisées, des magasins pillés et des dizaines de poubelles sacagées par des débuts d'incendie.

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Certaines gramounes, ce jeudi matin à Sainte Clotilde, commune particulièrement secouée par les évènements de la nuit dernière, disaient leur désarroi devant cette fête d'Halloween génératrice de violence. Alors, faut-il interdire Halloween ? "C'est une question qu'on peut se poser, reconnait Gilles Claim, policier et représentant du syndicat Unité SGP Police FO, mais lors de la dernière nuit de la Saint Valentin, ça avait dégénéré aussi. Les nuits de Réveillon sont des moments sensibles aussi. La date n'est qu'un symbole et si Halloween disparaît, il y aura d'autres raisons de lancer la bagarre. "

L'antenne réunionnaise du syndicat Unité SGP Police FO a estimé dans un communiqué que la réponse aux agressions doit être radicale : "La peine maximale prévue par les textes doit être appliquée contre les individus s'en prenant aux forces de l'ordre". Gilles Claim en est convaincu, "la peur de la prison est le meilleur moyen" de calmer le jeu morbide de cette nuit de Halloween.

ml/www.ipreunion avec l'AFP

   

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