[VIDEO] Il s'est présenté de lui même à la police (actualisé) :

Gilets jaunes - Le boxeur soupçonné d'avoir agressé deux gendarmes en garde à vue


Publié / Actualisé
Christophe Dettinger, l'ancien boxeur soupçonné d'avoir agressé deux gendarmes ce samedi 5 janvier 2019 lors de la mobilisation des Gilets sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, à Paris, s'est présenté de lui-même à la police ce lundi. Dans une vidéo enregistrée dimanche par sa belle soeur, l'ancien boxeur explique ses actes. "J'ai mal réagi mais je me suis défendu" dit-il en substance
Christophe Dettinger, l'ancien boxeur soupçonné d'avoir agressé deux gendarmes ce samedi 5 janvier 2019 lors de la mobilisation des Gilets sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, à Paris, s'est présenté de lui-même à la police ce lundi. Dans une vidéo enregistrée dimanche par sa belle soeur, l'ancien boxeur explique ses actes. "J'ai mal réagi mais je me suis défendu" dit-il en substance

Christophe Dettinger a été placé en garde à vue. C’est le ministre de l’Intérieur qui a annoncé la nouvelle sur son compte twitter.. "L’individu qui a violemment attaqué samedi des gendarmes mobiles sur la passerelle Senghor s’est présenté aux enquêteurs de la sûreté territoriale de Paris. Il a été immédiatement placé en garde à vue et devra répondre de ses actes devant la Justice" écrit , Christophe Castaner

 

Originaire de l'Essonne, Christophe Dettinger était activement recherché par la police depuis les faits. Une perquisition avait visé son domicile à proximité de Massy, dimanche matin, selon une source policière. Absent lors de l'arrivée des fonctionnaires, un membre de sa famille avait indiqué qu'il se rendrait à la police lundi, a précisé une source proche du dossier.

Dans une vidéo enregistrée dimanche par sa belle soeur, l'ancien boxeur explique ses actes

Samedi, lors d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes" dans la capitale, des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté sur la passerelle qui relie les deux rives de la Seine au niveau du Jardin des Tuileries.

Sur des images largement diffusées sur les réseaux sociaux et sur les télévisions, on voit un gendarme à terre, entouré de manifestants et frappé par l'un d'eux portant un manteau et un bonnet noir.

Ce gendarme s'est vu prescrire 15 jours d'incapacité totale de travail (ITT) et a porté plainte dimanche, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
Sur une autre vidéo, on voit un homme portant également un manteau et un bonnet noir, attaquer tel un boxeur professionnel un gendarme derrière son bouclier. Ce dernier a eu 2 jours d'ITT et a également porté plainte.

Lire aussi : Plainte de deux gendarmes agressés samedi sur une passerelle à Paris

Samedi, le syndicat des commissaires de police nationale (SCPN) avait indiqué avoir "identifié" l'homme et qu'il s'agissait d'un ancien boxeur, ce qu'a confirmé une source proche du dossier.

Dans un communiqué publié dimanche, la Fédération française de boxe a dénoncé un "comportement inacceptable et honteux" et des violences "totalement contraires aux valeurs prônées par notre discipline" et a adressé son soutien "à l’ensemble des effectifs des forces de l’ordre".

Ces faits se sont produits presque au même moment où Didier Andrieux, un  officier de police promu de la Légion d'honneur, a été filmé en train de frapper plusieurs personnes en marge d'une manifestation de Gilets jaunes à Toulon. Le policier filmé est  Andrieux, commandant divisionnaire, " actuellement responsable par intérim des 400 policiers en tenue de Toulon ", a indiqué une source à l'AFP

 

Le parquet de Toulon n'a pas voulu ouvrir d'information à l'encontre de ce commandant de police. Par contre, le préfet a décidé de saisir l'inspection générale des services sur ces faits

 

Les agressions des deux gendarmes par l'ancien boxeur ont été largement condamnées par pljusieurs ministres et personnalités. Pour le moment aucune condamnation n'a été émise par un membre du gouvernement à l'encontre de l'officier de police filmé en train de frapper deux manifestants.

Le fait que le parquet de Toulon ait décidé de ne pas ouvrir d'enquête afin de déterminer ce qui s'est passé devrait renforcer la défiance des Gilets jaunes à l'encontre d'un pouvoir et d'une justice qu'ils jugent à deux vitesses

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

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