Une résolution a été adoptée par 395 voix pour et 200 voix contre :

Le Parlement européen réclame l'activation "immédiate" de la  procédure de retrait du Royaume-Uni de l'UE


Publié / Actualisé
L'onde de choc du référendum britannique continue de se propager cinq jours après le scrutin. Le Parlement européen a demandé mardi au Royaume-Uni d'activer "immédiatement" la clause de retrait de l'UE, prévue dans le traité de Lisbonne, "pour éviter à chacun une incertitude qui serait préjudiciable et protéger l'intégrité de l'Union". Dans une résolution adoptée par 395 voix pour et 200 voix contre, les eurodéputés soulignent également que "la volonté exprimée par le peuple (britannique) doit être entièrement et scrupuleusement respectée".
L'onde de choc du référendum britannique continue de se propager cinq jours après le scrutin. Le Parlement européen a demandé mardi au Royaume-Uni d'activer "immédiatement" la clause de retrait de l'UE, prévue dans le traité de Lisbonne, "pour éviter à chacun une incertitude qui serait préjudiciable et protéger l'intégrité de l'Union". Dans une résolution adoptée par 395 voix pour et 200 voix contre, les eurodéputés soulignent également que "la volonté exprimée par le peuple (britannique) doit être entièrement et scrupuleusement respectée".

Toute la journée, les prises de position des membres de l'UE ont été très tranchées. Ainsi, la chancelière allemande Angela Merkel a prévenu mardi que le Royaume-Uni, après le Brexit, ne pourrait pas "choisir à la carte" de garder les privilèges qu'il avait au sein de l'Union européenne, tout en renonçant à toutes ses obligations. "On s'assurera que les négociations ne se déroulent pas selon le principe du +choix à la carte+. (...) celui qui sort de la famille ne peut pas s'attendre à ce que tous ses devoirs disparaissent et que ses privilèges soient maintenus", a-t-elle dit devant le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand.

Dans la même veine, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a exhorté mardi le Royaume-Uni à "clarifier le plus rapidement possible la situation" après le "Brexit", excluant toute négociation avec Londres avant la notification de sa future sortie de l'UE. "Nous ne pouvons pas nous installer dans une incertitude prolongée (...) Je voudrais que le Royaume-Uni clarifie sa position, pas aujourd'hui, pas demain matin, mais rapidement", a insisté M. Juncker devant le Parlement européen. "Pas de notification, pas de négociation", a-t-il martelé, prononçant ces derniers mots en anglais.
 

www.ipreunion avec AFP

   

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