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Politique :

Primaire de la droite: la liste des candidats annoncée à la mi-journée


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La liste des candidats à la primaire de la droite sera annoncée mercredi à la mi-journée.
La liste des candidats à la primaire de la droite sera annoncée mercredi à la mi-journée.

Sur les huit candidatures examinées par la Haute Autorité, dont celle de l'ancien président Nicolas Sarkozy, deux suscitent des "interrogations", celles d'Hervé Mariton et de Nathalie Kosciusko-Morizet.
En revanche, les candidatures de François Fillon et d'Alain Juppé, anciens Premiers ministres, outre celle de M. Sarkozy, seront validées. Idem pour les candidatures de Bruno Le Maire, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson.
Les membres de la Haute Autorité se réuniront mercredi à 09H00 "pour arbitrer", selon celle-ci. L'annonce se fera soit par communiqué, soit lors d'une conférence de presse en début d'après-midi.
Au titre de président du Parti Chrétien-Démocrate, M. Poisson était dispensé de parrainages. Mais les autres ont dû fournir à la Haute Autorité les signatures d'au moins 2.500 adhérents et 250 élus (dont vingt parlementaires au minimum).
Depuis le 9 septembre, qui était la date limite de dépôt parrainages, la Haute Autorité, présidée par la juriste Anne Levade (non encartée) secondée par le député LR Thierry Solère, président de la commission nationale d'organisation de la primaire, a mis les bouchées doubles pour tout vérifier.
Selon une source proche du parti Les Républicains, "il y a des interrogations sur deux noms", ceux de M. Mariton et de Mme Kosciusko-Morizet. Un parrain ne peut accorder sa signature qu'à un seul candidat. En cas de doublon (ou plus), le parrainage est perdu pour chacun des candidats l'ayant reçu.
Un parlementaire aurait peut-être signé à la fois pour M. Mariton et pour un autre des candidats. Or le député de la Drôme n'avait pu présenter - in extremis - le soutien que de vingt parlementaires, le privant de réserve en cas de problème.
Pour Mme Kosciusko-Morizet, députée de l'Essonne et chef de file de l'opposition à Paris, il s'agirait plutôt d'un problème de signatures d'adhérents. Toutefois, les vérifications étaient toujours en cours mardi en soirée et rien n'était définitif.
Dès la publication de la liste, débutera la campagne officielle pour la primaire qui se déroulera sur deux tours, les 20 et 27 novembre. En réalité, les candidats font déjà campagne depuis des semaines, multipliant meetings, visites aux entrepreneurs ou agriculteurs, publiant livres ou brochures détaillant leur projet.

- 'La main heureuse' de Solère -

De sondage en sondage, M. Juppé a été donné gagnant au second tour mais selon une enquête Harris interactive publiée le 15 septembre, M. Sarkozy fait désormais jeu égal avec lui au premier tour (37% chacun).
En terme de popularité, le maire de Bordeaux est également le favori des sondages, tous partis confondus, selon un sondage Odoxa publié mardi (à 39%, +4), quand l'ex-chef de l'Etat ne recueille que 23% (sans changement).
Comme ce fut le cas pour la primaire socialiste de 2011, tous les Français inscrits sur les listes électorales peuvent voter. Il leur en coûtera deux euros par tour. Il leur sera également demandé de signer une charte dans laquelle ils déclarent "respecter les valeurs républicaines de la droite et du centre".
10.228 bureaux de vote seront installés sur le territoire (écoles, mairies...), partout ouverts de 8h00 à 19h00.
Trois débats seront organisés en vue du premier tour: le premier, le 13 octobre (TF1, RTL, Le Figaro) portera sur "les grands sujets de préoccupation des Français", l'économie et le social (chômage, emploi, fiscalité...), ainsi que la sécurité (anti-terrorisme, islam, Daech...).
Les deux autres débats se dérouleront les 3 novembre (iTELE, BFMTV, RMC) et 17 novembre (France 2, Europe1, presse quotidienne régionale).
Une réunion de cadrage de ces trois rendez-vous s'était déroulée lundi à TF1. Un tirage au sort, effectué par M. Solère, a notamment eu lieu pour déterminer la place des candidats sur le plateau. M. Sarkozy a récolté celle du milieu, au premier rang, Juppé à sa droite, Copé à sa gauche. Réaction des représentants de l'ancien président: "Solère a eu la main heureuse".

Par Laurence COUSTAL - © 2016 AFP

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