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Viry-Chatillon: des policiers manifestent sur les Champs-Elysées


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Plusieurs dizaines de voitures de police ont perturbé la circulation sur les Champs-Elysées à Paris, dans la nuit de lundi à mardi, une mobilisation nocturne pour exprimer leur mécontentement, dix jours après l'attaque contre des policiers à Viry-Châtillon, a constaté un journaliste de l'AFP.
Plusieurs dizaines de voitures de police ont perturbé la circulation sur les Champs-Elysées à Paris, dans la nuit de lundi à mardi, une mobilisation nocturne pour exprimer leur mécontentement, dix jours après l'attaque contre des policiers à Viry-Châtillon, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les policiers, en tenue civile, ont circulé à bord de véhicules banalisés ou appartenant à la flotte officielle de la police, gyrophares allumés, autour de l'Arc de Triomphe ainsi que sur l'avenue la plus célèbre du monde aux alentours de 01H00 du matin, avant de se disperser.
"Nous sommes à bout", a expliqué l?un d?eux à un journaliste de l?AFP.
Selon le Parisien, la manifestation est partie de l?hôpital Saint-Louis, où est hospitalisé un adjoint de sécurité, très grièvement brûlé aux mains et au visage après avoir été blessé le 8 octobre par un jet de cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne).
D'après le quotidien, ce rassemblement "a été organisé sans organisation syndicale".
L'attaque très violente du 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne) avait blessé quatre policiers, dont deux grièvement, près de la cité difficile de la Grande Borne, à Grigny, une commune limitrophe.
Une dizaine de personnes "cagoulées", selon les autorités, avaient brisé les vitres de deux véhicules de police et les avaient incendiés en tentant de bloquer les policiers à l'intérieur. Le pronostic vital d'un adjoint de sécurité de 28 ans grièvement brûlé était "toujours engagé" en fin de semaine dernière, tandis qu'une gardienne de la paix de 39 ans devait sortir de l'hôpital en début de cette semaine, selon une source policière.
Mardi 11 octobre, plusieurs centaines de policiers s'étaient rassemblés en silence devant les commissariats de France, en solidarité avec leurs collègues attaqués, et avaient réclamé plus de moyens et davantage de fermeté.

Par Jean-Louis SANTINI - © 2016 AFP
   

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