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Présidentielle: Juppé surfe sur ses bons sondages


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A un mois du premier tour de la primaire de la droite, Alain Juppé continue de surfer sur des sondages flatteurs et s'efforce de déminer les attaques venues de droite comme de gauche, en particulier sur son programme social.
A un mois du premier tour de la primaire de la droite, Alain Juppé continue de surfer sur des sondages flatteurs et s'efforce de déminer les attaques venues de droite comme de gauche, en particulier sur son programme social.

Invité mercredi au petit matin par l'institut de sondage BVA, l'ancien Premier ministre s'est montré confiant: "je sens bien les choses, je crois qu?un mouvement se dessine depuis plusieurs semaines (...) je suis parfaitement lucide, pas de triomphalisme, rien n?est gagné je me méfie des sondages", avant d'ajouter, un brin fanfaron: "Je me méfie, mais, enfin quand même...".
"Ca va le faire!", a-t-il lancé le soir à ses partisans lors d'un meeting à Rennes.
Un de ses adversaires n'est pas de cet avis: "Les sondages ne veulent rien dire. Le résultat sera serré et la façon dont les médias ont installé le duo (Juppé-Sarkozy, ndlr) est totalement artificielle", a dit François Fillon au du Monde. Egalement distancé, Bruno Le Maire veut aussi faire mentir ces pronostics.
"Dès qu'Alain Juppé s'est présenté, j'ai dit à François Fillon +putain, tu t'es fait piller le créneau anti-Sarkozy+ parce qu'il n'y a pas de place pour deux dans notre société médiatique", confiait récemment un député filloniste.
Son statut de favori à l'approche du premier tour du 20 novembre fait du maire de Bordeaux une cible privilégiée, notamment de la gauche qui l'accuse d'avoir un programme anti- social, citant le passage de la retraite à 65 ans.
Ce n'est "pas une réforme sexy" mais elle est "nécessaire", a-t-il répondu depuis Rennes, où il aussi détaillé qu'il ferait "une garantie dépendance" en cas "de dépendance lourde et durable". Il préconise "le principe de l'assurance pour les autres situations".
François Hollande "ose se présenter comme le gardien du modèle français, alors que, son inaction, son impuissance, ses mensonges, en font le fossoyeur!", a-t-il lancé. "Sur le modèle social, je suis très à l?aise, il ne faudra pas me donner de leçons", avait-il averti mercredi matin.
Mais il n'a pas évoqué mercredi l'opposition municipale de Bordeaux, qui a annoncé mardi une saisine du tribunal administratif au sujet d'un déficit de 44 millions d'euros qui aurait été, selon les élus socialistes et écologistes, masqué par son équipe.
- rappeler les alliances aux régionales -
Le maire de Bordeaux s'est rendu à Chateaubourg (Ille-et-Vilaine) près de Vitré, fief de l'ancien ministre centriste Pierre Méhaignerie, pour visiter une association où des retraités initient des enfants aux métiers manuels.
"Un de mes objectifs prioritaires est de faire reculer le chômage et de revenir au plein emploi", a-t-il répété après avoir fait le tour des ateliers couture, menuiserie ou encore mécanique, dans ce bassin d'emplois connu pour son dynamisme économique.
A droite, après la polémique sur les électeurs de gauche tentés par la primaire, Alain Juppé a été de nouveau attaqué cette semaine par les sarkozystes lorsqu'il a redit qu'il "rediscuterait des investitures" aux législatives et se mettrait d'accord avec les centristes.
François Bayrou, qui fait figure d'épouvantail chez certains à droite pour avoir voté François Hollande au deuxième tour de la présidentielle de 2012, a expliqué que son rôle n'était "pas de participer aux meetings" car une partie de l'électorat de droite a été "en désaccord" avec lui, "à juste titre".
Alain Juppé rappelle pour sa part l'alliance de LR, de l'UDI et du MoDem aux régionales, et raconte: "Je me souviens d'une réunion à laquelle participait quelqu'un qui est très très très sarkozyste, très très +Le centre on n'en veut pas+ et qui sur la tribune me dit: +Cher Alain Juppé, vous voyez là à droite il y a le représentant du MoDem qui est avec nous et j'en suis fort heureux+".
Le député Marc Laffineur (Maine-et-Loire) qui l'accompagnait pendant la visite, expliquait mercredi que l'Ouest au sens large "était très Juppé, très Fillon". "Ici, il y a une grande partie de la gauche qui n'est pas très éloignée de nous", explique-t-il aussi.

- © 2016 AFP

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