France :

Mobilisation de lycéens: une proviseure légèrement blessée à Paris


Publié / Actualisé
La proviseure d'un lycée parisien a été légèrement blessée mardi, lors d'une nouvelle journée de mobilisation des lycéens contre les violences policières, une agression condamnée par la ministre de l'Education.
La proviseure d'un lycée parisien a été légèrement blessée mardi, lors d'une nouvelle journée de mobilisation des lycéens contre les violences policières, une agression condamnée par la ministre de l'Education.

"Elle a été légèrement blessée par un jet de projectile, vraisemblablement de la part d'un lycéen", a précisé le rectorat de Paris, confirmant une information de BFMTV. La proviseure du lycée Jules-Ferry, dans le IXe arrondissement, a été prise en charge par les pompiers, a ajouté une source policière.

La ministre de l?Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a condamné "fermement la violence dont a été victime ce matin la proviseure du lycée Jules-Ferry à Paris". Dans un communiqué, elle a précisé avoir demandé au recteur de Paris de "se rendre sans délai dans l'établissement".
Le premier syndicat des proviseurs, le SNPDEN-Unsa, a condamné dans un communiqué "le climat de violence des blocages des lycées", déplorant qu'il y ait eu deux personnels de direction blessés en moins d'une semaine.

Selon le rectorat, quatre lycées étaient totalement bloqués mardi matin dans l'académie de Paris, quatre autres partiellement. Aux alentours de 11H00, plusieurs centaines de jeunes dont certains étaient masqués, se sont rassemblés sur le Cours de Vincennes sous forte surveillance policière, ont constaté des journalistes de l'AFP. Brandissant une banderole "Flics armés, jeunesse blessée", ils se sont dirigés vers la place de la Nation.
Dans les Hauts-de-Seine, quatre personnes ont été interpellées pour des feux de poubelles à Gennevilliers, et deux autres pour des tags à Vanves, selon une source policière.

Jeudi dernier, un rassemblement des lycéens contre les violences policières et en "vengeance pour Théo" avait donné lieu à des heurts avec les forces de l'ordre à Paris, débouchant sur 28 interpellations. Le 2 février, Théo, un jeune homme noir de 22 ans, était victime d'un viol présumé au moyen d'une matraque, au cours d'une interpellation à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

"L'émotion soulevée dans la jeunesse par l'affaire Théo ne saurait en aucun cas justifier les violences, débordements et blocages inacceptables qui se sont produits devant certains lycées", a averti Mme Vallaud-Belkacem dans son communiqué. "L'Etat sera particulièrement ferme, comme l'ont montré les interpellations d'hier".
Seize adolescents ont été placés en garde à vue lundi, à la suite d'incidents dans plusieurs lycées des Hauts-de-Seine, dont l'un était bloqué. Sur Paris et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis), un total de 31 personnes ont été interpellées lundi, selon une source policière.

AFP

   

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