Les Guyanais veulent plus de considération (actualisé) :

[VIDÉO] Grève générale en Guyane - Bernard Cazeneuve annonce la venue d'une délégation ministérielle


Publié / Actualisé
Bernard Cazeneuve a annoncé ce lundi 27 mars 2017 qu'une délégation ministérielle sera sur place (en Guyane - ndlr) avant la fin de la semaine" sous "conditions (que le) respect et de l'ordre républicain (soient) réunies". Le département est paralysé depuis ce lundi matin par une grève générale. La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, a appelé lundi "au calme" et "au dialogue" en Guyane où "la situation est tendue", n'excluant pas la possibilité de s'y rendre lorsque "les conditions seront réunies". Ce lundi doit démarrer une grève générale lancée par les syndicats, le gouvernement dénonçant "l'instrumentalisation" de la crise en pleine campagne présidentielle. Air France a annulé ses vols vers Cayenne dimanche et lundi et Air Caraïbes pour lundi. Une quinzaine de barrages routiers ralentissent la vie économique depuis jeudi, dans ce territoire ultramarin d'Amérique du sud qui compte plus de 250.000 habitants.
Bernard Cazeneuve a annoncé ce lundi 27 mars 2017 qu'une délégation ministérielle sera sur place (en Guyane - ndlr) avant la fin de la semaine" sous "conditions (que le) respect et de l'ordre républicain (soient) réunies". Le département est paralysé depuis ce lundi matin par une grève générale. La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, a appelé lundi "au calme" et "au dialogue" en Guyane où "la situation est tendue", n'excluant pas la possibilité de s'y rendre lorsque "les conditions seront réunies". Ce lundi doit démarrer une grève générale lancée par les syndicats, le gouvernement dénonçant "l'instrumentalisation" de la crise en pleine campagne présidentielle. Air France a annulé ses vols vers Cayenne dimanche et lundi et Air Caraïbes pour lundi. Une quinzaine de barrages routiers ralentissent la vie économique depuis jeudi, dans ce territoire ultramarin d'Amérique du sud qui compte plus de 250.000 habitants.

"Face à la crise que nous traversons, mon Gouvernement fait le choix du dialogue et du respect. La ministre des Outre-Mer a dans un premier temps invité l’ensemble des parties à dialoguer avec elle à Paris. Elle a par ailleurs multiplié les contacts avec l’ensemble des acteurs guyanais. Afin d’échanger de manière constructive et apaisée" écrit le Premier ministre dans un communiqué.

 

 

"Une série de réponses concrètes ont déjà pu être préparée : des projets de protocole ont été examinés par la délégation, notamment dans le secteur agricole. Un centre pénitentiaire et un tribunal de grande instance seront construits à Saint-Laurent du Maroni ; un scanner sera déployé à l’aéroport de Cayenne. Le projet de cession du Centre médical de Kourou est suspendu. Les bases d’une négociation structurée et apaisée doivent être établies avec tous les acteurs du territoire. C’est pourquoi une délégation ministérielle sera sur place avant la fin de la semaine pour conclure ces discussions, si, j’insiste sur ce point, si les conditions du respect et de l’ordre républicain sont réunies" .

- "Situation tendue" -

"La situation est tendue", avait pour sa part déclaré, plus tôt,  la ministre des outre-mersur RTL, alors qu'un mouvement social majeur a démarré jeudi dans ce territoire ultramarin et qu'un appel à la grève générale a été lancé pour ce lundi. "J'en appelle au calme, j'en appelle au dialogue", a-t-elle dit.

 

Touchée par un vaste conflit social, la Guyane vit au ralenti alors que doit démarrer ce lundi une grève générale lancée par les syndicats, le gouvernement dénonçant "l'instrumentalisation" de la crise en pleine campagne présidentielle.

Air France a annulé ses vols vers Cayenne dimanche et lundi et Air Caraïbes pour lundi. Une quinzaine de barrages routiers ralentissent la vie économique depuis jeudi, dans ce territoire ultramarin d'Amérique du sud qui compte plus de 250.000 habitants.

Une levée transitoire des barrages a toutefois été décidée dimanche pour permettre aux Guyanais de se ravitailler. Les commerces ont partiellement ouvert.

Malgré l'arrivée d'une mission interministérielle pour "dialoguer", 37 syndicats réunis au sein de l'Union des travailleurs guyanais (UTG) ont voté samedi à la quasi-unanimité la "grève générale illimitée" pour lundi.

 

Dimanche, le leader du LKP guadeloupéen Elie Domota, qui avait tenu un rôle moteur lors de la grève générale dans les Antilles françaises en 2009, a apporté son soutien au mouvement, a indiqué à l'AFP le secrétaire général de l'UTG, Albert Darnal.

- 'Plan Marshall' -

Soutenus par la classe politique locale, des groupes très disparates nés en quelques jours conjuguent désormais leurs forces sous la bannière du "collectif pou la Gwiyann Dekolé" ("pour que la Guyane décolle", en créole guyanais).

Soutenus par la classe politique locale, des groupes très disparates nés en quelques jours conjuguent désormais leurs forces sous la bannière du "collectif pou la Gwiyann Dekolé" ("pour que la Guyane décolle", en créole guyanais). Le collectif est composé de citoyens contre l’insécurité et pour la santé, et de représentants de près d’une vingtaine de professions. Ils demandent "un plan Marshall".

Les Guyanais exigent d’être "enfin entendus" pour améliorer la prise en charge sanitaire, favoriser le tissu économique, la desserte en courant électrique, pour faire baisser le chômage et la déscolarisation qui touche les jeunes.

Le gouvernement doit répondre rapidement à ces attentes", a déclaré la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, récemment allée sur place et se disant "impressionnée par la justesse de ces attentes". Les financements publics extérieurs, l’État et les institutions publiques représentent près de 90% du PIB de la Guyane.

"J'entends les Guyanais", a assuré la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, qui a cependant remis une éventuelle visite. "On pourra aller en Guyane lorsque les conditions seront réunies et que les choses auront bien avancé", a-t-elle déclaré. La délégation mandatée par le gouvernement et la préfecture a demandé aux manifestants de leur remettre un "cahier de revendications".

Mais 13 des 22 maires de Guyane ont exigé "la venue des ministres et refusent de rencontrer la mission interministérielle". Une position partagée par le "collectif pou la Gwiyann Dekolé".

Pour commencer à répondre aux demandes, Jean-François Cordet, un ancien préfet de Guyane qui pilote la délégation, a annoncé la mise en place d’un scanner à l’aéroport pour lutter contre le trafic de drogues, ainsi que l’accélération du versement des aides européennes. Une enveloppe de "60 millions d’euros supplémentaires" pour le centre hospitalier de Cayenne, fortement endetté, ainsi que des effectifs supplémentaires de forces de l'ordre ont été promis.

- Lapsus de Macron, ou lorsque la Guyane devient une île -

A moins d'un mois du premier tour de la présidentielle, les candidats et leurs équipes se sont saisis du conflit. Emmanuel Macron a lancé "un appel au calme" depuis La Réunion où il était en déplacement, commettant un lapsus faisant de la Guyane une "île". "Bloquer les pistes d'un aéroport, bloquer les décollages, et parfois même bloquer le fonctionnement de l'île ne peut être une réponse apportée à la situation", a déclaré le candidat centriste dans une séquence filmée par les caméras de M6 et enregistrée par le micro de Imaz Press Réunion.


 

Marine Le Pen (FN) a dénoncé le "service cruellement minimum" des gouvernements successifs vis-à-vis de la Guyane, tandis que Nicolas Dupont-Aignan (Debout La France) pointait "la démission de l'Etat".

 



"Cette situation est la conséquence de l'échec de la politique de François Hollande", a accusé François Fillon (LR). "Nous ne saurions tolérer l’instrumentalisation d’une crise sociale, ni à des fins de trouble à l’ordre public, ni à des fins électoralistes", ont dénoncé dimanche soir dans un communiqué commun Mme Bareigts et le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl.

Dimanche soir, Benoît Hamon (PS) a jugé dans un communiqué que la Guyane avait "le droit à l'égalité et à la sécurité".

 

La Guyane avait déjà été paralysée par un important mouvement social fin 2008, à l’appel d’un collectif d'associations de consommateurs et de socio-professionnels contre le prix élevé des carburants. Après onze jours de barrages routiers ayant entraîné la fermeture des écoles, de l’aéroport, et le report d’un tir de fusée Ariane, le prix à la pompe avait été réduit de 50 centimes par litre de carburant.

mb/www.ipreunion.com avec l'AFP

   

1 Commentaire(s)

Harry, Posté
D'après macron, la Guyane une île, ne connait pas le prix d'un billet d'avion, ne sait que répondre à un enfant de 10 ans sur comment devenir président, tout ce que fait ou dit ce clown peut faire sourire, mais c'est grave!
N'oubliez pas que ce sont des élections présidentielles, et avoir encore pareil tocard pour 5 ans est c'est vraiment inquiétant.
Que dire des quelques écervelés qui le soutiennent, comment peuvent-ils être aussi dupes, pour ne pas dire cou...!