France - Musique sous surveillance :

Rock en Seine débute sous haute sécurité avant les Allah-Las


Publié / Actualisé
Le groupe britannique Frank Carter & the Rattlesnakes a ouvert vendredi la 15e édition de Rock en Seine, où le dispositif de sécurité est élevé, alors que doivent s'y produire en soirée les Californiens d'Allah-Las, deux jours après leur concert annulé à Rotterdam pour "menace terroriste".
Le groupe britannique Frank Carter & the Rattlesnakes a ouvert vendredi la 15e édition de Rock en Seine, où le dispositif de sécurité est élevé, alors que doivent s'y produire en soirée les Californiens d'Allah-Las, deux jours après leur concert annulé à Rotterdam pour "menace terroriste".

Dans le ciel un hélicoptère survolait le site du Domaine National de Saint-Cloud. Au sol de nombreux fourgons de police et des forces mobiles étaient présents aux abords du festival qui se tient jusqu'à dimanche soir. A l'entrée côté Pont de Saint-Cloud, les festivaliers étaient ensuite soumis à des fouilles, passage au détecteurs de métaux et des palpations par le personnel de sécurité privé. Côté Pont de Sèvres, réservée aux invités et professionnels, les gens ont également vu leurs sacs vérifiés à deux reprises.

Ce passage obligé, pas plus que les averses éparses, n'ont en rien entamé le moral du public qui a tranquillement pris possession des lieux, tandis que sur une autre scène, les Français d'Inüit lançaient également les festivités.

En soirée, sur les coups de 21h45 ce sera au tour du groupe américain des Allah-Las de faire le show, 48 heures après avoir dû annuler leur concert à Rotterdam, après "une information concrète" reçue par la police néerlandaise sur un projet d'attentat. Si le flou règne sur la nature, les circonstances et la réalité de la menace qui aurait visé mercredi les Allah-Las, le groupe a affirmé son intention de rejouer à Rotterdam.

"Nous cherchons une nouvelle date pour reprogrammer le concert et nous fournirons de nouvelles informations dès que nous le pourrons", a déclaré dans un communiqué le groupe, qui jouait jeudi soir à Varsovie. Pour le passage d'Allah-Las à Rock en Seine, aucune mesure de sécurité supplémentaire ne sera mise en place dans un dispositif déjà renforcé par le contexte de menace terroriste. Le groupe poursuivra samedi sa route par le festival Cabaret Vert à Charleville-Mézières.
Souhaitant s'inscrire pour sa 15e édition entre "patrimoine et modernité", de l'aveu de son directeur François Missonnier, Rock en Seine devrait ensuite entamer un nouveau cycle, avec son nouveau propriétaire, l'homme d'affaire Matthieu Pigasse.

Ce dernier, qui a racheté le festival fin mars via sa holding personnelle LNEI (Les Inrocks, Radio Nova), est en discussion avec le promoteur américain AEG, leader mondial des salles de spectacles, pour une entrée au capital.

Le Figaro, dans son édition de vendredi, affirme même qu'AEG va racheter 50% des parts de Rock en Seine. Une information fermement démentie par LNEI à l'AFP.
Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France qui subventionne le festival à hauteur de 600.000 euros, avait fin mai envoyé une lettre à François Missonnier, dans laquelle elle déplorait cet éventuel rapprochement qui "entache le climat de confiance que nous avons su instaurer entre nos deux structures". Face au risque de voir Mme Pécresse reconsidérer son aide financière dès l'année prochaine, Matthieu Pigasse est depuis entré en contact avec elle, a-t-on appris de source proche du dossier.

AFP

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !