France :

Rentrée: le prix du croissant s'envole


Publié / Actualisé
Pour la rentrée, le prix du croissant et des viennoiseries s'envole en raison de la hausse spectaculaire des prix du beurre ces derniers mois, alors que boulangers et fabricants de biscuits sonnent l'alarme sur une "pénurie" de beurre dans l'agroalimentaire.
Pour la rentrée, le prix du croissant et des viennoiseries s'envole en raison de la hausse spectaculaire des prix du beurre ces derniers mois, alors que boulangers et fabricants de biscuits sonnent l'alarme sur une "pénurie" de beurre dans l'agroalimentaire.

Après une augmentation de 172% en 20 mois du prix du beurre industriel, qui continue d'augmenter, les boulangers et industriels de l'agroalimentaire "doivent pouvoir augmenter leurs prix de vente", a averti mardi la Fédération des entreprises de boulangerie (FEB).
"C'est la seule solution pour pérenniser la viabilité des entreprises" touchées "de plein fouet" par la hausse mondiale du beurre, ajoute la FEB.
"Nous avons ajouté 10 centimes par croissant au beurre à la rentrée", a confirmé à l'AFP une boulangerie parisienne du 15e arrondissement, qui vend désormais le croissant à 1,15 euro au lieu de 1,05 euro au printemps, et dont la dernière augmentation des tarifs remontait à deux ans et demi.

En grandes surfaces, le prix du beurre a augmenté de 7% en début d'été, a par ailleurs indiqué mardi à Paris la présidente du principal syndicat agricole français FNSEA, Christiane Lambert. Le prix du beurre industriel est passé de 2.500 euros la tonne en avril 2016 à 6.800 euros la tonne début septembre. En avril, il s'élevait à 4.500 euros la tonne, et déjà inquiétait le secteur.

L'augmentation sera d'ailleurs répercutée sur tous les produits alimentaires utilisant du beurre, notamment la biscuiterie. Au delà de la flambée des prix, la Fédération des entreprises de boulangerie s'inquiète aussi d'une possible "pénurie" de beurre disponible. "Des premiers cas de pénuries ont déjà été signalés ces derniers jours", indique son communiqué, chez les grossistes en beurre qui vendent aux industriels.

"La pénurie n'est pas perceptible dans la grande distribution par le consommateur lambda, mais pour les industriels il n'y a plus de beurre AOP français disponible", a précisé à l'AFP Mathieu Labbé, délégué général de la FEB. "Nous alertons les pouvoirs publics et les producteurs de lait, car il y a eu un fléchissement de la production laitière en France, alors que la demande en beurre explose" a-t-il ajouté.

La FEB regroupe 260 entreprises du secteur, soit 80% des industries de boulangerie, viennoiserie et pâtisserie en France, représentant 8,5 milliards de chiffres d'affaires, dont deux milliards à l'exportation, et 40.000 emplois.

AFP

   

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