L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité :

Arrêté pour avoir enlevé une fillette, ses vidéos avaient révélé des agressions sexuelles


Publié / Actualisé
Un trentenaire interpellé en 2014 après l'enlèvement d'une fillette comparaît à partir de lundi devant la cour d'assises des Hautes-Alpes, qui le jugera aussi pour des viols dont il est accusé et des agressions sexuelles révélées par son ordinateur.
Un trentenaire interpellé en 2014 après l'enlèvement d'une fillette comparaît à partir de lundi devant la cour d'assises des Hautes-Alpes, qui le jugera aussi pour des viols dont il est accusé et des agressions sexuelles révélées par son ordinateur.

Le procès à Gap doit se tenir à huis clos car la plupart des sept victimes, dont un bébé de 21 mois et de tout jeunes enfants à l'époque des faits, sont toujours mineures. Axel Maaziz, 33 ans, avait été mis en examen et placé en détention provisoire le 19 avril 2014, deux jours après avoir enlevé et séquestré une fillette de 7 ans qui rentrait chez elle après l'école à L'Argentière-la-Bessée, près de Briançon. Il avait utilisé un pistolet à impulsion électrique pour l'immobiliser avant de l'embarquer dans une voiture. Mais elle avait ensuite réussi à prendre la fuite et prévenir les gendarmes.

L'accusé reconnaît avoir enlevé la fillette mais conteste avoir tenté de la tuer comme le soutient l'accusation en raison de traces de strangulation.
"Mon client était dans un état psychologique extrêmement fragile. Lorsqu'il a pris conscience de la gravité de son acte, il a dit à l'enfant de partir", affirme son avocat, Me Kader Sebbar. "Si la fillette n'avait pas eu le courage et l'énergie pour se débattre, la cour d'assises jugerait aujourd'hui un homicide", rétorque Me Jérôme Garcia, qui représente la famille de l'enfant âgée de 10 ans aujourd'hui.

Au cours d'une perquisition au domicile du trentenaire, les gendarmes avaient découvert sur son ordinateur des vidéos mettant en scène sexuellement quatre jeunes victimes dans son entourage, âgées de 21 mois à 13 ans. Il devra répondre de ces agressions ou tentatives d'agression devant la cour, ainsi que des viols dont l'accusent deux anciennes petites amies, l'une majeure et l'autre mineure au moment des faits. "On a là le cursus d'un vrai prédateur sexuel. Les victimes sont totalement détruites. Rien ne laisse penser qu'elles pourront se reconstruire dans leur vie future", souligne Philippe Lecoyer, avocat de parties civiles. L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès est prévu pour durer jusqu'à vendredi.

AFP

   

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