Tennis :

Coupe Davis - France-Serbie, une occasion immanquable


Publié / Actualisé
Un boulevard vers la finale de la Coupe Davis... Les Français se présentent en grandissimes favoris de leur demi-finale, à partir de vendredi à Villeneuve-d'Ascq où la Serbie, décimée, paraît incapable de mettre fin à leur aventure.
Un boulevard vers la finale de la Coupe Davis... Les Français se présentent en grandissimes favoris de leur demi-finale, à partir de vendredi à Villeneuve-d'Ascq où la Serbie, décimée, paraît incapable de mettre fin à leur aventure.


La bande de Noah joue sur du velours depuis le début de la campagne. Après le Japon privé de Kei Nishikori, la Grande-Bretagne orpheline d'Andy Murray, elle affronte une équipe serbe sans Novak Djokovic qui, blessé au coude et au moral, a mis un terme à sa saison après une nouvelle désillusion, à Wimbledon en juillet.
"On est suffisamment lucides pour savoir que le match va être difficile", tempère Yannick Noah qui a guidé les siens deux fois vers le titre (1991, 1996) et reste un ardent défenseur de cette compétition pas avare de surprises mais désertée par les meilleurs.
Difficile? Vraiment? Alors que les "lieutenants" de "Djoko", Janko Tipsarevic et Viktor Troicki, celui qui avait offert le point de la victoire à son clan en finale de l'édition 2010, sont eux aussi absents?
"Même si les joueurs ne sont pas des têtes d'affiche, ils n'ont rien à perdre donc ils peuvent être très dangereux. On ne vient pas faire une exhibition ce week-end", assure Noah à propos de Dusan Lajovic (80e mondial), Laslo Djere (95e), Filip Krajinovic (111e mondial) et du "doyen" Nenad Zimonjic qui cumule les casquettes de capitaine et de joueur de double à 41 ans.


- 15.000 spectateurs attendus -


"On est une équipe connue pour ne jamais rien lâcher donc on va donner le meilleur de nous-mêmes", prévient l'ancien N.1 mondial du double, seul rescapé de la finale d'il y a sept ans remportée devant les Français à Belgrade.
Côté tricolore, seul Tsonga avait assisté au match (3-2) mais du banc, à cause d'un genou blessé. Le N.1 des Bleus (18e mondial) se sent "très bien" à l'heure de retrouver la terre battue du stade (de football) Pierre-Mauroy - où au moins 15.000 spectateurs sont attendus chaque jour - et un mauvais souvenir. C'est là que la France avait perdu sa dernière finale, en 2014, contre la Suisse de Roger Federer et Stan Wawrinka, sans que "JWT" ne puisse donner le meilleur de lui-même.
Une blessure à l'avant-bras droit s'était réveillée après le premier simple, perdu contre Wawrinka, et le Manceau avait dû renoncer à la suite. Sa participation, une semaine après, à une lucrative exhibition à Manille, avait fait jaser.
"On est là pour effacer tout ça", assure "avec une envie débordante" le jeune père de famille qui avait laissé planer le doute sur sa participation avant de clarifier les choses en avril.


- "Riton" et le melon -


La sélection s'est révélée "assez facile (à faire)" selon Noah, qui a composé avec les pépins physiques de Gaël Monfils, la méforme de Richard Gasquet, et les mauvais résultats globaux.
Lucas Pouille, deuxième joueur retenu pour les simples, est le seul à avoir rallié la seconde semaine de l'US Open (éliminé en huitièmes de finale). Le local de l'étape est aussi le seul à avoir été épargné par Henri Leconte, lauréat de l'édition 1991, dans sa diatribe dans Le Parisien contre ces Bleus qui "n'ont rien gagné" mais "ont un melon monumental".
"On va se faire confectionner des t-shirts avec un melon dessus", a répondu Noah à "Riton" en espérant voir la paire Pierre-Hugues Herbert/Nicolas Mahut clore le match dès samedi.
Pour sa deuxième campagne, depuis son retour aux commandes l'an passé, le contrat serait presque rempli. La France aurait rendez-vous fin novembre avec la Belgique de David Goffin en France ou avec l'Australie de Nick Kyrgios aux Antipodes, où elle avait conquis son dernier Saladier en 2001.
Pas une formalité mais un duel plus abordable que ceux perdus ces trois dernières années, face au duo "Fedrinka", à Murray et ses "Boys" (2015) ou à la Croatie de Marin Cilic (2016). Encore une belle occasion...
Le programme:
Vendredi (à partir de 13h00 françaises, 11h00 GMT)
Lucas Pouille (FRA/N.22) - Dusan Lajovic (SRB/N.80)
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.18) - Laslo Djere (SRB/N.95)
Samedi (14h00 françaises, 12h00 GMT)
Nicolas Mahut/Pierre-Hugues Herbert (FRA) - Nenad Zimonjic/Filip Krajinovic (SRB)
Dimanche (13h00 françaises, 11h00 GMT)
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.18) - Dusan Lajovic (SRB/N.80)
Lucas Pouille (FRA/N.22) - Laslo Djere (SRB/N.95)

Par Jean-Louis SANTINI - © 2017 AFP

   

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