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Sénatoriales :

Scrutin difficile pour La République en marche de Macron, la droite favorite


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Les grands électeurs sont appelés à renouveler la moitié des 348 sénateurs dimanche lors du dernier scrutin de l'année, qui s'annonce difficile pour Emmanuel Macron et La République en marche et devrait renforcer la majorité de droite.
Les grands électeurs sont appelés à renouveler la moitié des 348 sénateurs dimanche lors du dernier scrutin de l'année, qui s'annonce difficile pour Emmanuel Macron et La République en marche et devrait renforcer la majorité de droite.

"Il faut toujours être extrêmement prudent mais je pense que l'ensemble des groupes qui composent la majorité sénatoriale, des Républicains aux Radicaux, devrait être conforté ou progresser légèrement", a déclaré vendredi le président sortant de la Haute Assemblée, Gérard Larcher (LR), qui devrait donc se succéder à lui-même.
Le parti du président de la République, qui avait bénéficié d'un raz-de-marée à l'Assemblée nationale en juin et s'était alors mis à espérer rééditer l'exploit trois mois plus tard, a dû réviser à la baisse ses ambitions au Sénat, avec la chute de popularité, cet été, d'Emmanuel Macron et les premières difficultés du quinquennat.
"On est 29, il faut déjà reconduire le groupe (LREM) et ensuite on veut essayer d'aller plus loin", affirme son président, l'ex-ministre PS et macroniste de la première heure François Patriat.
Au total, 171 sénateurs doivent être élus par les 76.359 grands électeurs -essentiellement les représentants des communes mais aussi des départements et des régions- de cette "série", à savoir 38 départements métropolitains compris entre l'Indre-et-Loire (37) et les Pyrénées-Orientales (66) et ceux d'Ile-de-France, Paris inclus, ainsi que quatre départements d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte) et deux collectivités d'outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon et Nouvelle Calédonie). Un siège vacant est également à pourvoir en Savoie.
Ces électeurs votent au scrutin majoritaire à deux tours dans les départements qui élisent jusqu'à deux sénateurs (35 sénateurs au total) et à la proportionnelle dans les plus grands (136).
Dans les départements à scrutin majoritaire, les grands électeurs votent en préfecture à partir de 08H30 à 11H00 pour le premier tour. En cas de second tour, il a lieu entre 15H30 et 17H30. Dans les départements à la proportionnelle, les grands électeurs votent de 09H00 à 15H00.
Pour ce scrutin au suffrage indirect, le vote est obligatoire, sous peine d'une amende de 100 euros.


- Tractations en coulisses -


A partir de lundi, les nouveaux élus pourront se rendre au Sénat pour procéder aux formalités et adhérer éventuellement à un groupe politique.
Le Sénat reprendra ses travaux le 2 octobre, avec l'élection de son président, le favori Gérard Larcher étant pour l'heure le seul candidat déclaré.
Le nombre de groupes parlementaires -six actuellement- pourrait évoluer en fonction des tractations qui auront lieu en coulisses dès la semaine prochaine.
Des sénateurs LR ont déjà déposé les statuts d'une association, première étape vers la constitution d'un groupe de "Constructifs" à l'image de celui créé à l'Assemblée nationale.
A gauche, une scission du groupe socialiste entre pro-Macron et ceux qui refusent tout alignement est évoquée.
Les communistes et leurs alliés pourraient ne plus atteindre la barre de 10 sénateurs nécessaire pour former un groupe alors que La France insoumise est, elle, absente de ce scrutin. Ils devraient toutefois pouvoir trouver des appoints à gauche.
"Nous risquons d'être le seul groupe véritablement d'opposition au Sénat", affirme leur numéro un du PCF, Pierre Laurent. "La droite va faire (..) un mano a mano avec les macronistes pour essayer de pousser dans le sens des choix gouvernementaux. Donc, il faut un groupe d'opposition et nous serons ce groupe".
Le RDSE, à majorité PRG, devrait s'élargir à une partie des radicaux valoisiens qui siègent actuellement aux groupes LR et centriste.
Autre enjeu de taille du scrutin: le chef de l'Etat a besoin, in fine, d'une majorité des 3/5e du Parlement réuni en Congrès pour faire adopter ses réformes constitutionnelles ? A défaut d'une majorité au Sénat, les macronistes tablent sur un rapprochement avec des élus centristes, radicaux, socialistes ou LR "Constructifs", éventuellement en créant un intergroupe.
A partir du 1er octobre, comme c'est le cas pour leurs collègues députés, les sénateurs ne pourront plus cumuler leur mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale. Une interdiction s'appliquant à l'ensemble des sénateurs, élus, réélus ou en cours de mandat.

Par Yemeli ORTEGA - © 2017 AFP

   

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