Il ne perd pas de temps :

L'association Les Patriotes devient "une formation politique"


Publié / Actualisé
Florian Philippot, ancien vice-président du FN, qui a quitté le parti sur fond de désaccord avec Marine Le Pen quant à son association Les Patriotes, a annoncé vendredi que celle-ci devenait "une formation politique". "C'est une formation politique maintenant Les Patriotes", a déclaré l'ancien numéro 2 du FN sur LCI. "Juridiquement un parti, mais ça n'est pas un parti parce que nous ne voulons pas justement faire comme les partis traditionnels, très hiérarchiques, où tout part d'en haut", a-t-il précisé.
Florian Philippot, ancien vice-président du FN, qui a quitté le parti sur fond de désaccord avec Marine Le Pen quant à son association Les Patriotes, a annoncé vendredi que celle-ci devenait "une formation politique". "C'est une formation politique maintenant Les Patriotes", a déclaré l'ancien numéro 2 du FN sur LCI. "Juridiquement un parti, mais ça n'est pas un parti parce que nous ne voulons pas justement faire comme les partis traditionnels, très hiérarchiques, où tout part d'en haut", a-t-il précisé.

 

"Il faut que cette formation politique soit un point de ralliement des Patriotes. On met la France avant tout, on n'est pas sectaires donc les Patriotes pourront également adhérer à un parti politique ou à un syndicat à côté, ça ne posera aucun problème", a-t-il également assuré.

Cette annonce intervient un peu plus d'une semaine après le départ de M. Philippot du Front national, en conflit avec plusieurs cadres du parti, dont Marine Le Pen, pour avoir refusé de quitter la présidence de son association "Les Patriotes". "J'ai toujours dit: "Je poursuis mon engagement politique", a-t-il rappelé, réfutant l'idée d'avoir eu la création en tête de ce nouveau mouvement politique bien en amont: "Il y a encore huit jours je n'aurais pas imaginé cela", a-t-il plaidé.


Annonçant un prochain "tour de France", le président des Patriotes a dit vouloir s'appuyer sur les "initiatives locales (pour) renouveler et faire gagner le patriotisme français". Il a également expliqué vouloir réunir "les meilleurs de droite et de gauche, parce qu'on n'est pas sectaires (...), pour arriver au pouvoir".

Interrogé sur son départ du FN, il a jugé son ancien parti "en perte de repères, (et) en perte de compétence d'ailleurs aussi aujourd'hui", mais a assuré ne pas être "là pour accabler Marine Le Pen". "Beaucoup de Français pensent qu'on n'y arrivera pas avec cet outil-là, et qu'il faut quelque chose de plus moderne, et de plus large", a-t-il ajouté.

M. Philippot revendique 3.000 adhérents pour son mouvement, créé mi-mai, peu après la défaite de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. "L'enjeu, c'est pas d'additionner les boutiques", a réagi Nicolas Dupont-Aignan sur Radio Classique. "Si ça permet à certains de se retrouver, c'est leur choix, moi je n'ai qu'un objectif (...) c'est de parler aux Français", a ajouté le président de Debout la France qui appelle au rassemblement de "tous les amoureux de la France".

AFP

   

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