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Football :

Mondial-2018 - Bleus: défense, des doutes


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L'équipe de France se rend en Bulgarie, samedi en avant-dernier match de qualifications pour le Mondial-2018, dans l'objectif de conserver sa première place (un point devant la Suède) mais en manque de repères défensifs.
L'équipe de France se rend en Bulgarie, samedi en avant-dernier match de qualifications pour le Mondial-2018, dans l'objectif de conserver sa première place (un point devant la Suède) mais en manque de repères défensifs.

Mardi, Layvin Kurzawa ne s'est pas entraîné avec le reste du groupe. L'arrière gauche est resté aux soins après avoir été touché au genou gauche vers la fin de la séance de la veille, dans un choc avec Olivier Giroud, dont les 92 kilos lui sont tombés dessus.
Kurzawa traverse décidément une période compliquée, entre la vidéo estivale dans laquelle il dénigre le sélectionneur, même si les images n'ont pas été divulguées, et les lazzi que ses performances suscitent ces dernières semaines, que ce soit au PSG ou en Bleu.

Deschamps, qui l'avait absous jeudi dernier dans l'affaire de la vidéo au nom de son caractère "privé", l'a défendu lundi, au sujet notamment de sa participation aux attaques: "Sa qualité de centre est peut-être moindre sur certains matches, mais s'il y a une qualité à ressortir, c'est son apport offensif et sa faculté à délivrer de bons ballons".

La tendance était davantage à l'optimisme qu'au pessimisme concernant la disponibilité du Parisien pour le match en Bulgarie samedi (20h45 françaises), selon l'encadrement des Bleus. N'empêche: le cas Kurzawa crée une incertitude de plus. D'autant qu'il est sous le coup d'une suspension contre le Belarus mardi prochain en cas de nouveau carton jaune à Sofia...

- Sidibé va mieux -

Sa doublure dans le groupe est Lucas Digne. Or, il suscite des doutes en raison notamment de son très faible temps de jeu avec le FC Barcelone (105 minutes depuis la mi-août). Et dans l'absolu, Kurzawa fait déjà figure de N.2 dans la hiérarchie des arrières gauches français derrière Benjamin Mendy, qui est indisponible depuis fin septembre en raison d'une rupture d'un ligament croisé du genou droit.
Le titulaire côté droit, Djibril Sidibé, a pris part à l'entraînement normalement mardi. La veille, il avait pourtant également été gêné à un genou, et avait lui aussi quitté l'entraînement avant la fin.

Son genou droit était déjà bandé, il l'était encore mardi après-midi. Ses douleurs reviendront-elles? Son remplaçant dans le groupe est le trentenaire Christophe Jallet. La défense centrale, elle, est déjà privée de Laurent Koscielny (tendon d'Achille), devenu ces derniers temps la principale référence. Le vice-capitaine Raphaël Varane, qui avait manqué le dernier rassemblement sur blessure, tiendra sa place, associé à Samuel Umtiti, qui fait figure de titulaire bis.

"On a la chance d'avoir un groupe qui a beaucoup de ressources, des joueurs complémentaires qui jouent dans les plus grands clubs en Europe. Je ne vois pas ça comme un problème. Même si avec +Sam+ on n'a pas beaucoup joué, je pense qu'on se connaît assez bien", a avancé Varane auprès de l'AFP.

- 'Pas de repères ensemble' -

Tous deux "ont une expérience internationale", a souligné Didier Deschamps: "Raphaël est là depuis un bon moment, +Sam+ a joué des matches très importants pendant l'Euro et depuis. Sur leur valeur individuelle, il n'y a pas de souci". "Ce sont deux très grands défenseurs, qui évoluent dans de très grands clubs, je ne me fais pas trop de souci sur cette association, honnêtement", a renchéri le milieu offensif Dimitri Payet.

"Mais ils n'ont pas de repères ensemble parce qu'ils ont un temps de jeu restreint en étant associés", a aussi noté le sélectionneur. De fait, le Madrilène et le Barcelonais n'ont en commun que deux bouts de matches amicaux, contre l'Italie en septembre 2016 et l'Angleterre en juin dernier.

Or, si les Bulgares se sont inclinés 4-1 au Stade de France il y a un an, ils proposent une opposition relevée sur leur terrain, avec quatre victoires en autant de matches, notamment face aux Pays-Bas (2-0) et à la Suède (3-2), pour un total de 10 buts inscrits.
"Chez eux, ils ont un soutien local, avec une identité nationale très forte. C'est une équipe agressive, combattante, avec des joueurs de qualité, excellents dans les attaques rapides", a analysé Deschamps.

AFP

   

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