Il va prendre sa décision :

Trump: l'Iran n'a pas respecté "l'esprit" de l'accord sur le nucléaire


Publié / Actualisé
Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que l'Iran n'avait pas respecté "l'esprit" de l'accord sur son programme nucléaire, à quelques jours de sa décision --très attendue-- sur le sort de ce texte signé en 2015.
Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que l'Iran n'avait pas respecté "l'esprit" de l'accord sur son programme nucléaire, à quelques jours de sa décision --très attendue-- sur le sort de ce texte signé en 2015.

 

"Ils n'ont pas respecté l'esprit de cet accord", a affirmé M. Trump, évoquant ce document conclu entre Téhéran et les grandes puissances qui vise à garantir le caractère strictement pacifique et civil du programme nucléaire iranien en échange d'une levée progressive des sanctions. "Le régime iranien soutient le terrorisme et exporte la violence et le chaos à travers le Proche-Orient", a-t-il souligné au début d'une réunion à la Maison Blanche en présence des principaux responsables militaires du pays.


"C'est la raison pour laquelle nous devons mettre un terme à l'agression constante de l'Iran et à ses ambitions nucléaires", a-t-il poursuivi. "Nous ne devons pas permettre à l'Iran d'obtenir des armes nucléaires", a-t-il martelé. Interrogé sur sa décision à venir, il a assuré qu'il la ferait connaître "très prochainement". "C'est peut-être bien le calme avant la tempête", a-t-il ajouté, sans donner d'avantage de précision.

Une loi oblige le président américain à dire au Congrès, tous les 90 jours, si l'Iran respecte le texte et si la levée des sanctions est bien dans l'intérêt national des Etats-Unis. Il a jusqu'ici "certifié" l'accord mais a fait savoir que l'échéance cruciale serait la prochaine, le 15 octobre. Selon plusieurs responsables américains, M. Trump pourrait cette fois-ci décider de ne pas "certifier" l'accord, ce qui renverrait de fait la balle dans le camp du Congrès.

La loi donne en effet à ce dernier en cas de "non-certification", 60 jours pour décider de réimposer ou non les sanctions. Washington pourrait tenter de mettre à profit ce délai pour arracher à ses partenaires européens l'engagement de rouvrir des négociations avec Téhéran. Mais une telle démarche ouvrirait aussi une période de grande incertitude liée à l'attitude qu'adopterait alors l'Iran. Poids lourd de l'administration Trump, le ministre de la Défense Jim Mattis a affirmé mardi que, selon lui, maintenir cet accord nucléaire était dans l'intérêt national des Etats-Unis.

AFP

   

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