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Hongrie :

Budapest accorde un répit à l'université fondée par George Soros


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Le gouvernement hongrois a octroyé vendredi un an supplémentaire à la prestigieuse université de Budapest financée par le milliardaire américain George Soros pour se conformer à une nouvelle loi controversée, taillée sur mesure selon ses détracteurs pour la torpiller.
Le gouvernement hongrois a octroyé vendredi un an supplémentaire à la prestigieuse université de Budapest financée par le milliardaire américain George Soros pour se conformer à une nouvelle loi controversée, taillée sur mesure selon ses détracteurs pour la torpiller.

Pour continuer à exister en Hongrie, l'Université d'Europe centrale (CEU), fondée en 1991 par le financier et philanthrope américain d'origine hongroise, doit notamment, d'après cette loi votée en avril, posséder un campus dans son pays de rattachement, les Etats-Unis.
La règle est valable pour les 28 universités étrangères implantées en Hongrie, mais la CEU, installée à Budapest, est la seule à ne pas satisfaire à cette nouvelle exigence.

Cette disposition fait l'objet depuis plusieurs mois d'un bras de fer entre la direction de l'établissement et le gouvernement de Viktor Orban, qui a fait de George Soros sa bête noire. "La date butoir pour se mettre en conformité avec la loi est étendue de janvier 2018 à janvier 2019", a indiqué vendredi le ministre de la Justice Laszlo Trocsanyi à la presse.

Université anglophone, la CEU avait été fondée peu après la chute du communisme pour promouvoir "la bonne gouvernance, le développement durable et la transformation sociale". Elle est depuis considérée comme l'une des meilleures universités européennes et revendique l'accueil de 117 nationalités.

Les menaces pesant sur la CEU ont suscité un vaste mouvement de soutien, mobilisant universitaires de monde entier, prix Nobel et suscitant les critiques du département d'Etat américain et de la Commission européenne qui a ouvert une procédure d'infraction. De nombreuses manifestations de soutien ont eu lieu en Hongrie.

"Ces multiples attaques venant de l'étranger n'ont aucun fondement juridique", a affirmé le ministre de la Justice. Le gouvernement hongrois affirme que les universités étrangères comme la CEU font de la concurrence déloyale aux universités hongroises en délivrant des diplômes valables dans deux pays.

Budapest et l'Etat de New York, où la CEU est accréditée, ont entamé des discussions cet été, et l'université a annoncé récemment qu'un accord de principe avait été trouvé avec un établissement américain. La CEU a estimé au début du mois que la balle était dans le camp du gouvernement conservateur hongrois afin qu'il "signe et ratifie rapidement" la solution proposée.

Dans un communiqué vendredi, l'université a rappelé que l'accord de principe "garantissant l'existence de la CEU (était) prêt pour la signature". Selon elle, l'annonce de vendredi est donc "un pas en arrière", qui "prolonge l'incertitude tout en éloignant une solution à portée de main".

AFP

   

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