Bonus-malus pour les contrats courts :

Indignation des professionnels des services


Publié / Actualisé
Le Groupement des professions de services (GPS) a jugé "inacceptable" lundi le projet du gouvernement d'imposer un "bonus-malus" sur les contrats courts, tandis que la principale organisation du secteur hôtelier l'Umih a appelé à s'organiser pour montrer "un front uni".
Le Groupement des professions de services (GPS) a jugé "inacceptable" lundi le projet du gouvernement d'imposer un "bonus-malus" sur les contrats courts, tandis que la principale organisation du secteur hôtelier l'Umih a appelé à s'organiser pour montrer "un front uni".

Selon le journal Les Échos, ce bonus-malus promis par Emmanuel Macron pendant sa campagne pour pénaliser les entreprises qui, par un recours excessif aux contrats courts, coûtent cher à l'assurance chômage, "prendrait la forme d'un taux de cotisation patronal variable", qui pourrait aller de 2% de cotisations patronales à un maximum hypothétique de 10?%, contre 4,05?% aujourd'hui.
Répétant son opposition à la taxation des contrats courts, le président du GPS, Christian Nibourel, a souligné auprès de l'AFP que "80% des emplois créés" l'étaient dans le secteur des services.
"Effectivement ces contrats sont en CDD parce que ça correspond à un mode de fonctionnement des entreprises qui adaptent leur force de travail en fonction de la fréquentation des clients", a-t-il expliqué, dénonçant une "méconnaissance profonde du monde dans lequel on vit".


Le responsable patronal s'est par ailleurs indigné que l'on puisse qualifier les employeurs du secteur de "pollueurs". Dans Les Échos, Jean-François Foucard, secrétaire national à la CGC, le syndicat des cadres, explique que ce bonus-malus est calqué sur "le principe du pollueur-payeur".
"C'est scandaleux que des gens qui créent de l'emploi se voient aujourd'hui traités de pollueurs", a fustigé le président du GPS, qui représente l'ensemble des professions de service (hôtellerie-restauration, banque-assurance, services informatiques...).
"Irresponsable", a estimé pour sa part Roland Heguy, président confédéral de l'Umih, principale organisation du secteur hôtelier, dans une réaction transmise à l'AFP.
Les entreprises du secteur hôtellerie-restauration "ont recours aux contrats courts structurellement" afin de "faire face au surcroît d'activité" saisonnière, a-t-il justifié.
Le responsable de l'Umih a appelé à montrer un "front uni" et à s'organiser avec les autres branches concernées "par cette stigmatisation", à savoir "les métiers de l'événement, les forains, l'agriculture, la sécurité, le bâtiment, la propreté".
"Nous nous opposerons à toute nouvelle surtaxation des contrats courts", a-t-il affirmé sans donner plus de précisions.

Par Ioulia SILINA - © 2017 AFP

   

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