Tennis :

De Pouille à Gasquet, la Coupe Davis sur toutes les lèvres à Paris-Bercy


Publié / Actualisé
Déjà entrés en lice ou non, vainqueurs comme perdants: la finale de la Coupe Davis contre la Belgique, dans trois semaines à Lille (24-26 novembre), était sur toutes les lèvres lundi au Masters 1000 de Paris-Bercy.
Déjà entrés en lice ou non, vainqueurs comme perdants: la finale de la Coupe Davis contre la Belgique, dans trois semaines à Lille (24-26 novembre), était sur toutes les lèvres lundi au Masters 1000 de Paris-Bercy.

Une fois sa frayeur du premier tour contre Benoît Paire maîtrisée (6-3, 4-6, 6-4 après avoir mené 6-3, 4-2), c'est Richard Gasquet qui s'est montré le plus direct. "La Coupe Davis, c'est l'objectif depuis 2005, 2006, on a à coeur de la gagner cette fois-ci", n'a pas caché le Biterrois, également engagé en double avec Lucas Pouille cette semaine.

"Je peux jouer en simple, je peux jouer le double le cas échéant, je peux porter les serviettes, je peux tout faire !", a-t-il lancé. "Je sais que je suis compétitif. Je suis plus en forme qu'en 2014 (année de la finale perdue contre la Suisse de Federer et Wawrinka, ndlr), mais les autres aussi, tant mieux pour tout le monde", a poursuivi Gasquet.

C'est davantage du bout des lèvres que les N.1 et N.2 français, Jo-Wilfried Tsonga (15e) et Lucas Pouille (18e), fraîchement débarqués de Vienne où ils se sont affrontés en finale dimanche (victoire de Pouille), ont reconnu que la Coupe Davis occupait une partie de leur esprit. "Forcément. Si je vous dis non, je vais vous mentir. C'est dans un coin de ma tête depuis qu'on a gagné la demi-finale", a admis Pouille.

- Tsonga-Goffin en avant-goût ? -

"Dans un petit coin", a seulement concédé Tsonga, qui s'apprête à entamer son troisième tournoi en l'espace de trois semaines. Les deux Bleus les plus en forme du moment, que Bercy ne verra pas en simple avant mercredi, s'accordent sur un point: ils auront tout le temps d'y penser une fois le semaine parisienne refermée.

Même ceux qui semblent nettement à distance des petits papiers du capitaine Yannick Noah ont fait part de leur enthousiasme à l'évocation de cette finale.
A l'image de Gilles Simon, pourtant balayé 6-3, 6-0 en à peine plus d'une heure par Jérémy Chardy lundi, épilogue d'une saison pénible qui l'a vu plonger d'une cinquantaine de places. "Je ne suis pas en position d'espérer quoi que ce soit" mais "je serai à Lille, bien évidemment", a-t-il affirmé.

Comme son vainqueur du jour. "J'irai quoi qu'il arrive. C'est un moment important pour le tennis français. Ca fait longtemps que tout le monde attend que l'équipe gagne, a souligné Chardy. Là, on a une belle opportunité, j'espère qu'on va gagner à la maison et que ce sera une belle fête." "Il y en a qui sont plus en forme maintenant, ce sera à eux de finir le travail", a ajouté Simon.

Bercy pourrait en avoir un avant-goût: en huitièmes de finale se profile un duel entre Tsonga et le Belge David Goffin. Reste aux deux joueurs à franchir l'obstacle respectif qui les sépare encore de ces retrouvailles.

AFP

   

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