Charte de la diversité :

L'égalité femmes-hommes devenue prioritaire


Publié / Actualisé
Les entreprises et organisations signataires de la Charte de la diversité s'engagent de plus en plus en faveur de l'égalité professionnelle femmes-hommes, devenue leur premier critère d'attention tandis que le handicap recule à la cinquième place, selon le dernier bilan des organisateurs de la Charte, publié jeudi.
Les entreprises et organisations signataires de la Charte de la diversité s'engagent de plus en plus en faveur de l'égalité professionnelle femmes-hommes, devenue leur premier critère d'attention tandis que le handicap recule à la cinquième place, selon le dernier bilan des organisateurs de la Charte, publié jeudi.

Lancée en 2004 par Claude Bébéar, alors PDG d'Axa, pour lutter contre les discriminations et promouvoir l'égalité des chances en entreprise, la Charte de la diversité rassemble à ce jour 3.636 signataires (entreprises, associations, établissements publics, collectivités locales...).
Dans la 7ème édition de son bilan, réalisé à partir des réponses de 1.085 signataires interrogés entre avril et juillet, ses organisateurs se félicitent que les entreprises soient de plus en plus nombreuses (53%, +8 points par rapport à 2012) à considérer la question des discriminations et de la diversité comme "très importante".
Ils soulignent toutefois que cet intérêt "s'essouffle" au profit de la qualité de vie au travail et du bien-être des salariés.
Nouveauté de ce bilan, la "montée en puissance de l'engagement des entreprises en faveur de l'égalité professionnelle" femmes-hommes. Ce critère se hisse "pour la première fois" en tête des critères d'attention, avec 70% (+28 points par rapport à 2012).


Derrière, viennent les problématiques liées à l'âge - moins de 26 ans et plus de 50 ans -, à l'origine étrangère (patronyme, ethnie, nationalité) et en cinquième position, le handicap (61%), qui était à la première place en 2012.
L'attention portée aux publics des quartiers prioritaires de la politique de la ville recule. Les signataires ne sont plus que 25% à intégrer cette problématique dans leur démarche diversité (50% pour les grandes entreprises), mais ils continuent, "de manière stable", à mettre en place des actions en faveur de l'accès à l?emploi des habitants de ces quartiers.
A cet égard, la Charte recommande à ses signataires de "rester vigilant sur l'intégration des diversités et maintenir les actions de recrutement de +l'autre côté du périph+".
Enfin, le bilan montre que les instances représentatives du personnel (IRP) sont de moins en moins sollicitées sur ces sujets, alors que le "dialogue social constitue un levier non négligeable pour le déploiement des démarches de diversité et de non-discrimination sur le lieu de travail".

Par Bassem ABOUALABASS - © 2017 AFP

   

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