Dans les Hauts-de-Seine :

Au lever du jour, des fans en deuil devant la maison de Johnny


Publié / Actualisé
"Sans tes concerts, c'est la fin de notre histoire d'amour ensemble": les premiers fans en deuil arrivaient mercredi matin devant le domaine de Johnny Hallyday à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), tenus à bonne distance par un important dispositif de sécurité.
"Sans tes concerts, c'est la fin de notre histoire d'amour ensemble": les premiers fans en deuil arrivaient mercredi matin devant le domaine de Johnny Hallyday à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), tenus à bonne distance par un important dispositif de sécurité.

"C'est comme si je perdais quelqu'un de ma famille": Grégory Lebas, ému devant la petite impasse menant au domaine "La Savannah" de Johnny, était sur les lieux dès 06H30, quatre heures à peine après l'annonce de la mort de la star à 74 ans. Fan du chanteur depuis ses 10 ans, cet habitant de la commune proche de Boulogne-Billancourt "ne pouvait pas faire autrement" que de se déplacer.

"Dès que j'ai appris la nouvelle, il fallait que je vienne, je n'allais pas rester chez moi. Je l'ai suivi partout", ajoute cet homme de 33 ans, qui a été informé du décès de Johnny par une alerte sur son téléphone portable. Un peu plus loin, Monique Faure, une voisine, fait elle aussi part de sa tristesse. "Vous savez, on n'a que quatre ans de différence avec Johnny, j'ai grandi avec lui.

C'était vraiment un beau jeune homme", commente cette femme de 78 ans, se rappelant le jour où Johnny a baptisé sa fille adoptive, Jade, dans cette petite commune huppée proche de Paris. L'arrivée des premiers fans a coïncidé avec la mise en place d'un important dispositif de sécurité. Une dizaine de policiers gardait l'accès du domaine depuis l'annonce de son décès et aux alentours de 06H30, près de dix cars de CRS sont venus en renfort. Une heure plus tard, c'est un camion transportant des barrières de sécurité qui arrivait, pour renforcer le périmètre de protection et éloigner journalistes et curieux.

- "Le soleil et tes fans" -


T-shirt de Johnny Hallyday sur le dos, drapeau du Brésil autour du cou, José Albine confie son désarroi, la voix brisée par l'émotion. "Je suis un fan depuis 1972, j'ai vu plus de 780 concerts", assure-t-il. "Il a tellement un grand coeur Johnny, je le mets au niveau de la tour Eiffel", poursuit-il, bouleversé et refusant de parler de son idole au passé. Dans ses mains, José tient une pancarte: "Johnny, si tu arrêtes, le soleil et tes fans vont disparaître peu à peu. Sans tes concerts, c'est la fin de notre histoire d'amour ensemble", peut-on lire.

A 08H00, le défilé des proches se poursuivait, avec notamment l'arrivée du réalisateur Claude Lelouch au domicile de Johnny. "L'idole des jeunes", aux dizaines de tubes et plus de 100 millions de disques vendus, surnommée l'"Elvis français" par la presse internationale, est décédé à son domicile à 74 ans d'un cancer des poumons.

C'est par un communiqué envoyé à l'AFP à 02H34 du matin que son épouse Laeticia a annoncé le décès de celui qui se nommait Jean-Philippe Smet dans le civil. "Johnny Hallyday est parti. J'écris ces mots sans y croire. Et pourtant c'est bien cela. Mon homme n'est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité."

AFP

   

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