[LIVE/PHOTOS-VIDÉOS] Cérémonie religieuse terminée :

Des dizaines de milliers de personnes ont dit adieu à Johnny Hallyday


Publié / Actualisé
Le chanteur Johnny Hallyday a accompagné la France pendant 50 ans, épousant les courbes, les virages de sa société, au point de fusionner avec l'inconscient national, faisant chair avec un pays qui lui a rendu samedi un "hommage populaire" exceptionnel. "Johnny est devenu un monument national, qui trimbalait malgré lui l'histoire d'un pays et des émotions très particulières", résume Amanda Sthers, une des biographes de la star nationale, décédée mercredi à 74 ans d'un cancer du poumon. Le grand hommage populaire a débuté sur les Champs-Élysées à Paris. Un cortège funéraire, suivi d'une procession de plusieurs centaines de motards, partait de la place de l'Etoile pour descendre l'avenue des Champs-Elysées avant de rallier la place de la Concorde et l'église de la Madeleine où se déroulait une cérémonie religieuse. Suivez notre live.
Le chanteur Johnny Hallyday a accompagné la France pendant 50 ans, épousant les courbes, les virages de sa société, au point de fusionner avec l'inconscient national, faisant chair avec un pays qui lui a rendu samedi un "hommage populaire" exceptionnel. "Johnny est devenu un monument national, qui trimbalait malgré lui l'histoire d'un pays et des émotions très particulières", résume Amanda Sthers, une des biographes de la star nationale, décédée mercredi à 74 ans d'un cancer du poumon. Le grand hommage populaire a débuté sur les Champs-Élysées à Paris. Un cortège funéraire, suivi d'une procession de plusieurs centaines de motards, partait de la place de l'Etoile pour descendre l'avenue des Champs-Elysées avant de rallier la place de la Concorde et l'église de la Madeleine où se déroulait une cérémonie religieuse. Suivez notre live.

 

- Ce live est à présent terminé. Merci d'avoir suivi l'actualité avec Imaz Press Réunion. -

 

18 h 40 : Allez une dernière pour la route. On a  pas pu résister. "Toute la musique que j'aime", résonne dans la Madeleine une ultime fois. Salut Johnny et on compte sur toi pour jouer encore depuis le paradis (ou l'enfer) des rockeurs.

 

 

18 h 27 : La moto de Johnny Hallyday est garée devant la Madeleine. Tout un symbole.

18 h 25 : Que dire : cet hommage populaire à Paris restera sûrement longtemps dans les mémoires. Le cortège funéraire s'élançait de la place de l'Étoile et descendait les Champs-Élysées, encadré par 700 motards, devant des dizaines de milliers de personnes réunies pour dire adieu à Johnny Hallyday. La cérémonie religieuse se déroulait ensuite à l'église de la Madeleine. Un office inoubliable, entre morceaux de musique, chansons et applaudissements.

18 h 08 : La cérémonie religieuse se termine à l'église de la Madeleine. Le chef de l'État salue les proches du clan Hallyday. Regardez.

 

 

18 h 05 : Un Ave Maria pour terminer la cérémonie. Laeticia Halliday et ses deux filles, Jade et Joy se recueillent.

 

 

17 h 25 : L'actrice Carole Bouquet s'exprime après "Toute la musique que j'aime" joué par le quatuor de musiciens.

17 h 20 : Et maintenant ça applaudit dans l'église. Quelle ambiance pour une cérémonie mortuaire. Le public se lève comme dans un concert.

 

 

17 h 01 : Là ça devient une cérémonie vraiment trop rock'n'roll. Vous avez déjà vu vous des artistes connus en train de jouer de "la gratte" devant un cercueil dans une église ? Nous, non. On a maintenant droit à un "Je te promets" joué à la guitare par Yodélice, Mathieu Chédid (M), Yarol Poupaud et Robin Le Mesurier. Les quatre artistes amis de "Johnny" se produisent devant le cercueil blanc immaculé. Décidément un hommage qui restera dans les mémoires. Pardonnez-nous l'expression : "Mais ça a vraiment de la gueule."

 

 

17 heures : Marine Le Pen persona non grata à cet hommage populaire. Une décision prise par les proches de Johnny. Mais quel dommage ! On plaisante bien sûr.

16 h 50 : Mais que d'émotions ! On en viendrait presque à verser une petite larme. L'hymne à l'amour d'Édith Piaf retentit pendant la cérémonie religieuse. Une chanson que Johnny Hallyday avait repris sur scène.

 

 

16 h 20 : Voici un extrait de son intervention.

 

 

16 heures : Le président Emmanuel Macron prend la parole sur le parvis de l'église pour rendre un dernier hommage à Johnny Hallyday.

15 h 50 : Le cortège funéraire vient d'arriver à l'église de la Madeleine. On retrouve plusieurs chefs d'État. Le président de la République Emmanuel Macron et sa femme Brigitte. Mais aussi Nicolas Sarkozy, sa femme Carla Bruni et on aperçoit également François Hollande et sa compagne Julie Gayet pour la première apparition publique du couple.

15 h 38 : L'hommage populaire se transforme en concert géant avec les musiciens de Johnny Hallyday.

 

 

15 h 20 : Cet hommage rime vraiment avec frissons. Le cortège funéraire continue à avancer au son des chansons de Johnny. On entend "Les portes du pénitencier" sur les Champs. Scène assez surréaliste teintée d'émotions.

 

 

15 h 10 : Un hommage émouvant en musique comme vous pourrez le constater sur ces images de France 2. Une véritable marée humaine occupe les Champs-Élysées.

 

 

15 heures : Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues pour dire un dernier adieu à leur idole. 1.500 policiers et gendarmes sont mobilisés pour assurer la sécurité. Un gros dispositif de sécurité.

14 h 56 : La cérémonie religieuse va démarrer à 16 heures (heure de La Réunion). Un "office religieux" se tiendra à l'église de la Madeleine avec des écrans disposés à l'extérieur de l'église pour suivre la cérémonie. Le président de la République Emmanuel Macron doit s'exprimer brièvement.

 

 

14 h 55 : Le cortège funéraire -très spectaculaire- descend les Champs-Élysées direction la Place de la Concorde puis tournera vers la Madeleine. Plusieurs centaines de motards escortent la dépouille de leur idôle. Ils seraient 700.

 

 

14 h 45 : Les proches du chanteur arrivent aussi à l'église de la Madeleine à Paris. La  fille de Johnny Hallyday Laura Smet et deux autres "femmes de sa vie" de, Sylvie Vartan et Nathalie Baye sont là. Regardez.

 

 

14 h : Le cortège funéraire de Johnny Hallyday a quitté samedi matin le funérarium du Mont Valérien pour se rendre à Paris, où un "hommage populaire" sera rendu au chanteur décédé mercredi, en présence de fans venus en masse, a constaté un photographe de l'AFP. Comme vous pourrez le constater sur cette vidéo de nos confrères de LCI.

 

 

- Pour rappel -

Dans la France de l'après-guerre, qui se redresse économiquement notamment grâce à l'argent américain du plan Marshall, la musique française garde elle une saveur d'avant-guerre et la jeunesse voit débarquer Johnny Hallyday, qui va dynamiter le paysage en important le rock, en français. "Il y a un avant et un après Johnny Hallyday", explique Michka Assyas, auteur du "Nouveau dictionnaire du rock".

A ce titre, "il représente énormément pour les Français", affirme Didier Varrod, journaliste à la radio France Inter. "Il est arrivé imprégné de la culture américaine, avec James Dean puis Elvis Presley pour héros. On l'a tôt surnommé "l'Elvis Presley français", mais dans les nombreux foyers qui n'avaient pas la télévision, la figure emblématique de cette musique américaine qu'on ne connaît pas encore, c'est Johnny Hallyday."

- Tous les Français connaissent Johnny -

Pour autant, il serait simpliste de résumer Johnny à l'idole d'une génération de baby-boomers qui a du mal à tourner la page de sa jeunesse dorée dans la France insouciante des 30 glorieuses. Au fil des décennies, surpassant les modes, s'adaptant constamment, le chanteur aux origines modestes, sans le vouloir, a endossé un costume bien plus grand que celui de simple rockstar.

Aujourd'hui, qu'ils soient sexagénaires se souvenant de ses débuts, qu'ils soient quadragénaires ayant grandi au rythme de ses succès, des Unes de la presse sur sa vie amoureuse ou ayant ri de sa marionnette à la télévision aux "Guignols de l'info", qu'ils soient plus jeunes encore, tous les Français connaissent Johnny.

Il était devenu une de ces "personnes de chair et de sang qui avaient réussi le tour de force de parvenir à incarner une identité culturelle singulière (...) à donner corps à cette abstraction qui se veut universelle, la culture française", selon le philosophe et ancien ministre Luc Ferry, dans une tribune dans Le Figaro. C'est ce qui peut expliquer par exemple qu'un jeune footballeur international de 31 ans, Adil Rami, défenseur du prestigieux club de l'Olympique de Marseille explique en conférence de presse: "j'ai des musiques de lui dans mon téléphone et souvent dans les douches je chante ses chansons", avant d'entonner le refrain de "Toute la musique que j'aime".

Johnny Hallyday a accompagné les Français depuis 50 ans. Fans ou pas, dans les moments fastes ou tragiques, ils ont vu, entendu Johnny, devenu le chanteur quasi-officiel d'un pays dirigé par ces baby-boomers qu'il avait ensorcelés.

L'année où la France est championne du monde de football, en 1998, la star organise des concerts monstres dans la glorieuse enceinte du stade de France et personne dans le pays ne peut échapper à "Allumer le feu". Après les attentats de 2015, Johnny, qui a déclaré que s'il n'était pas chanteur, il prendrait les armes contre Daech, chante "un dimanche de janvier".

- 'Résistance culturelle' -

Bien sûr, celui qui a vendu environ 100 millions de disques en près de 60 ans de carrière, n'est plus "l'idole des jeunes" d'aujourd'hui, biberonnés à d'autres musiques pour assouvir leur propre soif de transgression, mais même la génération Z, les natifs de l'an 2000, connaissent le phénomène. "Je ne suis pas spécialement fan, mais il était incontournable", explique Grégory, un collégien de 14 ans.

"On ne peut pas dire qu'on ne le connaît pas" explique Naoelle, 18 ans et étudiante à Paris-Descartes, qui l'écoute de temps en temps. "C'est pas de notre génération, ça ne nous parle pas vraiment", estime son ami Zineddine, 18 ans. Mais il connaît quand même "Allumer le feu" et "Marie".

Comme le résume le correspondant en France du journal britannique The Guardian, qui à l'instar de ses confrères, a eu la tâche ardue d'expliquer aux Anglo-Saxons qui était cet homme dont le nom sonnait américain mais qui était relativement inconnu hors de la Francophonie: "Il a débuté comme un demi-Belge "corrupteur de la jeunesse de France" et terminé en totem national, symbole de la résistance culturelle française".
 

AFP

   

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