Agression de policiers :

Pour Gérard Collomb, "cette société de la violence ne saurait continuer à exister"


Publié / Actualisé
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a estimé mardi que la "société de la violence ne saurait continuer à exister" en France après l'agression de policiers lors du week-end de la Saint-Sylvestre, appelant à briser "une mécanique infernale" à l'oeuvre dans certains quartiers populaires.
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a estimé mardi que la "société de la violence ne saurait continuer à exister" en France après l'agression de policiers lors du week-end de la Saint-Sylvestre, appelant à briser "une mécanique infernale" à l'oeuvre dans certains quartiers populaires.

Dans la nuit du réveillon, dimanche, deux policiers ont été roués de coups durant une intervention pour rétablir l'ordre en marge d'une soirée à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Lundi, un autre fonctionnaire de police a été frappé alors qu'il voulait contrôler un scooter volé dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). "Cette société de la violence ne saurait continuer à exister dans les prochaines années, il faut y mettre fin", a déclaré le ministre sur Europe 1, en répétant sa condamnation d'actes "inadmissibles".

Pour lutter contre la violence, outre la police de la sécurité du quotidien (PSQ) dont l'expérimentation débutera en février, "ce sont ces quartiers qu'il faut changer", a-t-il estimé. "J'étais à Champigny hier (lundi). Lorsque l'on voit ces grandes barres, on se dit qu'il y a un aspect totalement inhumain qui ne peut générer que de la violence. Ce sont des réformes de fonds qu'il faut mener, de politique de la ville", a-t-il poursuivi.

"Ces quartiers ne peuvent pas rester comme ça. (...) Un certain nombre de quartiers ces dix, quinze dernières années se sont paupérisés, ghettoïsés, où les gens vivent plutôt côte-à-côte et demain ils peuvent se retrouver face à face. C'est cette mécanique infernale qu'il faut briser", a-t-il expliqué.

AFP

   

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