Le Réunionnais Melvyn Richardson, homme clef du match :

Hand - Montpellier champion d'Europe pour la 2e fois en battant Nantes


Publié / Actualisé
Montpellier est devenu champion d'Europe de handball pour la deuxième fois en battant Nantes dans la première finale franco-française de l'histoire, 32 à 26, dimanche à Cologne. Les Montpelliérains, dont on ne donnait pas cher des chances en début de saison, avaient gagné leur premier titre en 2003. L'ailier Michaël Guigou et l'entraîneur Patrice Canayer étaient des deux aventures. Quant au Réunionnais Melvyn Richardson, fils d'un certain Jackson Richardson, il a été l'un des hommes clefs du match
Montpellier est devenu champion d'Europe de handball pour la deuxième fois en battant Nantes dans la première finale franco-française de l'histoire, 32 à 26, dimanche à Cologne. Les Montpelliérains, dont on ne donnait pas cher des chances en début de saison, avaient gagné leur premier titre en 2003. L'ailier Michaël Guigou et l'entraîneur Patrice Canayer étaient des deux aventures. Quant au Réunionnais Melvyn Richardson, fils d'un certain Jackson Richardson, il a été l'un des hommes clefs du match

Mardi soir, les Montpelliérains avaient "le moral dans les chaussettes", selon les mots de l'ailier Valentin Porte, après leur défaite à Saint-Raphaël, synonyme de perte presque certaine du titre national. Cinq jours plus tard, ils exultaient en brandissant le deuxième trophée européen du club, et du handball français, devant les centaines de supporters venus de l'Hérault les soutenir et les 20.000 spectateurs de la Lanxess Arena.

"C'est la semaine la plus extraordinaire que j'ai vécue. Tu pars de tout en bas et tu finis tout en haut", a dit le gardien de l'équipe de France Vincent Gérard, décisif en finale (12 arrêts). Après le coup de massue du début de semaine, il avait piqué une colère noire contre l'arbitrage, qui avait fait du bruit dans le handball français.

"Qui enterre Montpellier ? Personne ! Jamais !", a dit le capitaine nantais Rock Feliho. Le MHB a pu compter sur l'expérience de l'entraîneur Patrice Canayer et du capitaine Michaël Guigou, les deux seuls qui étaient déjà de l'aventure de 2003, pour rebondir en un temps record et créer l'une des plus grosses surprises de la Ligue des champions, toutes éditions confondues.

- Un bonheur sans équivalent -

Pas tellement dimanche, car Nantes était un finaliste encore plus inattendu que lui, mais en demie, en faisant tomber le tenant du titre, le Vardar Skopje, et surtout sur l'ensemble de la saison. Tout le monde voyait Paris, au budget plus de deux fois supérieur (17,7 M EUR contre 7,5 M EUR) rapporter le trophée en France et personne ne misait sur Montpellier, versé dans les "poules basses", sorte de division B, sans les cadors continentaux, qui n'offrait que deux strapontins en 8e de finale. "L'objectif, c'était d'être performant et d'embêter toutes les équipes", a reconnu Gérard.

Pour les champions d'Europe, ce bonheur n'a pas d'équivalent, même pour ceux qui ont déjà goûté à la gloire avec les Bleus. "Émotionnellement, c'est encore plus beau. Depuis juillet on galère tous ensemble, on se fout sur la gueule, on court, on voyage, c'est récompensé par une Ligue des champions, c'est magnifique", a dit Valentin Porte, champion du monde en 2017.

- Fabregas et Richardson brillent -

Ce triomphe est aussi une renaissance pour le MHB, passé près de la débâcle il y a six ans à la suite de l'affaire des paris truqués sur le match contre Cesson-Rennes, et pour son entraîneur Patrice Canayer, resté à la barre dans la tempête. Le scandale avait provoqué le départ de plusieurs protagonistes, dont les frères Karabatic, et avait mis le club au bord du gouffre, financièrement et sportivement. En championnat, le compteur était resté bloqué à 14 titres (depuis 2015), au profit du PSG, nouveau maître en France.

"C'est encore plus beau, vu ce qu'a connu le club. On est passé par la galère, mais on a travaillé dur", a dit Ludovic Fabregas, qui va quitter le club pour Barcelone. Le pivot, âgé de 21 ans, a été l'un des hommes clefs de la finale avec six buts (sur six tirs), comme le Réunionnais Melvyn Richardson - fils d'un certain Jackson Richardson -, un autre grand espoir du même âge, qui a encore montré ses formidables progrès à Cologne (4 buts dimanche).

En finale, le MHB s'y est repris à trois fois pour faire définitivement le trou, les Nantais revenant au score à deux reprises après la pause. Montpellier s'est envolé dans les dernières minutes sur un 8-3 dans le sillage de l'Argentin Diego Simonet (6 buts).

Pour les Nantais, l'histoire est belle quand même. Le club ne disputait la Ligue des champions que pour la deuxième fois. Sa victoire sur le PSG en demi-finale restera dans les mémoires.

Pour le handball français, le succès est total, les Parisiens ayant pris la troisième place en battant le Vardar Skopje, 29 à 28.

AFP


 

   

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