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Ligue des nations : les Pays-Bas en Allemagne pour... éliminer la France


Publié / Actualisé
Les champions du monde français ne sont plus maîtres de leur destin en Ligue des nations: si les Pays-Bas s'imposent ou font match nul lundi soir à Gelsenkirchen contre l'Allemagne, ce sont eux qui joueront le Final Four en juin, et les Bleus regarderont le tournoi à la télévision. Les jeunes Néerlandais, qui viennent de battre la France 2-0 vendredi, sont aux portes d'un formidable exploit dans le stade du club de Schalke 04, à moins d'une heure de route de la frontière néerlandaise.
Les champions du monde français ne sont plus maîtres de leur destin en Ligue des nations: si les Pays-Bas s'imposent ou font match nul lundi soir à Gelsenkirchen contre l'Allemagne, ce sont eux qui joueront le Final Four en juin, et les Bleus regarderont le tournoi à la télévision. Les jeunes Néerlandais, qui viennent de battre la France 2-0 vendredi, sont aux portes d'un formidable exploit dans le stade du club de Schalke 04, à moins d'une heure de route de la frontière néerlandaise.

"La France et l'Allemagne ! D'abord on nous a dit que nous n'avions aucune chance. Maintenant, on nous dit qu'on ne peut plus perdre. Je ne vais pas rentrer dans ce jeu-là...", dit avec modestie le coach Ronald Koeman, qui ne veut pas céder à l'euphorie naissante autour de sa jeune formation.

Lorsqu'il a pris les rênes de l'équipe en février, les Oranje étaient au fond du trou. Finalistes du Mondial-2010 et troisième du Mondial-2014, ils s'étaient totalement endormis sur leurs lauriers et avaient manqué successivement l'Euro-2016 et le Mondial-2018.

En quelques mois, l'ancienne gloire nationale a lancé un nouvelle génération. Les Frenkie de Jong, Matthijs de Ligt, Memphis Depay, appuyés par des joueurs plus expérimentés comme Virgil Van Dijk ou Georginio Wijnaldum, sont désormais au pouvoir.
"Nous avons un bon équilibre dans l'équipe pour le moment", dit Koeman, "nous sommes sur une bonne voie (...) mais il n'est pas réaliste de nous présenter comme favoris".
"Je pense que le match contre l'Allemagne sera plus difficile que celui contre la France pour nous", a-t-il prédit, "parce que la France est une équipe qui attend, alors que l'Allemagne est une équipe qui attaque".

 Allemagne : Oublier la "gifle" de 2018

"Nous avons quelque chose à nous faire pardonner et nous allons tout faire pour gagner ce match", a promis Joachim Löw: "Dans les dix dernières années nous avons été la nation la plus constante au plus haut niveau. Maintenant nous venons de prendre une vraie gifle. Mais la vie continue".

Ebranlé par l'élimination au premier tour du Mondial et la relégation en Ligue B des Nations, le sélectionneur s'est donné pour objectif de reconstruire vite pour arriver à qualifier la Mannschaft pour l'Euro-2020.

Après la fessée 3-0 à l'aller à Amsterdam, l'enjeu lundi à Gelsenkirchen ne sera donc pas uniquement de prestige: une victoire permettrait à l'Allemagne d'espérer encore être tête de série lors du tirage au sort des qualifications de l'Euro-2020, puisque les chapeaux seront composés en fonction des résultats de la Ligue des Nations.

Comme l'a fait Koeman, Löw tente de rajeunir les cadres: pour la victoire 3-0 contre la Russie jeudi, il n'avait aligné qu'un seul titulaire du Mondial-2014, le gardien Manuel Neuer.
Toni Kroos et Mats Hummels devraient faire leur retour lundi. Mais les clés de l'avenir sont désormais entre les mains des Joshua Kimmich, Leroy Sané, Serge Gnabry, Timo Werner ou autre Niklas Süle, tous moins de 24 ans.

France : croiser les doigts devant la télé

Pour les Bleus, la défaite 2-0 vendredi à Rotterdam a fait l'effet d'une douche froide. Bien lancés en Ligue des nations avec un nul et deux victoires d'entrée, se sont-ils laisser bercer dans le "confort" de leur titre mondial, comme l'a suggéré Didier Deschamps?
"Ça fait mal, on s'était habitué depuis une bonne période à avoir de bons résultats, surtout des victoires. Notre objectif, vous le savez, c'était d'assurer cette première place. Ça ne dépend plus de nous. On verra ce qu'il se passe lundi soir", a dit "DD", fataliste.

- © 2018 AFP

   

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