Procédure judiciaire :

Airbus visé par une enquête aux Etats-Unis, coopère avec la justice


Publié / Actualisé
Le parquet américain a ouvert une procédure judiciaire contre Airbus, déjà sous le coup d'investigations du Parquet national financier (PNF) en France et du Serious fraud office (SFO) en Grande-Bretagne pour des irrégularités sur des transactions, a révélé jeudi Le Monde.
Le parquet américain a ouvert une procédure judiciaire contre Airbus, déjà sous le coup d'investigations du Parquet national financier (PNF) en France et du Serious fraud office (SFO) en Grande-Bretagne pour des irrégularités sur des transactions, a révélé jeudi Le Monde.

L'avionneur européen a réagi en assurant "coopérer avec les autorités américaines en étroite collaboration" tout en refusant "de commenter les procédures en cours", selon un communiqué

"L'entreprise est sous le coup d'une nouvelle procédure judiciaire lancée, cette fois, par le parquet américain, le redouté Department of Justice (DoJ), bras armé des Etats-Unis dans la poursuite, sur leur territoire et à l'étranger, des entreprises soupçonnées de pratiques inappropriées", écrit Le Monde dans son édition de vendredi.
Selon le journal, "le DoJ a attendu plusieurs mois avant de prévenir le groupe aéronautique européen des investigations engagées officiellement fin 2017" et "l'annonce ne lui a été faite qu'à la fin de cet été".

Le constructeur européen Airbus est sous le coup d'investigations du PNF et du SFO pour des irrégularités sur des transactions, des faits qu'il a lui-même dénoncés en 2016 aux autorités judiciaires britanniques et françaises.

Dans son document financier de 2017, le groupe avait indiqué que les autorités américaines avaient "demandé des informations" sur des éléments de l'enquête SFO/PNF qui pourraient relever de la juridiction des Etats-Unis, sans plus de précision.

Quelques mois plus tôt, à l'occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre 2017, le constructeur européen avait indiqué avoir découvert "certaines inexactitudes dans les déclarations faites au Département d'Etat américain au titre de la Partie 130 de la réglementation américaine sur la commercialisation d'armes (ITAR)".
Ces constatations ont été "transmises aux autorités américaines compétentes, avec lesquelles Airbus coopère pleinement", avait-t-il précisé.
A 12H50, l'action Airbus plongeait de 5,89% à 82,06 euros dans un marché en net repli de 1,34%.
AFP

   

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