Venezuela :

Le Brésil va proposer de l'aide "en coopération avec les Etats-Unis"


Publié / Actualisé
Le Brésil va mettre à disposition samedi près de la frontière avec le Venezuela de l'aide humanitaire pour ce pays dans le cadre d'une opération réalisée "en coopération avec les Etats-Unis", a annoncé mardi le porte-parole de la présidence.
Le Brésil va mettre à disposition samedi près de la frontière avec le Venezuela de l'aide humanitaire pour ce pays dans le cadre d'une opération réalisée "en coopération avec les Etats-Unis", a annoncé mardi le porte-parole de la présidence.

Cette aide, en aliments et médicaments, "sera disponible en territoire brésilien, à Boa Vista et à Pacaraima, pour être collectée par le gouvernement (autoproclamé) de Juan Guaido, par des camions venézuéliens conduits par des Venezuéliens", a précisé le porte-parole, Otávio Régo Barros.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est fermement opposé à cette aide qu'il considère comme les prémices d'une intervention américaine dans son pays. L'armée s'est dite mardi "en alerte" face à toute violation des frontières du Venezuela pour l'entrée de l'aide humanitaire stockée aux portes du pays. Elle a rejeté les appels à désavouer le président Maduro lancés par le président américain Donald Trump et Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, dont le Brésil.

Plusieurs dizaines de tonnes de vivres et de médicaments envoyées par les Etats-Unis sont stockées dans la ville colombienne de Cucuta, près du pont frontalier de Tienditas, barré par les autorités vénézuéliennes.

Le Venezuela a fermé mardi soir sa frontière maritime avec l'île de Curaçao où un avion en provenance de Miami avec de l'aide américaine était attendu.
Selon l'opposition, des bénévoles, parmi les 700.000 volontaires qui se sont inscrits à l'apel de Juan Guaido, se rendront samedi en bus aux frontières du pays pour aller chercher l'aide.

Pour autant, rien n'a été divulgué sur la tactique qu'elle compte mettre en oeuvre pour forcer le blocus militaire. L'arrivée de l'aide est une question sensible dans le pays, en proie à des pénuries de nourriture et de médicaments, et une hyperinflation record, qui ont poussé à l'exil plus de deux millions de Vénézuéliens depuis 2015, selon l'ONU.
AFP

   

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