Cinéma :

Cinq choses à suivre durant la 91e édition des Oscars


Publié / Actualisé
Les Oscars sacreront-ils un film mexicain en espagnol et en noir et blanc diffusé sur internet? Un film de Spike Lee sur le racisme aux Etats-Unis? Glenn Close décrochera-t-elle enfin sa statuette après plusieurs déconvenues? Et la soirée phare d'Hollywood sera-t-elle moins longue, et plus rythmée, sans maître de cérémonie?
Voici cinq choses que les experts suivront d'un oeil attentif dimanche lors de la 91e édition des Oscars:
- Succès historique pour "Roma" et Netflix? -
Si "Roma", ode à l'enfance mexicaine d'Alfonso Cuaron, emporte l'Oscar du "meilleur film", il s'agirait de la première oeuvre en langue étrangère à réussir un tel exploit.
Les Oscars sacreront-ils un film mexicain en espagnol et en noir et blanc diffusé sur internet? Un film de Spike Lee sur le racisme aux Etats-Unis? Glenn Close décrochera-t-elle enfin sa statuette après plusieurs déconvenues? Et la soirée phare d'Hollywood sera-t-elle moins longue, et plus rythmée, sans maître de cérémonie?
Voici cinq choses que les experts suivront d'un oeil attentif dimanche lors de la 91e édition des Oscars:
- Succès historique pour "Roma" et Netflix? -
Si "Roma", ode à l'enfance mexicaine d'Alfonso Cuaron, emporte l'Oscar du "meilleur film", il s'agirait de la première oeuvre en langue étrangère à réussir un tel exploit.

Cela signerait du même coup le premier succès aux Oscars d'un film produit par une plateforme de vidéo à la demande, Netflix en l'occurrence. Un doublé à portée de main pour "Roma", favori des Oscars avec dix nominations (à égalité avec "La Favorite") et qui a déjà à son actif de nombreuses récompenses cinématographiques. Amazon s'était déjà fait remarquer en 2017 en arrachant une nomination pour "Manchester by the Sea" mais n'avait pas transformé l'essai. Alfonso Cuaron est personnellement en lice dans quatre des dix nominations: meilleur film (en tant que producteur), meilleur réalisateur, meilleur scénario original et meilleure photographie.

Enfin Glenn Close?

Trois Emmy Awards, trois Golden Globes, trois Tony Awards, des rôles mémorables et la reconnaissance de ses pairs: à 71 ans, Glenn Close a tout réussi dans sa carrière. Tout sauf les Oscars, qui lui ont systématiquement échappé malgré six nominations. Cette année, la septième nomination, pour son rôle dans "The Wife", pourrait bien être la bonne, pronostiquent de nombreux critiques d'Hollywood. Dans le film, elle campe Joan Castleman, femme au carrefour de sa vie et de son mariage avec un prix Nobel de littérature. Son interprétation poignante lui a déjà notamment valu un Golden Globe et un prix des Screen Actors Guild.

La revanche de Spike Lee?

Autre vétéran reconnu par l'industrie du cinéma, le réalisateur noir américain Spike Lee n'a toujours pas digéré la victoire aux Oscars en 1990 de "Miss Daisy et son chauffeur", comédie gentillette et politiquement correcte sur les relations entre une vieille dame juive et son chauffeur noir dans le Sud des Etats-Unis. "Qui regarde encore ce film aujourd'hui?", s'était emporté Spike Lee l'an dernier. En 1990, "Do The Right Thing", sur les tensions raciales et les différentes voies pour y remédier, entre Malcolm X et Martin Luther King, n'avait même pas été sélectionné malgré un vif succès critique et commercial. Lot de consolation, Spike Lee avait reçu en 2015 un Oscar d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre, mais il n'a jusqu'à présent jamais obtenu de statuette en compétition. Cette année, le réalisateur militant a une chance de laver l'affront avec "BlacKkKlansman", en lice dans six catégories, dont trois pour Spike Lee lui-même: meilleur film (en tant que producteur), meilleur réalisateur et meilleur scénario adapté.

Moins mais mieux

Pour la première fois depuis 30 ans, les Oscars seront privés de maître de cérémonie. L'Académie des sciences et arts du cinéma avait bien offert le poste au comédien Kevin Hart, mais celui-ci a jeté l'éponge après la résurgence de vieux tweets jugés homophobes. Les organisateurs ont vite choisi de se passer d'animateur unique, préférant laisser des stars se succéder pour présenter chaque récompense. L'occasion aussi pour eux de muscler une cérémonie jugée trop longue et molle par de nombreux professionnels de l'industrie, et boudée par les téléspectateurs un peu plus chaque année.

Sons et lumières

Un film n'est pas complet sans musique, une soirée des Oscars non plus: des stars de la chanson vont se relayer dimanche pour rythmer le spectacle et représenter les titres concourant dans la catégorie de la "meilleure chanson". Lady Gaga et Bradley Cooper interpréteront ainsi leur ballade "Shallow", tirée de leur film "A Star Is Born", tandis que Bette Midler, 73 ans, chantera "The Place Where Lost Things Go", issue de la BO du "Retour de Mary Poppins". Jennifer Hudson, Oscar du meilleur second rôle en 2007, défendra quant à elle "I'll Fight", la chanson phare du documentaire "RBG", consacré à la très pugnace juge Ruth Bader Ginsburg, doyenne de la Cour suprême des Etats-Unis. Des membres du groupe Queen, rejoints par le chanteur Adam Lambert, seront également sur scène. "Bohemian Rhapsody", le biopic consacré à leur défunt chanteur Freddie Mercury, est sélectionné dans cinq catégories, dont celle du meilleur film et du meilleur acteur (Rami Malek). Initialement annoncés pour représenter leur chanson "All The Stars", de la bande originale de "Black Panther", le rappeur Kendrick Lamar et la chanteuse SZA auraient finalement fait faux bond aux organisateurs, selon plusieurs médias spécialisés.

AFP

   

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