120.000 postes pourraient être supprimés :

Fonction publique: appel à la grève le 9 mai contre la réforme


Publié / Actualisé
Sept syndicats de fonctionnaires ont appelé mercredi à une journée de grève et d'actions le 9 mai 2019 pour protester contre le projet de réforme de la fonction publique, qui selon eux "tourne le dos aux principes de la fonction publique".
Sept syndicats de fonctionnaires ont appelé mercredi à une journée de grève et d'actions le 9 mai 2019 pour protester contre le projet de réforme de la fonction publique, qui selon eux "tourne le dos aux principes de la fonction publique".

Cet appel, lancé lors d'une conférence de presse commune par les syndicats CGT, Unsa, FSU, Solidaires, FA-FP, CFE-CGC et CFTC, intervient après la clôture, lundi 19 mars, du processus de consultation sur ce projet de loi, qui fait l'objet de profonds désaccords entre syndicats et gouvernement.

Le texte prévoit notamment une refonte, comme dans le privé, des instances de dialogue social, un recours accru aux contractuels, une plus grande individualisation de la rémunération, ainsi que des mesures pour "favoriser la mobilité" des agents, qui s'inscrivent dans l'objectif gouvernemental de réduction des effectifs de 120.000 postes d'ici à 2022.


"Compte tenu de la volonté" du gouvernement "de présenter le projet de loi le 27 mars en conseil des ministres et ensuite au Parlement", "nous considérons nécessaire d'en appeler aux agents" pour une journée d'actions et de grève "pour dénoncer" ce projet, a déclaré Bernadette Groison (FSU) lors de cette conférence de presse. "Nous continuons de dire" que ce texte "tourne le dos aux principes de la fonction publique" et qu'il va "encore dégrader les services publics et les conditions de travail des agents", a-t-elle ajouté.

Les syndicats, qui dénoncent un "passage en force" du gouvernement, appellent par ailleurs à des rassemblements devant les préfectures, ainsi qu'à Paris, le 27 mars.

La date du 27 mars pour une présentation du projet de loi en conseil des ministres a été plusieurs fois avancée mais rien n'est "arrêté à ce stade", avait indiqué lundi l'entourage du secrétaire d'Etat Olivier Dussopt. Son adoption par le Parlement est programmée "d'ici à la fin du premier semestre", selon le gouvernement.

AFP

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !