Il a été arrêté le 9 mai :

L'ancien leader de l'ETA Josu Ternera placé en détention en France


Publié / Actualisé
Josu Ternera, l'un des plus influents chefs de l'organisation séparatiste basque ETA arrêté jeudi à Sallanches (Haute-Savoie), a été placé en détention provisoire vendredi en France, a-t-on appris de source judiciaire.
Josu Ternera, l'un des plus influents chefs de l'organisation séparatiste basque ETA arrêté jeudi à Sallanches (Haute-Savoie), a été placé en détention provisoire vendredi en France, a-t-on appris de source judiciaire.

Il avait été arrêté jeudi en exécution d'un mandat d'arrêt français émis après sa condamnation par défaut en 2017 par le tribunal correctionnel de Paris, à huit ans de prison pour "participation à une association de malfaiteurs terroriste". Il a ensuite été transféré au parquet de Paris vendredi avant d'être présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD) qui a ordonné son incarcération.

Etant donné que la condamnation en 2017 a été prononcée en son absence, Josu Ternera a la possibilité de demander à être jugé à nouveau. Sinon, la peine sera exécutée. Chef historique de l'ETA de 1977 à 1992, élu député en 1998 d'Herri Batasuna (parti nationaliste radical, aujourd'hui dissous), Josu Ternera, 68 ans, avait échappé à une précédente tentative d'arrestation en France en 2013.

De son vrai nom Jose Antonio Urrutikoetxea Bengoetxea, l'ancien numéro un de l'organisation dissoute l'année dernière a été, tour à tour, l'inspirateur d'une stratégie d'attentats meurtriers puis le promoteur de négociations de paix avec l'Etat espagnol, avant d'être écarté de la direction du groupe.
Il était passé dans la clandestinité en 2002 pour échapper aux poursuites pour son rôle dans un attentat contre une caserne de la Garde civile à Saragosse, dans le nord de l'Espagne, qui avait fait 11 morts dont cinq enfants en 1987.

Selon l'Audience nationale, haut tribunal basé à Madrid, il est également recherché pour son implication présumée dans l'assassinat, en 1980, d'un cadre du groupe Michelin en Espagne.

AFP

   

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