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L1: pour l'Europe et le maintien, bientôt l'heure des bulletins


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La fin approche et les enjeux enflent: samedi, la 37e et avant-dernière journée de L1 sera cruciale tant pour la course à l'Europe que pour celle au maintien, pendant que Paris fêtera son titre dans une ambiance singulière.
La fin approche et les enjeux enflent: samedi, la 37e et avant-dernière journée de L1 sera cruciale tant pour la course à l'Europe que pour celle au maintien, pendant que Paris fêtera son titre dans une ambiance singulière.

Et différentes actions pour lutter contre l'homophobie fleuriront sur les terrains, avec, notamment, capitaines, coaches, délégués de match et arbitres invités à porter un brassard aux couleurs de l'arc-en-ciel, symbole LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres).

- Rêves d'Europe à Saint-Etienne -

Après une saison exceptionnelle, les Verts peuvent verrouiller leur place en Ligue Europa la saison prochaine, à condition de faire aussi bien que Montpellier (à quatre points derrière Saint-Etienne). Mais les Verts ne scruteront pas seulement leur rétroviseur et suivront attentivement le résultat de Lyon contre Caen.

Si les Rhodaniens, 3e avec quatre points de plus que Saint-Étienne, s'inclinaient face à un club tout à sa quête du maintien, les Verts pourraient réduire l'écart et rêver de les doubler lors de la dernière journée. Et accrocher la phase préliminaire de la Ligue des Champions.
Pour tenter d'ôter un peu de la pression qui pèse sur les épaules des joueurs lyonnais, Jean-Miche Aulas, leur président, lançait récemment: "Il faut déjà dépassionner parce que, c'est vrai, il y a toujours une rivalité entre Saint-Étienne et Lyon. Depuis 1981, année de la dernière participation de l'ASSE à la C1, le palmarès est évidemment en faveur de l'OL". Son coach Bruno Genesio peut sceller la 3e place s'il fait aussi bien que les Verts. De quoi partir sur le sentiment du devoir accompli.

- Frissons garantis à Monaco -

Dans la lutte pour le maintien, les moins nantis auront samedi la tâche la plus herculéenne. Le 19e, Dijon, se déplace au Parc des Princes, face à un PSG qui fêtera à la fois son titre et le retour de Kylian Mbappé, revenu de suspension. Les Bourguignons sont aux portes de la L2. "J'ai de bons mecs, qui bossent bien, dans un super état d'esprit. Mais moi j'aimerais qu'ils soient plus tueurs, plus malins, plus méchants aussi. Parfois, cela m'énerve tellement que j'ai envie d'en prendre un pour taper sur l'autre", diagnostiquait dès le mois de mars l'entraîneur Antoine Kombouaré, appelé en catastrophe après la pause hivernale.

Caen, 18e et actuel barragiste, deux points devant le DFCO, devra aussi créer l'exploit sur le terrain de l'Olympique lyonnais.
Mais les Petits Poucets seront d'autant plus motivés que leurs plus proches devanciers au classement, Monaco et Amiens, s'affrontent dans un duel décisif.

"Pour moi, une relégation serait une très grande cicatrice (...), prévient Leonardo Jardim, coach de Monaco. J'ai honte des résultats négatifs." Les Monégasques comptent le même nombre de points que Caen (33), et Amiens les supplante de deux petites unités. De quoi motiver leurs poursuivants.

- Drôle d'ambiance au Parc -

Le PSG, timide vainqueur d'Angers (2-1) lors de la 36e journée, voudra donner plus de lustre à sa couronne nationale en s'imposant à domicile contre Dijon. Avec Mbappé mais sans Neymar, reste à voir le c?ur que les Parisiens mettront samedi à l'ouvrage. Les éliminations précoces en Ligue des Champions et en Coupe de la Ligue, et la défaite en finale de la Coupe de France pèsent sur le bilan du club de la capitale.

Autre épine dans le pied de Thomas Tuchel: l'entraîneur parisien devra se creuser la tête pour composer sa défense, en l'absence de Marquinhos et Presnel Kimpembe, suspendus, et de Thiago Silva, blessé à un genou.
Et si le champagne pourrait avoir un goût amer à Paris, l'Olympique de Marseille devra de son côté soigner sa gueule de bois à Toulouse, alors que son entraîneur Rudi Garcia semble se rapprocher de plus en plus de la sortie.

Humiliés 3-0 à Lyon dimanche, conspués par leurs supporters, les Phocéens seront privés d'Europe la saison prochaine. Au-delà des piètres performances sportives, c'est l'intégralité du "Champions project" échafaudé par le propriétaire américain Frank McCourt qui est remis en question. Le match de samedi aura donc un parfum d'adieux pour Rudi Garcia, fusible tout désigné à l'heure d'entamer la reconstruction.

AFP

   

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