Japon :

Donald Trump, premier hôte du nouvel empereur, dans le vif du sujet


Publié / Actualisé
Après un week-end de détente, partagé entre golf et sumo, le président américain Donald Trump était lundi le premier chef d'Etat étranger à rencontrer le nouvel empereur Naruhito, temps fort de sa visite au Japon. Le souverain a accédé au trône du Chrysanthème début mai après l'abdication de son père Akihito.
Après un week-end de détente, partagé entre golf et sumo, le président américain Donald Trump était lundi le premier chef d'Etat étranger à rencontrer le nouvel empereur Naruhito, temps fort de sa visite au Japon. Le souverain a accédé au trône du Chrysanthème début mai après l'abdication de son père Akihito.

"Cela fait plus de 200 ans qu'il n'y a pas eu un tel événement dans l'histoire du Japon. C'est un grand honneur", a déclaré M. Trump dimanche, qui aura ensuite les honneurs d'un banquet impérial dans la soirée.

Donald Trump tiendra entretemps des discussions formelles avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, abordant les négociations commerciales en cours entre les deux pays et le dossier nord-coréen. Le chef d'Etat américain, tout juste arrivé samedi sur le sol nippon, ne s'est pas privé de dénoncer le déséquilibre commercial entre les Etats-Unis, première économie au monde, et le Japon, troisième, espérant une relation "un peu plus juste" après un accord.

Mais ce pacte ne sera pas conclu avant les élections sénatoriales prévues en juillet dans l'archipel, a prévenu M. Trump, alors que des rumeurs prêtent à M. Abe l'intention de convoquer dans le même temps des législatives anticipées. Le président américain a fait état d'avancées mais des divergences demeurent entre les deux parties, a souligné ce week-end le ministre japonais de l'Economie, Toshimitsu Motegi, à l'issue d'une rencontre de plus de deux heures avec le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer.

- "Journée très productive" -

Sur la Corée du Nord, Donald Trump a renouvelé dimanche sa confiance au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un malgré les récents essais d'armes menés par Pyongyang. "La Corée du Nord a lancé quelques petites armes, ce qui a dérangé certains dans mon pays et d'autres, mais pas moi", a-t-il lancé sur Twitter.

Il a ainsi pris ses distances avec son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, qui avait jugé la veille que les deux essais de missile à courte portée, effectués début mai par Pyongyang pour la première fois en un an et demi, constituaient "sans nul doute" une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu.

Sur ce volet nord-coréen, MM. Trump et Abe prévoient de rencontrer lundi les familles de Japonais enlevés dans les années 1970 et 1980 par la Corée du Nord dans le but d'en faire des formateurs d'espions nord-coréens. Shinzo Abe, pour qui ce sujet est d'une grande importance en politique intérieure, avait demandé à Donald Trump de soulever cette question dans ses discussions avec Kim Jong Un. Lui-même a émis le souhait de rencontrer le dirigeant nord-coréen à plusieurs reprises.

La visite s'est pour l'instant déroulée sous les meilleurs auspices, avec force échanges d'amabilités et aucun nuage sur les relations entre ces deux très proches alliés.

Dimanche, MM. Trump et Abe ont renforcé leur "amitié" par une partie de golf, avant de se rendre à la finale du tournoi de sumo de Tokyo. Le président américain a solennellement remis l'imposante "Coupe présidentielle", une trentaine de kilogrammes et 1,4 m de haut, au vainqueur, le Japonais Asanoyama, sous les cris enthousiastes de la foule.

"C'était une soirée incroyable au sumo", s'est-il ensuite réjoui. "Le Premier ministre et moi-même avons beaucoup parlé de commerce, défense et de diverses autres choses. Je pense que nous avons eu une journée très productive, et demain le sera aussi", avait-il dit.

AFP

   

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