Football :

Cavani enfin réconcilié avec la Copa America


Publié / Actualisé
Il a enfin rompu la malédiction avec son premier but en quatre participations à la Copa America et va égaler le nombre de sélections (112) de Diego Forlan avec l'Uruguay, jeudi contre le Japon: Edinson Cavani revit après une saison mitigée avec le PSG.
Il a enfin rompu la malédiction avec son premier but en quatre participations à la Copa America et va égaler le nombre de sélections (112) de Diego Forlan avec l'Uruguay, jeudi contre le Japon: Edinson Cavani revit après une saison mitigée avec le PSG.

Et si l'Uruguayen de 32 ans a dû attendre 11 matches de Copa pour faire trembler les filets, il l'a fait avec la manière, gratifiant le public d'un authentique "golazo". A Belo Horizonte, "Edi" s'est élevé dans la surface pour catapulter le ballon dans les filets d'un fabuleux ciseau acrobatique. Sa 47e réalisation pour la Celeste en 111 sélections.

Au-delà de ce but symbolique, le deuxième de la victoire 4-0 de l'Uruguay sur l'Equateur, le Parisien a été dans tous les bons coups, au point d'être élu meilleur joueur du match par la Conmebol, la confédération sud-américaine de football. "L'essentiel était de débuter le match avec une concentration maximale et nous avons réussi", commente Cavani.

- Main baladeuse -

À l'image du "Matador", l'Uruguay, qui était arrivé au Brésil sur la pointe des pieds, avec l'autre attaquant star Luis Suarez tout juste rétabli d'une opération à un genou, ne cache plus ses ambitions. "Si on nous dit que nous sommes favoris, ce n'est pas pour rien, il faut savoir l'assumer", déclare l'avant-centre, avant de tempérer: "Nous devons garder les pieds sur terre, nous savons parfaitement où nous allons."

Avec la Colombie, qui a créé une petite sensation en disposant de l'Argentine de Messi (2-0), la Celeste est l'équipe qui a le plus impressionné lors de ses débuts au Brésil.

De quoi rêver à un nouvel exploit en terre ennemie, comme le titre de 2011 (le 15e, un record), en Argentine.
Une épopée dont Cavani n'a pas pu profiter pleinement: blessé au genou lors du deuxième match, il n'est revenu que pour jouer quelques minutes en finale. En 2015, au Chili, il est sorti du tournoi sur un geste d'humeur, cédant à la provocation du défenseur chilien Gonzalo Jara, qui lui avait mis un doigt entre les fesses en plein quart de finale.

Lors de l'édition du centenaire, en 2016, aux Etats-Unis, pas de polémique ni de blessure, mais un tournoi raté dans les grandes largeurs par toute l'équipe, sortie dès le premier tour.

Plus récemment, au Mondial-2018, le Parisien avait montré à quel point il était indispensable à la Celeste: double buteur en huitièmes contre le Portugal (2-1), son absence sur blessure avait fortement handicapé sa sélection face à la France en quarts (2-0).

- "Nous savons souffrir" -

Heureusement pour les Uruguayens, "El Matador" est arrivé en pleine forme au Brésil, malgré une saison avec le PSG gâchée par les pépins physiques.
Suarez, lui aussi, est affûté comme jamais: il a révélé avoir perdu 3 kilos après son opération du genou. "Ces joueurs ont beaucoup d'expérience et ça nous donne une grande sérénité. Nous savons souffrir et c'est très important", a affirmé mardi le gardien Fernando Muslera au sujet de son duo d'attaquants.
Le match de jeudi contre les Japonais aura lieu tout près de l'Uruguay, à Porto Alegre, ville du sud du Brésil où les hommes d'Oscar Tabarez ont été chaleureusement accueillis.

Cavani a même reçu un appel du pied des supporters d'un club local, Gremio, qui ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour lui demander de s'engager sous leurs couleurs.

Une façon de prendre au mot l'attaquant, qui avait affirmé récemment dans un entretien sur ESPN qu'il "adorerait gagner la Copa Libertadores", équivalent de la Ligue des champions en Amérique du Sud, que Gremio a remporté en 1983, 1995 et 2017.

AFP

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !