Mobilisation sociale :

Plusieurs centaines de "gilets jaunes" à Paris, 30 interpellations


Publié / Actualisé
Plusieurs centaines de personnes se revendiquant des "gilets jaunes" étaient rassemblées à Paris samedi matin dans différents points de la capitale sous haute surveillance des forces de l'ordre, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Plusieurs centaines de personnes se revendiquant des "gilets jaunes" étaient rassemblées à Paris samedi matin dans différents points de la capitale sous haute surveillance des forces de l'ordre, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A 10H00, les forces de l'ordre avaient procédé à trente interpellations, selon la préfecture de police. Peu avant 10H00, elles avaient contrôlé près de 600 personnes et en avaient verbalisé quatre.

Les manifestants, la plupart sans gilets jaunes mais se revendiquant de ce mouvement social né le 17 novembre 2018, ont été bloqués par les forces de l'ordre dans le quartier de la gare Saint-Lazare. Elles ont tiré une fois du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, qui se dirigeaient ensuite vers les Champs-Elysées. "Nous sommes traités comme des criminels", s'est énervée Brigitte, militante écologiste. Parmi les slogans entendus: "la rue, elle est à nous".

"Cette journée est symbolique pour nous, pour la convergence des luttes entre le climat, les retraites", a expliqué Eric, "gilet jaune" venu de Toulouse avec sa compagne, tous deux cadres. Ils ont prévu d'aller à la marche pour le climat prévue samedi après-midi.

Les quartiers de l'Etoile et des Champs-Elysées étaient quadrillés de patrouilles de policiers en uniforme et en civil contrôlant et fouillant massivement les personnes présentes.

Un lanceur d'eau était stationné sur le haut des Champs Elysées en face du drugstore Publicis tandis que le restaurant Fouquet's, saccagé le 16 mars, était barricadé et gardé par deux policiers.

Pour cette journée de manifestations multiples à Paris, les autorités disent craindre un retour des violences, comme au plus fort du mouvement des "gilets jaunes". Une source sécuritaire évoque ainsi des risques de "convergence" entre "gilets jaunes" et "black blocs qui veulent tout casser" mais aussi d'"infiltration" de la marche pour le climat. Le préfet de police Didier Lallement a annoncé un dispositif de sécurité important, avec notamment 7.500 membres des forces de l'ordre.

AFP

   

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