Ligue 1 :

Avec la venue de Puel, Saint Etienne enflamme le derby


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A deux jours de l'explosif derby contre Lyon, Saint-Etienne a officialisé vendredi l'arrivée de Claude Puel, l'ancien technicien du rival lyonnais, aux commandes d'un club où l'instabilité semble être le principal fond de jeu ces dernières années.
A deux jours de l'explosif derby contre Lyon, Saint-Etienne a officialisé vendredi l'arrivée de Claude Puel, l'ancien technicien du rival lyonnais, aux commandes d'un club où l'instabilité semble être le principal fond de jeu ces dernières années.

A 58 ans, Puel débutera avec les Verts par le fameux derby contre Lyon (11e), qui n'a qu'un point d'avance au classement, et où son histoire, entre 2008 et 2011, a été très compliquée, notamment par sa relation avec le public et les groupes ultras. Ceux-ci lui reprochaient un jeu peu attractif et l'absence de titres après une époque glorieuse au cours de laquelle Lyon avait été sept fois champion de France (2002-2008) mais aussi vainqueur de la coupe de la Ligue (2001) et de la coupe de France (2008).

Même si Puel a maintenu le standing du club lyonnais en Ligue des Champions avec même une demi-finale en 2010 perdue contre le Bayern Munich (0-0, 0-3), l'histoire s'est terminée dans la douleur, et même devant les tribunaux. Puel avait été limogé à un an de la fin de son contrat de quatre ans, avant de perdre devant le conseil des Prud'hommes puis sur les différents appels, jusqu'à la cour de cassation en 2016 qui a rejeté toutes ses demandes d'indemnisations alors qu'il réclamait près de sept millions de salaires et de dommages et intérêts.

Bonjour l'ambiance pour les retrouvailles dimanche sur le terrain avec le club de Jean-Michel Aulas. Au moins cela lui donne-t-il une belle carte de visite auprès des fans stéphanois ! Après Robert Herbin, Jacques Santini, Robert Nouzaret, et Alain Perrin, Claude Puel, qui a aussi été sur le banc de Monaco (champion de France en 2000), Lille et Nice, est le cinquième entraîneur à avoir dirigé les deux clubs rivaux en professionnel.

- Instabilité chronique -

L'ancien joueur de Monaco (1979-1996) qui retrouve un poste en France après deux ans et demi passés en Angleterre à Southampton (2016-2017) puis Leicester (2017-février 2019), d'où il a été limogé dans les deux cas, est déjà le sixième technicien au chevet des Verts depuis 27 mois.

Christophe Galtier (2009-2017), les éphémères Oscar Garcia (juin 2017-octobre 2017), Julien Sablé (octobre 2017-décembre 2017), Printant (juin 2019-octobre 2019) lequel a remplacé Jean-Louis Gasset (décembre 2017-juin 2019) dont il était l'adjoint, se sont succédés à la tête de l'équipe professionnelle.

Le capitaine Loïc Perrin (34 ans) qui a débuté sa carrière chez les Verts en 2003 aura même, quant à lui, joué pour onze entraîneurs avec Frédéric Antonetti, Elie Baup, Ivan Hasek, Laurent Roussey et Alain Perrin. Les quatre derniers avaient été nommés sous la mandature des deux actionnaires majoritaires actuels, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer débutée en 2004.

Puel, qui aime à tout contrôler et arrive donc comme manager général et entraîneur, arrive donc dans un club où l'instabilité ne se limite pas au terrain. On peut également parler d'une succession de directeurs généraux avec Vincent Tong Cuong, Stéphane Tessier, Frédéric Paquet, parti début septembre, et désormais Xavier Thuilot qui vient dans les bagages de Claude Puel.

Puel a également choisi comme entraîneur-adjoint, Jacky Bonnevay (58 ans) avec qui il travaillait déjà à Leicester. Mais il a surtout conditionné sa venue à Saint-Etienne à celle de Thuilot (52 ans) qui occupait ce poste de DG à Lille où les deux hommes se sont connus.

- Des pouvois sportifs élargis -

Puel souhaite logiquement s'appuyer sur un homme fort, de confiance, dans les bureaux où Romeyer (74 ans), président du directoire est présent quotidiennement. Après le départ de Tessier (2010-2015), Romeyer avait cumulé sa fonction avec celle de directeur général.

L'arrivée de Xavier Thuilot va forcément limiter l'influence de Romeyer qui militait pourtant, et depuis le mois de juin, pour l'arrivée de Puel, alors que Bernard Caïazzo (65 ans), président du conseil de surveillance, soutenait la candidature de Printant.

Au final, Puel aura des pouvoirs sportifs élargis jusqu'au recrutement, mission affectée jusqu'alors à David Wantier dont les échecs répétés devraient affaiblir sa position.

AFP

   

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