XV de France :

Mondial de rugby: les dynamiteurs français à l'assaut de la forteresse galloise


Publié / Actualisé
Soulagement dans les rangs du XV de France: il pourra bien compter sur deux de ses principales armes offensives, Damian Penaud et Antoine Dupont, pour perforer la muraille galloise, dimanche (9h15 françaises) en quarts de finale de la Coupe du monde à Oita (sud du Japon).
Soulagement dans les rangs du XV de France: il pourra bien compter sur deux de ses principales armes offensives, Damian Penaud et Antoine Dupont, pour perforer la muraille galloise, dimanche (9h15 françaises) en quarts de finale de la Coupe du monde à Oita (sud du Japon).

Le (léger) suspense a été levé vendredi, avec l'annonce de la composition d'équipe. Dupont (22 ans, 19 sél.), conduira bien derrière la mêlée le jeu des Bleus, qui miseront sur sa capacité à porter le ballon au ras de regroupements et à se porter au soutien en attaque.

Ils espéreront aussi que Penaud (23 ans, 15 sél.) fasse autant de différence dans la défense du XV du Poireau, l'une des plus hermétiques au monde, que dans celle de l'Argentine le 21 septembre en ouverture de la compétition (23-21).

Les deux jeunes pousses étaient incertaines après avoir été victimes de douleurs. Dupont, touché au dos depuis près de deux semaines, n'a ainsi repris les séances collectives que mercredi, alors que Penaud a été ménagé depuis dimanche en raison de douleurs au pubis.

Le Toulousain et le Clermontois "sont aujourd'hui à 100%" selon le sélectionneur Jacques Brunel, qui a également titularisé le capitaine et talonneur Guilhem Guirado, remplaçant de Camille Chat lors des deux derniers matches, face aux États-Unis (33-9 le 2 octobre) et aux Tonga (23-21 le 6 octobre). "Il n'y eu aucun débat" au sujet de Guirado, fragilisé lors du dernier Tournoi des six nations, a coupé Brunel.

- Manque de rythme ou fraîcheur -

Le Gersois fait également démarrer Bernard Le Roux en deuxième ligne, à la densité physique supérieure à Arthur Iturria, seul changement apporté par rapport au XV de départ vainqueur de l'Argentine. La seule fois où Brunel a aligné son équipe-type, puisqu'il n'a pu le faire contre l'Angleterre (12 octobre), match annulé en raison du passage du typhon Hagibis sur Tokyo et sa région.

Voilà donc deux semaines que les Bleus n'ont pas joué. Vont-ils manquer de rythme ? Ou au contraire être plus frais que les Gallois, qui ont eux disputé trois rencontres ces deux dernières semaines, la dernière dimanche dernier ?

"C'est très difficile à dire, on ne le saura que dimanche. On a dû refaire un programme. Ne pas jouer pendant deux semaines a créé de l?excitation. Les joueurs ont besoin de garder le rythme", a répondu Brunel. "J?espère qu?on a su bien profiter de cette période pour ne pas perdre cet enthousiasme et gagner en fraîcheur, très certainement" a-t-il ajouté.

Dupont et Penaud, symboles de cette jeune garde française en compagnie de l'ouvreur Romain Ntamack (20 ans) et du N.8 Grégory Alldritt (22 ans), en ont probablement à revendre pour défier la bête noire du XV de France. Il a en effet perdu sept des huit confrontations face à elle depuis l'étouffante demi-finale du Mondial-2011 remportée d'un cheveu (9-8), malgré une supériorité numérique française pendant près d'une heure.

- L'intuition de Brunel -

Le XV du Poireau était déjà entraîné par Warren Gatland, à sa barre depuis 2008, une longévité record parmi les meilleures équipes mondiales dans l'ère professionnelle.

Le Néo-Zélandais quittera son poste après la Coupe du monde après, espère-t-il, avoir coiffé les Gallois d'une première couronne mondiale.
Rodés depuis des années, auteurs du Grand Chelem dans le Tournoi-2019, ils possèdent les atouts pour: défense agressive et hermétique, précision dans le jeu au pied et capacité à produire la même intensité pendant 80 minutes pour résister à l'adversaire ou le faire céder.

Une constance dans les résultats et les efforts que ne possèdent pas les Bleus, qui ont accumulé les contre-performances depuis plusieurs années et systématiquement perdu le fil de leurs rencontres, pourtant bien embarquées, depuis leur arrivée au Japon.

Arriveront-ils à attacher les bons wagons pendant tout un match ? Brunel se raccroche à son "intuition (qui lui) fait dire qu'il se passe une énergie dans cette équipe, un peu spéciale". Si elle ne le trompe pas, alors le XV de France, moribond au sortir du dernier Tournoi, pourrait bien atteindre le dernier carré pour la septième fois en neuf éditions. Ce serait quand même un sacré retournement de situation.

AFP

   

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