Rugby :

XV de France: capitaliser dans la continuité avec Galthié


Publié / Actualisé
La Coupe du monde 2023, c'est déjà demain: le XV de France a quatre ans devant lui pour capitaliser sur les promesses nées au Japon, sous la houlette de Fabien Galthié, actuel adjoint et futur sélectionneur qui sera confronté aux mêmes défis que ses prédécesseurs.
La Coupe du monde 2023, c'est déjà demain: le XV de France a quatre ans devant lui pour capitaliser sur les promesses nées au Japon, sous la houlette de Fabien Galthié, actuel adjoint et futur sélectionneur qui sera confronté aux mêmes défis que ses prédécesseurs.

Une fois n'est pas coutume, les Bleus vont pouvoir travailler dans la continuité afin de tenter, lors du prochain Mondial organisé en France, de rallier a minima le dernier carré après avoir échoué pour la deuxième fois de rang avant ce stade, dimanche à Oita (sud du Japon) face au pays de Galles (20-19). Galthié, en charge de l'animation offensive lors du Mondial, sera épaulé par deux membres du staff actuel, qui l'ont accompagné pour renforcer l'encadrement cet été, Laurent Labit (arrières) et Thibault Giroud (directeur de la performance).

Ils seront rejoints par William Servat (avants), Karim Ghezal (touche) en attendant que le flou autour de l'arrivée de l'Anglais Shaun Edwards (défense) soit éclairci.
L'avenir du XV de France, lui, semble un peu moins sombre après qu'avant cette Coupe du monde.

- Une base et des structures -

Il dispose avec Jefferson Poirot (26 ans), Antoine Dupont (22 ans), Romain Ntamack (20 ans), Grégory Alldritt (22 ans), Damian Penaud (23 ans), Camille Chat (23 ans), Charles Ollivon (26 ans) ou encore Virimi Vakatawa (27 ans), qui disputaient leur premier Mondial, d'un solide socle sur lequel s'appuyer. Lequel devrait être renforcé par d'autres jeunes pousses prometteuses (Bamba, Barassi, Carbonel, Jalibert, Julien Marchand, Couilloud, Lambey...), pour certains issus des moins de 20 ans champions du monde en 2018 et 2019.

De plus, en seulement quatre mois sous les ordres de Galthié, les Bleus ont progressé. "On a touché du doigt une préparation de haut niveau, physiquement et dans nos structures (de jeu). On est beaucoup plus propres" déclare Poirot, dont le nom circule pour prendre le capitanat après la retraite internationale de Guilhem Guirado.

Ils doivent continuer dans cette voie. "Je suis persuadé que si tout le groupe adhère au plan de jeu, qu'on reste dans nos structures, qu'on est précis et chirurgical, alors l'avenir de l'équipe de France sera positif. Plein de bonnes choses ont été faites lors de cette Coupe du monde mais il faut aller plus loin. Il y a énormément de boulot encore pour être plus constant, précis et rigoureux pendant 80 minutes", estime Camille Lopez.

- Mêmes défis -

Les joueurs ont touché du doigt le haut niveau, constitué d'une somme de détails et des "gains marginaux" qui ne s'acquièrent qu'à force de travail et de répétition des fameux "skills" (ateliers de technique individuelle). "S'il y a une leçon à tirer, pour nos jeunes garçons, c'est de chaque jour, dans leur club et pour leur club, s'entraîner un peu plus fort", souligne ainsi Jean-Baptiste Elissalde, entraîneur des arrières.

Poirot en est conscient: "Je me dis que ça vaut peut-être la peine de faire encore beaucoup plus d'efforts au quotidien, 10-15 minutes en plus de +rab+ (après les entraînements). Je ne pense pas être le seul (à penser ainsi)." Un refrain déjà entendu, dans d'autres bouches, après le Mondial-2015. D'un point de vue collectif, le défi de Galthié sera également le même que celui de ses prédécesseurs: travailler dans la continuité, par ses choix (Brunel a testé dix charnières en 23 matches) et malgré les blessures qui amputeront forcément son effectif.

La faute en partie à un calendrier (Top 14 et compétitions européennes) énergivore et destructeur, serpent de mer du rugby français que tentent d'enfouir définitivement la Fédération et la Ligue: elles ont signé une nouvelle convention pour la période 2018-2023 pour améliorer encore davantage les conditions de préparation des internationaux en vue du grand objectif 2023. "Dès demain, il faut mettre ces jeunes qui ont beaucoup de talent, comme Antoine (Dupont) ou Romain (Ntamack), dans les meilleures conditions. Il faut les protéger, ils ne peuvent pas jouer trente matchs par saison" avance Yoann Huget.

L'avenir dira si les bonnes intentions résisteront, enfin, aux épreuves des saisons et des relations entre encadrements des clubs et du XV de France.

AFP

   

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