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C1: Lyon veut rester positif avant d'affronter Benfica


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Malgré une série de huit matches sans victoire en championnat, Lyon opte pour la positive attitude avant d'aller affronter Benfica, mercredi à Lisbonne en Ligue des champions, une compétition qui lui sourit plus que la Ligue 1 depuis le début de saison.
Malgré une série de huit matches sans victoire en championnat, Lyon opte pour la positive attitude avant d'aller affronter Benfica, mercredi à Lisbonne en Ligue des champions, une compétition qui lui sourit plus que la Ligue 1 depuis le début de saison.

C'est à Leipzig (2-0) le 2 octobre que les Lyonnais ont remporté leur unique victoire depuis le 16 août et la leçon de réalisme infligée à Angers (6-0). Ils avaient bénéficié ce soir là d'une réussite et d'un réalisme qui les fuient affreusement en L1, à l'image du nul concédé samedi contre Dijon (0-0).

Nommé il y a une semaine à la place du Brésilien Sylvinho, Rudi Garcia s'est évertué à souligner les bonnes choses vues contre Dijon, comme l'investissement de sa nouvelle équipe, la possession du ballon face à un adversaire regroupé en défense, et le nombre de tirs.

Il a oublié la maladresse de ses attaquants pour mieux souligner la performance du gardien adverse, Alfred Gomis, pas le premier portier à briller contre l'OL cette saison.

"Pour les joueurs, il est important de positiver. Nous partons de zéro même s'il y a neuf journées de passées (en Ligue 1). Nous n'avons pas su gagner à domicile et ce n'est pas satisfaisant mais nous n'y parviendrons que si nous sommes capables de jouer comme nous l'avons fait après la mi-temps, avec du mouvement, de l'envie, de la simplicité dans les combinaisons", a insisté Garcia.

De son côté, le directeur sportif, Juninho a noté "que les joueurs ont répondu présent avec de très bonnes choses".

- Aulas cible ses joueurs -

Mais pendant que les techniciens tentent d'insuffler un nouvel état d'esprit et d'entretenir un moral positif à leur équipe, le président Jean-Michel Aulas manie le bâton.

Il fait remarquer que les joueurs ne font pas tout ce qu'il faut pour être à leur meilleur niveau et rejoint, en cela, l'avis des groupes ultras de supporters. "Certains me déçoivent. Ils se reconnaîtront. Ils doivent complètement s'assumer et se reprendre", a pesté le patron de l'OL, revenu en première ligne même s'il s'en défend.

Le Brésilien Thiago Mendes, recruté à Lille cet été pour 25 millions d'euros, est l'une des cibles présidentielles.

Transparent depuis le début de saison, il est curieusement toujours titulaire alors qu'il est loin de compenser le départ de Tanguy Ndombélé.

Le cas de l'arrière gauche Youssouf Koné, lui aussi arrivé du club lillois, est similaire. Il était remplaçant contre Dijon au bénéfice de Fernando Marçal.

Le recrutement lyonnais, avec un investissement de 94 millions d'euros, ne donne pas du tout les effets escomptés.

On peut même estimer que l'OL s'est affaibli au mercato en ne compensant pas suffisamment le départ de trois internationaux français A, Ferland Mendy (Real Madrid), Ndombélé (Tottenham) et le champion du monde Nabil Fekir (Betis Séville).

En attendant une réaction en championnat, peut-être dès samedi contre Metz, la victoire à Leipzig a eu le mérite d'avoir placé l'OL, 17e en Ligue 1, en bonne position pour une qualification en 8e de finale de la C1 avec quatre points.

Surtout après un résultat nul (1-1) très décevant face à une équipe du Zénit Saint-Pétersbourg qui était pourtant apparue bien faible à Lyon.

Le club russe s'est lui aussi relancé en s'imposant, au cours de la dernière journée, aux dépens de Benfica (3-1) qui, après deux défaites initiales, jouera d'ailleurs dans la double confrontation contre Lyon une carte déterminante pour son avenir dans l'épreuve.

Les deux équipes se retrouveront dès le 5 novembre à Lyon, un rendez-vous certainement capital pour l'Olympique lyonnais en quête de confiance et de redressement.

AFP

   

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