Jeux olympiques :

JO-2024: logos olympiques, boîtes à polémiques


Publié / Actualisé
Ressemblance avec une enseigne de coiffeur, l'application de rencontre Tinder ou encore un emblème prisé de l'extrême droite: le logo des JO de Paris-2024, dévoilé lundi et représentant une Marianne dorée, a alimenté moqueries et polémiques sur les réseaux. Un grand classique pour un logo olympique.
Ressemblance avec une enseigne de coiffeur, l'application de rencontre Tinder ou encore un emblème prisé de l'extrême droite: le logo des JO de Paris-2024, dévoilé lundi et représentant une Marianne dorée, a alimenté moqueries et polémiques sur les réseaux. Un grand classique pour un logo olympique.

"La flamme en bleu-blanc-rouge... et le logo des JO se transforme en logo du @RNational_off", s'est amusée Marine Le Pen, mardi sur Twitter. La présidente du Rassemblement national a repris à son compte les analogies qui se sont multipliées sur le réseau social entre la flamme olympique, dessinée en creux sur le logo des JO-2024, et la flamme tricolore, emblème du Front national depuis ses débuts.

Un calque en fait du symbole du parti néofasciste italien Mouvement Social Italien (MSI), aujourd'hui disparu, dont s'est aussi inspiré le Parti nationaliste rénovateur (PNR) au Portugal pour son logo.

Au-delà des similitudes avec cette image très cotée chez les mouvements d'extrême droite européens, le logo s'est également attiré les railleries de certains twittos.

Plusieurs ont estimé que l'image, représentant également Marianne, l'allégorie de la République française, ressemblait à l'enseigne d'un coiffeur. Un salon que l'un d'eux se verrait bien baptiser "Pi'hair de Coubertin".

Des parallèles ont aussi été dressés avec le logotype de l'application de rencontre Tinder --une flamme rose orangé-- ou encore le personnage de Rachel dans la série générationnelle Friends où Jennifer Aniston arborait une coupe similaire. Une controverse finalement assez limitée comparée à celles des précédents logos olympiques.

. Tokyo-2020, le spectre du plagiat

Face aux accusations de plagiat, le premier emblème officiel des JO de Tokyo 2020 a dû être abandonné après seulement quelques mois en 2015. Un graphiste belge, créateur du logo du Théâtre de Liège, très ressemblant, avait déposé plainte contre le CIO estimant que le designer japonais avait copié sa création.

Des soupçons de plagiat portant sur d'autres images publicitaires produites par sa société et relayés sur les réseaux sociaux avaient fini par avoir raison de ce logo orné d'un T stylisé et du disque rouge du drapeau japonais.

. Rio-2016, déjà des ressemblances

Des athlètes liées en cercle, les couleurs du drapeau brésilien et déjà la suspicion du plagiat: le logo des JO-2016 de Rio avait été ciblé pour ses ressemblances avec l'emblème du groupe philanthropique américain Telluride.

Fred Gelli, directeur créatif de l'agence Tatil qui avait remporté le concours pour sa conception, avait admis sur le site de Terra Magazine qu'il existait des "éléments similaires" avec le symbole de la fondation américaine mais aussi avec le tableau de Henri Matisse, la Danse. "C'est une coïncidence", assurait-t-il, voyant dans ces "figures humaines dansant en cercle", un "symbole universel".

. Londres-2012, décrié par l'Iran

Le millésime 2012, ses formes aux couleurs acides et son design détonant --laid diront certains-- , avait été diversement reçu. En raison de son coût d'abord, qui a avoisiné les 400.000 livres (environ 650.000 dollars) à l'époque.

Mais aussi parce que certains esprits concupiscents, sur les réseaux sociaux déjà, ont cru deviner dans ces tracés deux personnes dans une position suggestive plutôt que les cinq continents et le nombre 2012 que le logo était supposé représenter.

L'Iran en a eu une interprétation encore différente: selon Téhéran on pouvait y lire le mot "Zion" (Sion, en anglais). Le pays est allé jusqu'à protester auprès du Comité international olympique contre le logo en février 2011 estimant qu'il était par conséquent "raciste". Sans succès malgré les menaces que l'Iran a fait planer sur sa participation.

 AFP

   

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