Rugby :

Le XV de France à Cardiff, au bon souvenir de 2010


Publié / Actualisé
Dix ans après son dernier Tournoi des six nations victorieux, le XV de France est au pays de Galles samedi (17h45) pour espérer après l'Angleterre et l'Italie un troisième succès, à Cardiff, où il n'a plus gagné depuis... 2010.
Dix ans après son dernier Tournoi des six nations victorieux, le XV de France est au pays de Galles samedi (17h45) pour espérer après l'Angleterre et l'Italie un troisième succès, à Cardiff, où il n'a plus gagné depuis... 2010.

"L'enfer" du Millenium leur est promis. Dans l'intimidante enceinte au coeur de Cardiff, les Bleus du maître à jouer Antoine Dupont et du sélectionneur Fabien Galthié cherchent samedi à asseoir leur première place dans ce Tournoi. L'objectif est, aussi, de chasser les démons du quart de finale de Coupe du monde perdu, au Japon en octobre, contre ces mêmes Gallois (20-19).

Il y a eu les belles promesses contre les vice-champions du monde anglais (24-17), puis la performance mitigée contre de faibles Italiens (35-22). L'acte III sera-t-il celui du décollage vers cet astre inaccessible depuis une décennie qu'est le Grand Chelem, ou bien celui du retour sur terre ?
Marqués au fer rouge quatre fois de suite à Cardiff, les Bleus (1er, 9 pts) restent en tout sur huit défaites en neuf matches face au XV du Poireau. Après sa défaite en Irlande (24-14), le pays de Galles (3e, 5 pts) voudra se rassurer à domicile et sera un véritable révélateur pour l'équipe de France.

- A la recherche du respect perdu -

Demandez aux Italiens, qui ont pris 42-0 en ouverture du Tournoi, les Gallois savent recevoir. Et cette fois, c'est le pilier Wyn Jones qui s'est chargé des cartons d'invitation: les Français ont "un gros pack mais probablement peu discipliné, surtout en mêlée. Nous savons qu'ils vont frapper, poursuivre et tricher". "C'est une attaque grossière et puérile d'un autre âge", répond le manager des Bleus Raphaël Ibanez. "Un manque de respect vis-à-vis du rugby français mais aussi de notre nation", renchérit Fabien Galthié.

"Nous voulons nous faire respecter" et "montrer qui nous sommes, c'est l'enjeu majeur", continue Galthié. Avec en tête la dernière joute verbale, qui n'avait pas souri à son instigateur, le sélectionneur de l'Angleterre Eddie Jones, promettant "violence" et "brutalité" aux Français avant de se casser les dents au Stade de France.

Sur le terrain, Galthié fait confiance à son équipe désormais type. Seul changement, le centre explosif Virimi Vakatawa fait son retour, remis d'une blessure à un triceps, poussant Gaël Fickou à l'aile - en l'absence de Damian Penaud (mollet), et de Vincent Rattez, blessé longue durée (péroné). La colonne vertébrale en construction reste inchangée: Anthony Bouthier à l'arrière, Antoine Dupont et Romain Ntamack à la charnière, Gregory Alldritt en N.8 et Julien Marchand en talonneur.

- Nouveau cycle, fin de cycle ? -

Des quinze titulaires samedi, seuls trois (Fickou, Bernard Le Roux, Vakatawa et quatre avec Camille Chat, remplaçant) ont déjà mis les pieds dans ce Millennium qui a rendu pâles bien des Bleus ces derniers temps.

Galthié, qui s'est passé d'un autre joueur ayant connu cette ambiance enflammée avec le pilier Jefferson Poirot, compte en revanche un allié de poids cette année: l'entraîneur de la défense, l'Anglais Shaun Edwards, qui connaît parfaitement les Gallois pour avoir été douze ans l'architecte de leurs fondations défensives.

Reste que sur le terrain, un fossé séparera les deux équipes. Les Gallois présenteront un XV record aux 859 sélections, contre seulement 234 pour la France. "Hommes contre garcons" écrit, en français dans le texte, le Telegraph.

De l'expérience ou de la jeunesse, qui sortira vainqueur ? Les Bleus croient en leur fougue (24,9 ans contre 28,5 ans de moyenne d'âge) pour initier un nouveau cycle. Et achever celui initié il y a douze ans par des Gallois titrés quatre fois depuis dans le Tournoi (2008, 2012, 2013, 2019).

AFP

   

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