412 personnes sont décédées en 24 heures :

Covid-19 : au moins 12.210 morts en France


Publié / Actualisé
Le bilan humain s'est encore alourdi, avec au moins 12.210 morts depuis début mars, dont 8.044 à l'hôpital, soit 412 de plus de 24 heures, et le reste notamment dans les maisons de retraite médicalisées (Ehpad).
Le bilan humain s'est encore alourdi, avec au moins 12.210 morts depuis début mars, dont 8.044 à l'hôpital, soit 412 de plus de 24 heures, et le reste notamment dans les maisons de retraite médicalisées (Ehpad).

7.066 patients en grave sont en réanimation, très supérieur aux 5.000 places disponibles en France. 369 nouveaux patients ont été en réanimation ces dernières 24 heures. "On peut espérer un plateau mais c'est un plateau très haut" déclare Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. On compte 42 patients en réanimation dans les Outre-mer (3 à La Réunion).

Plus de 23.200 personnes sont guéries (199 à La Réunion). Au total, 31.415 cas confirmés ou possibles de covid-19 dans les EHPAD qui ont participé au recensement.

8.044 décès ont eu lieu en en hôpital depuis le début, 82% des malades avaient plus de 70 ans, 17 décès sont à déplorer en Outre-mer et 4.066 dans les EHPAD au cours des dernières 48 heures.

Depuis le début de l'épidémie, on compte 12.210 décès en France.

Mais une lueur d'espoir est venue du nombre de malades en réanimation (3 à La Réunion) , qui a baissé pour la première fois depuis le début de l'épidémie, avec 7.066 patients, soit 82 de moins que mercredi.

Cette baisse de pression sur le système de santé permet de penser que "nous sommes en train progressivement de freiner l'épidémie", a dit le numéro 2 du ministère de la Santé, Jérôme Salomon. Mais "c'est un plateau très haut et il faut rester extrêmement prudent", a-t-il averti, appelant à "redoubler nos efforts collectifs et solidaires", notamment en matière de confinement et de gestes barrière.

Car en ce "jeudi saint", en France comme à travers le monde, les croyants se préparent à passer le weekend pascal confinés, privés de messes et de réunions pour ce temps fort de leur vie spirituelle et familiale.

Vacances de printemps et beau temps obligent, après Paris et cinq autres départements franciliens, c'est en Alsace, région très touchée, que toute activité sportive individuelle sera interdite en journée à partir du weekend. Une mesure similaire a également été prise à Saint-Etienne.

Et pas question de s'offrir une escapade sur la Côte bleue ou dans les Alpilles: dans les Bouches-du-Rhône, où les vacances débutent également ce week-end, les contrôles du confinement seront renforcés sur le littoral, sur l'autoroute et dans les massifs. Et en Ardèche, les sorties à plusieurs sont interdites.

Dans le cadre d'un contrôle du confinement, un trentenaire est mort mercredi soir à Béziers (Hérault), où un couvre-feu est en vigueur, après une interpellation "difficile" par la police municipale, selon le parquet. Une enquête pour homicide involontaire est en cours.

Troisième CHU de France, les hôpitaux de Marseille craignent un relâchement des comportement à l'approche du long weekend. "Si le confinement n'est pas respecté, tout le gain qu'on a eu risque de se perdre!", a alerté l'un de leurs dirigeants, le Pr Dominique Rossi.

En Ile-de-France, afin de soulager un système hospitalier toujours en très forte tension avec plus de 2.600 personnes en réanimation, deux nouvelles évacuations de malades par TGV auront lieu vendredi vers l'Aquitaine.

La morgue provisoire installée dans un hall du marché de Rungis, près de Paris, a suscité un début de polémique en raison des tarifs controversés demandés aux familles par l'opérateur privé qui la gère. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a demandé un "contrôle", jugeant la situation "anormale". Et l'Etat "prendra en charge les frais supplémentaires occasionnés par les délais d'inhumation", ont fait savoir ensuite ses services.

- Un essai clinique stoppé -

Sur le front de la recherche, les essais cliniques se poursuivent. Pour l'essai Discovery, qui figure parmi ceux présentés à Emmanuel Macron jeudi matin à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre et qui porte sur quatre traitements possibles, les premières tendances ne sont pas attendues avant fin avril.

En revanche, un essai clinique qui prévoyait d'administrer à des malades une solution issue du sang de vers marins, pour tenter de soulager leur détresse respiratoire, a été stoppé jeudi. Son autorisation a été retirée dans l'attente d'une nouvelle évaluation.

La France poursuit aussi ses efforts pour s'approvisionner en masques pour les soignants et malades, des protections convoitées par l'ensemble de la planète, alors que l'épidémie continue de s'étendre.

En revanche, le ministre de l'Intérieur a demandé aux préfets de faire "retirer les arrêtés" pris par des maires pour rendre obligatoire le port du masque dans la rue pendant le confinement, évoquant "un sujet problématique", "qui n'est pas médicalement démontré".

Et la justice administrative a suspendu l'arrêté pris par le maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) qui imposait à ses administrés de sortir visage couvert, pointant "une atteinte grave à la liberté fondamentale d'aller et de venir" et à la "liberté personnelle".

www.ipreunion.com

   

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