Formule 1 :

Fernando Alonso et Renault rallument la flamme


Publié / Actualisé
C'est un duo historique de la Formule 1 qui se reforme: Fernando Alonso fera son retour dans la catégorie reine en 2021 avec Renault, l'écurie avec laquelle l'Espagnol a glané les titres mondiaux en 2005 et 2006.
C'est un duo historique de la Formule 1 qui se reforme: Fernando Alonso fera son retour dans la catégorie reine en 2021 avec Renault, l'écurie avec laquelle l'Espagnol a glané les titres mondiaux en 2005 et 2006.

La durée du contrat d'Alonso, qui s'était retiré de la F1 fin 2018 avec l'espoir d'y revenir dans une position compétitive dans l'avenir, n'est pas précisée, mais le pilote et l'équipe affichent 2022 comme objectif pour retrouver les sommets. A cette date, le nouveau règlement commercial et financier - plus particulièrement le plafond budgétaire imposé aux écuries - sera en place depuis un an et le nouveau règlement technique entrera en vigueur.

"Ce sera une chance d'avoir un championnat plus juste et plus égalitaire", espère Alonso, qui était parti écoeuré de ne plus avoir gagné de Grand Prix depuis 2013 faute de place dans un "top team". "Je suis très heureux de revenir en F1 et dans l'équipe avec laquelle j'ai les meilleurs souvenirs", a commenté celui qui a couru pour Renault entre 2003 et 2006 puis 2008 et 2009, lors d'une conférence de presse virtuelle mercredi.

A 39 ans fin juillet et après une pause de deux saisons, le Taureau des Asturies, considéré comme un des plus grands pilotes de sa génération, peut-il revenir à son meilleur niveau ?

- "Culture de la gagne" -

"L'année dernière a été très active pour moi. Entre le Championnat du monde d'endurance, les 24 heures de Daytona et les 500 Miles d'Indianapolis, j'ai été derrière un volant quasiment toutes les semaines", rappelle-t-il, ajoutant que les résultats de tests physiques effectués récemment se sont avérés "les meilleurs de (sa) carrière".

Son futur patron Cyril Abiteboul parle, lui, d'une "décision naturelle, basée sur un mélange d'émotions, sur les succès du passé, mais aussi une décision rationnelle."

"Nous avons une ambition et des attentes claires", poursuit le team principal de Renault, revenu en F1 en 2016 avec l'objectif de jouer à terme les titres, mais dont le meilleur classement chez les constructeurs est pour l'heure une quatrième place en 2018, loin des mastodontes Mercedes, Ferrari et Red Bull, aux moyens encore nettement supérieurs jusqu'à la saison prochaine.

"Nous sommes satisfaits de la direction que prend l'équipe mais aussi notre sport, plus équitable, plus humain, plus responsable et qui, surtout, place la performance humaine au centre", ajoute-t-il pour expliquer le recrutement du double champion du monde, dont le Français espère qu'il sera un "coup de boost pour le staff".

"La culture de la gagne et l'opiniâtreté de Fernando seront utiles à notre équipe en formation", veut croire Abiteboul, quand l'Espagnol confirme que son but est de faire de Renault "une équipe capable de gagner des championnats", avec lui-même ou un autre.

Avec l'Australien Daniel Ricciardo en partance pour McLaren en fin de saison, l'écurie au losange cherchait un pilote d'expérience pour épauler l'espoir français Esteban Ocon, 23 ans.

- "Grande nouvelle" -

Alonso a été lié par la rumeur avec Red Bull puis Ferrari avant d'officialiser avec Renault, avec qui il a remporté 17 victoires entre 2003 et 2008 et les titres pilotes et constructeurs en 2005 et 2006.

Pour le natif d'Oviedo, ce recrutement n'offre certes pas autant de chances de succès immédiat mais le constructeur a annoncé en mai qu'il resterait en F1 sur le long terme. Réputé pour son caractère ombrageux, Alonso aurait pu remporter plus de deux titres. Une année de tensions chez McLaren en 2007 aux côtés de Lewis Hamilton, puis cinq autres frustrantes chez Ferrari (2010-2014), avant un retour peu concluant chez McLaren (2015-2018), alors en plein déclin, n'ont pas entamé sa réputation en piste.

Tout comme ses victoires aux 24 Heures du Mans 2018 et 2019, sa première participation aux 500 Miles d'Indianapolis en 2017 (abandon alors qu'il jouait devant) ou encore au Dakar-2020 (13e).

Alors que le championnat du monde de F1 vient de reprendre, avec plus de trois mois de retard et à huis clos en raison de la pandémie de coronavirus, son retour est une "grande nouvelle" pour le PDG de la F1 Chase Carey, l'Espagnol ayant toujours eu, outre un "grand talent", une personnalité médiatique.

D'ici là, Alonso a un autre rêve à réaliser: celui de ceindre la "Triple couronne" du sport automobile (championnat du monde de F1, 24 Heures du Mans et Indy500). Il doit à nouveau prendre le départ des célèbres 500 Miles d'Indianapolis fin août.

AFP

   

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