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UEFA: Ceferin s'attend au retour "du bon vieux football" en 2021


Publié / Actualisé
"Pas de Plan B" pour les compétitions européennes en 2021, assure Aleksander Ceferin: optimiste sur la situation sanitaire, le président de l'UEFA a dit espérer jeudi dans un entretien à l'AFP le retour prochain "du bon vieux football avec des spectateurs" et sans terrains neutres.
"Pas de Plan B" pour les compétitions européennes en 2021, assure Aleksander Ceferin: optimiste sur la situation sanitaire, le président de l'UEFA a dit espérer jeudi dans un entretien à l'AFP le retour prochain "du bon vieux football avec des spectateurs" et sans terrains neutres.

Q: Le "Final 8" de la Ligue des champions a commencé à Lisbonne. Avez-vous imaginé un temps ne pas relever ce défi après ces mois d'incertitude ?

R: "Non, j'étais sûr que nous le ferions. J'ai eu des moments de nervosité, mais je n'ai jamais abandonné ce projet. La seule chose que nous ne savions pas, c'était la possibilité ou non d'avoir des spectateurs. En ce moment, toutes les équipes sont au Portugal, dans une bulle, je suis beaucoup plus calme."

Q: Au vu de la recrudescence du virus en Europe, faut-il s'attendre à un nouveau "Final 8" sur terrain neutre en 2021 ?

R: "Je suis optimiste par nature et je pense que les choses iront mieux l'année prochaine, que nous pourrons retrouver le football normal, le bon vieux football avec des spectateurs. Donc nous n'avons pas de plan B. (...) Le monde ne peut pas s'arrêter pour toujours à cause de ce virus. Je m'attends à un vaccin, le plus tôt possible je l'espère, donc non, nous n'avons pas de plan pour faire le même tournoi l'année prochaine."

Q: Plus généralement, ce format peut-il vous inspirer dans les futures réformes des compétitions européennes à partir de 2024 ?

R: "On travaille jour et nuit sur les problèmes liés au Covid-19, donc tout ce qui concerne l'après-2024 est un peu à l'arrêt, pour être honnête. Ce tournoi (en "Final 8") pourrait être intéressant dans le futur mais je ne pense pas que nous pourrions le faire car le calendrier est trop dense et nous devons garder en tête les ligues nationales. Je ne sais pas quand insérer un tournoi d'une semaine ou deux en mai. Je pense que c'est impossible (...) Nous allons commencer en septembre à discuter du futur du football européen ou mondial (...). Nous allons réunir toutes les parties prenantes et nous verrons quelle solution nous trouvons."

Q: Des cas de Covid-19 perturbent déjà les tours préliminaires des prochaines coupes européennes. Avez-vous des craintes pour la saison prochaine ?

R: "Nous n'imaginons pas que la Ligue des champions ou la Ligue Europa puissent se jouer sur terrain neutre. Nous parlons des qualifications qui ont lieu en ce moment et la situation est, disons, assez confuse, car certains pays sont sur liste rouge, d'autres sur liste verte, certains joueurs pourraient aller dans un pays mais devoir se plier à une quarantaine au retour. Il y a un gros problème, pas seulement pour les compétitions de clubs mais aussi pour les équipes nationales, car les joueurs viennent de différents pays ayant différentes situations avec la pandémie."

Q: La Ligue des champions et la Ligue Europa représentent environ deux milliards d'euros par an en droits TV. Vous vous attendez à des pertes, de quel ordre seront-elles ?

R: "Il est trop tôt pour parler des chiffres et c'est confidentiel sur certains points. Mais si la situation se normalise, disons d'ici à l'année prochaine, tout ira comme prévu."

Q: L'été a été dominé par la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) donnant raison à Manchester City sur le fair-play financier. Quel avenir pour ce dispositif ?

R: "Le fair-play financier a été un outil très concluant car les pertes dans le football européen sont presque parties. Mais nous devons (le) moderniser. Nous devons peut-être aussi parler d'équilibre concurrentiel. L'équilibre concurrentiel, cela signifie que nous devons voir si ceux qui dépensent trop doivent payer pour ceux qui ne le font pas."

Q: C'est ce qu'on appelle la "luxury tax"...

R: "Oui, nous l'appelons comme ça. Certains clubs veulent le plus de solidarité possible, les plus gros en veulent le moins possible. Donc cela demande beaucoup de discussions."

Q: Jusqu'à présent, vous avez toujours évacué l'idée d'une Superligue européenne souhaitée par certains gros clubs. Votre état d'esprit a-t-il changé ?

R: "La Ligue des champions et la Ligue Europa, tout comme l'UEFA, sont des marques sérieuses. Toute Superligue de 10, 12, 24 clubs deviendra ennuyeuse. Quand vous entendez l'hymne de la Ligue des champions, vous savez de quoi il s'agit... Je ne vois pas comment cela peut être un succès, même s'ils essayaient de le faire. Croyez-moi, quand je parle aux gros clubs, il y en a un qui le mentionne de temps en temps, et la moitié d'un autre qui le mentionne de temps en temps. Le reste comprend entièrement que (la Ligue des champions) est la meilleure compétition de football."

Propos recueillis par Andy SCOTT.

AFP

   

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