La famille métropolitaine de Francis Collomp réclame de la "discrétion et de la retenue" :

La belle-famille de l'otage : "nous n'avons manqué de respect à personne"


Publié / Actualisé
Vivant dans le sud-est de la France, le frère et les deux soeurs de Francis Collomp enlevé le 19 décembre 2012 au Nigéria, ont demandé ce mardi 8 janvier 2013 de la "discrétion" sur cette affaire. Une attaque quasi directe à l'encontre de l'épouse réunionnaise de l'ingénieur, Anne Marie Collomp, et des membres de sa belle-famille résidant au Port à La Réunion, qui se sont exprimés à plusieurs reprises. Dans un communiqué transmis à l'AFP, le frère et les deux soeurs de Francis Collomp se disent "préoccupés par la médiatisation qui est faite de l'enlèvement de leur frère". Ils "souhaitent de la discrétion, du discernement et de la retenue". Ce qui fait commenter à Gilda Marbois, porte-parole de l'épouse de l'otage français et sa belle famille : "rien de ce que nous avons dit jusqu'à présent ne peut porter atteinte à qui que ce soit. Nous n'avons insulté personne. Nous disons simplement notre souffrance, nous qui sommes ici, loin de Paris et du Nigéria".
Vivant dans le sud-est de la France, le frère et les deux soeurs de Francis Collomp enlevé le 19 décembre 2012 au Nigéria, ont demandé ce mardi 8 janvier 2013 de la "discrétion" sur cette affaire. Une attaque quasi directe à l'encontre de l'épouse réunionnaise de l'ingénieur, Anne Marie Collomp, et des membres de sa belle-famille résidant au Port à La Réunion, qui se sont exprimés à plusieurs reprises. Dans un communiqué transmis à l'AFP, le frère et les deux soeurs de Francis Collomp se disent "préoccupés par la médiatisation qui est faite de l'enlèvement de leur frère". Ils "souhaitent de la discrétion, du discernement et de la retenue". Ce qui fait commenter à Gilda Marbois, porte-parole de l'épouse de l'otage français et sa belle famille : "rien de ce que nous avons dit jusqu'à présent ne peut porter atteinte à qui que ce soit. Nous n'avons insulté personne. Nous disons simplement notre souffrance, nous qui sommes ici, loin de Paris et du Nigéria".

Le frère de Francis Collomp, qui ne souhaite pas voir publier son identité, et ses deux sœurs, veulent "de la discrétion, du discernement et de la retenue, notamment par respect pour les familles d’otage plongées dans l’inquiétude et la souffrance depuis plus longtemps qu’eux même". Gilda Marbois avoue son incompréhension. "Je ne vois pas en quoi nous avons manqué de respect aux autres familles d’otage. Nous n’avons fait que demander à être pris en considération", dit-elle, "car jusqu’à présent, ce n’est qu’après les publications d’articles dans la presse pour dire notre sentiment d’abandon que le Quai d’Orsay, - siège du ministère des affaires étrangères, ndlr -, prend contact avec nous". La belle-soeur de l'otage français ajoute: "la famille de Francis a choisir d'adopter cette attitude, c'est son choix et nous le respectons. Pour notre part, nous parlons au nom de la famille Breda, ma soeur Anne-Marie est une demoiselle Breda".

Dans son communiqué, la famille métropolitaire de Francis Collomp dit désirer "exprimer (sa) confiance dans les services de l’État en charge de ce dossier difficile". "Nous savons que cette affaire est difficile, nous savons que l’État français ne peut pas tout nous dire, d’ailleurs, nous ne le demandons pas. Ce que nous demandons c’est à être pris en considération", estime pour sa part, Gilda Marbois.

Et pour cause, ce samedi, en apprenant par la presse que des familles d'autres otages français avaient été reçues par Laurent Fabius ce jeudi 3 janvier et ce vendredi 4 janvier, la belle-soeur de Francis Collomp, s'était indignée : "personne du Quai d'Orsay ne nous a contacté pour nous inviter à une rencontre avec le ministre. Pourquoi nous ne sommes pas invités? Parce que nous sommes des Français de seconde zone?".

Interrogé à ce propos par Imaz Press Réunion, le porte-parolat du ministère des Affaires étrangères avait déclaré ce samedi 5 janvier : "La famille (de Francis Collomp – ndlr) n'a pas encore été reçue par le ministre. Elle ne le sera pas maintenant. Elle le sera plus tard, mais nous n'avons pas encore de date pour le moment".

Rappelons par ailleurs que dans une vidéo de 48 secondes postée sur internet dans la soirée du dimanche 30 au lundi 31 décembre 2012 Gilda Marbois, adresse un message poignant et digne aux ravisseurs de l'ingénieur français enlevé au Nigéria le mercredi 19 décembre. "Messieurs les ravisseur, ayez pitié de nous, libérez mon beau-frère car ma soeur est dans la peine, dans la détresse. Nous aussi sa famille nous souffrons avec elle" demande-t-elle face à la caméra d'Imaz Press Réunion.

Le groupe islamiste Ansaru qui a revendiqué le rapt a justifié l'enlèvement par "la position du gouvernement français et des Français contre l'islam et les musulmans", évoquant notamment l'intervention militaire en préparation dans le Nord du Mali et la loi de 2011 contre le port du voile intégral en public.

Le rapt de l'ingénieur français a eu lieu le mercredi 19 décembre 2012, le jour de son anniversaire, à Rimi, à 25 km de l’Etat de Katsina, dans le nord du pays. Ce mardi 8 janvier 2013, marque donc le 20ème jour d'absence de Francis Collomp.

www.ipreunion.com

   

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    1 Commentaire(s)

    Diabolique, Posté
    bjr moi je trouve ridicule que la soeur s exprime plus que la soeur,mais vrai ce que dit la famille du français.seulement eux qui font tous sa mais on ne vois pas trop les autres famille français,faire pareil!pourquoi tant de publicité.