La France intervient militairement au Mali :

Le Port : Anne-Marie Collomp craint pour la vie de son mari, otage au Nigéria


Publié / Actualisé
François Hollande a annoncé ce vendredi soir 11 janvier 2013 le soutien militaire de la France à l'armée malienne dans sa guerre contre les insurgés islamistes. Depuis l'inquiétude d'Anne Marie Collomp a encore grandi. Elle craint que son mari, Francis Collomp, enlevé au Nigéria le 19 décembre 2012 soit exécuté par ses ravisseurs. Le groupe islamiste Ansaru qui a revendiqué l'enlèvement a affirmé avoir agi notamment pour condamner "l'intervention militaire en préparation dans le Nord du Mali". ". Nous prions pour que les ravisseurs ne se vengent pas sur mon beau-frère" a déclaré vendredi soir, Gilda Marbois, belle-soeur de l'ingénieur français. Dans une conférence de presse tenue vendredi soir, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères a affirmé La France fera "tout pour sauver" ses otages au Mali. Il a aussi déclaré que les familles de ces otages étaient en train d'être informées par ses services. "En ce qui nous concerne nous n'avons eu aucun appel. Encore une fois, nous sommes mis à l'écart, nous en sommes pas pris en considération" s'insurge Gilda Marbois. À noter que vendredi après-midi avant l'annonce de l'entrée en action de la France, un collectif "pour la libération de Francis Collomp enlevé au Nigéria le 19 décembre 2012" a été créé au Port
François Hollande a annoncé ce vendredi soir 11 janvier 2013 le soutien militaire de la France à l'armée malienne dans sa guerre contre les insurgés islamistes. Depuis l'inquiétude d'Anne Marie Collomp a encore grandi. Elle craint que son mari, Francis Collomp, enlevé au Nigéria le 19 décembre 2012 soit exécuté par ses ravisseurs. Le groupe islamiste Ansaru qui a revendiqué l'enlèvement a affirmé avoir agi notamment pour condamner "l'intervention militaire en préparation dans le Nord du Mali". ". Nous prions pour que les ravisseurs ne se vengent pas sur mon beau-frère" a déclaré vendredi soir, Gilda Marbois, belle-soeur de l'ingénieur français. Dans une conférence de presse tenue vendredi soir, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères a affirmé La France fera "tout pour sauver" ses otages au Mali. Il a aussi déclaré que les familles de ces otages étaient en train d'être informées par ses services. "En ce qui nous concerne nous n'avons eu aucun appel. Encore une fois, nous sommes mis à l'écart, nous en sommes pas pris en considération" s'insurge Gilda Marbois. À noter que vendredi après-midi avant l'annonce de l'entrée en action de la France, un collectif "pour la libération de Francis Collomp enlevé au Nigéria le 19 décembre 2012" a été créé au Port

"J'ai (...), au nom de la France, répondu à la demande d'aide du président du Mali, appuyée par les pays africains de l'Ouest", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une brève allocution prononcée à l'Elysée ce vendredi en début de soirée (heure de La Réunion). La veille, jeudi, le Mali avait demandé l'aide militaire de Paris pour repousser les rebelles islamistes qui ont mis en déroute les forces gouvernementales dans la ville stratégique de Konna. Cette ville représentait le dernier rempart entre les insurgés et Mopti, la principale ville de la région qui est située à une cinquantaine de kilomètres de là et qui constitue la porte du Nord désertique.

"Depuis l'annonce de l'intervention française nous sommes encore plus dans l'angoisse", ne cache pas Gilda Marnois. "Ma soeur se demande ce que vont faire les ravisseurs. Elle a peur, nous avons peur, que pour se venger, ceux qui ont enlevé Francis le tuent" ajoute-t-elle très inquiète. "Dès que l'annonce a été faite par le président de la République, ma soeur s'est postée devant la télévision. Elle est à la recherche de la moindre information" dit encore Gilda Marbois.

Pas d'appel téléphonique du Quai d'Orsay

 

Et ce qu'Anne-Marie Collomp a appris des journeaux télévisés au cours de la soirée de vendredi n'a fait qu'accentuer son inquiétude. Et pour cause. François Hollande a justifié cette intervention par la lutte contre le terrorisme et la défense d'un pays "ami", sans faire aucune référence aux huit otages français, dont Francis Collomp, détenus par des activistes dans la région et qui risquent de pâtir de cette intervention. "Ceux qui ont enlevé mon beau frère ont bien dit qu'ils le faisaient pour punir faire pression sur la France pour qu'elle n'intervienne pas au Mali. Maintenant que cette intervention est effective, nous ne pouvons que prier" commente Gilda Marbois.

Elle souligne par ailleurs ne pas comprendre "la nouvelle maladresse du Quai d'Orsay à l'encontre de notre famille". Dans une conférence de presse qu'il a tenue dans la soirée de vendredi, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères a en effet affirmé "nous ferons tout pour sauver nos otages". Il a ajouté que les familles des Français captifs étaient en train d'être informées par ses services. "Il est 23 heures 49 ce vendredi soir et ni ma sœur, ni moi ni aucun membre de notre famille n'avons reçu le moindre appel du Quai d'Orsay. Comment voulez vous qu'à l'inquiétude pour la vie de Francis ne s'ajoute pas la colère de n'être pas, une fois de plus, pris en considération" s'exclame la belle-soeur de l'ingénieur français.  

Un collectif pour la libération de Francis Collomp

 

L'annonce de l'intervention française au Mali est arrivée alors que l'après-midi même au domicile portois de Gilda Marbois, un collectif "pour la libération de Francis Collomp enlevé au Nigéria le 19 décembre 2012" a été créé à l'initiative d'Anne-Marie Collomp et de la  belle-famille de l'ingénieur français. Les statuts du collectif seront déposés ce lundi 14 janvier en préfecture.


"L'objectif est d'organiser toutes les actions susceptibles d'aboutir à la libération de mon beau-frère. Autour de cette revendication, nous voulons rassembler le plus grand nombre de personnes au delà des confessions religieuses, des clivages politiques et des appartenances  ethniques", expliquait Gilda Marbois vendredi après-midi. Le collectif naissant a prévu de tenir une première grande action le dimanche 20 janvier, date qui marquant le premier mois de détention de l'otage français. Le collectif a également l'intention de coller des affichettes à l'effigie de Francis Collomp dans les lieux publics et de faire circuler une pétition réclamant sa libération.

Le collectif prévoit également "prendre contact et travailler en concertation, autant de fois que possible, avec les autres collectifs et associations demandant la libération d'autres otages français" mais aussi sensibiliser et informer sur la situation de l’otage français. "Nous ne baisserons pas les bras tant que Francis ne rentrera pas à la maison", soulignait Gilda Marbois vendredi après-midi. Une détermination à mettre en parallèle avec celle de certaines familles des captifs demandaient que François Hollande fasse intervenir les forces spéciales françaises "pour libérer les otages dans les camps où ils sont détenus".

À noter qu’Anne-Marie Collomp devrait être reçue par Laurent Fabius avant la fin du mois de janvier 2013. Interrogé vendredi soir par Imaz Press Réunion après la conférence de presse de Laurent Fabius, le Quai d'Orsay disait "n'avoir aucune information sur un quelconque report du rendez-vous".

www.ipreunion.com

   

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    1 Commentaire(s)

    1tienvomieuq2tulora, Posté
    Enfin... Pensez aux Maliens qui subissent plus que vous ne pourriez endurer de toute votre vie ! Un peuple entier. Et un peu de sobriété est essentiel.