Nigéria - 29ème jour de captivité pour l'ingénieur français :

Le Port : une marche pour la libération de Francis Collomp dimanche


Publié / Actualisé
Une marche pour la libération de Francis Collomp, enlevé au Nigéria le 19 décembre 2012, sera organisée ce dimanche 20 janvier au Port. À l'initiative de cette manifestation se trouve le collectif pour la libération de l'otage français, présidée par son épouse Anne-Marie. La marche démarrera à 16 heures du rond-point des Danseuses pour se rendre sur la place des Cheminots, a annoncé ce collectif ce jeudi 17 janvier lors d'un point presse. Un lâcher de ballons multicolores "pour symboliser la diversité ethnique de La Réunion", aura lieu à la fin de la marche. D'autres actions sont prévues. Une page Facebook a été créée. Par ailleurs, alors que le Quai d'Orsay s'était voulu rassurant en indiquant à Anne-Marie Collomp, que son époux ne se trouvait pas au Mali, il semble maintenant que l'ingénieur n'ait pas été localisé. À noter que Gilda Marbois, belle-soeur de l'otage français a adressé un courrier à Laurent Fabius, ministre des Affaires Étrangères, mais aussi au préfet Jean-Luc Marx. Elle déplore, en effet, un manque de considération de l'État français à l'égard de sa soeur Anne-Marie Collomp.
Une marche pour la libération de Francis Collomp, enlevé au Nigéria le 19 décembre 2012, sera organisée ce dimanche 20 janvier au Port. À l'initiative de cette manifestation se trouve le collectif pour la libération de l'otage français, présidée par son épouse Anne-Marie. La marche démarrera à 16 heures du rond-point des Danseuses pour se rendre sur la place des Cheminots, a annoncé ce collectif ce jeudi 17 janvier lors d'un point presse. Un lâcher de ballons multicolores "pour symboliser la diversité ethnique de La Réunion", aura lieu à la fin de la marche. D'autres actions sont prévues. Une page Facebook a été créée. Par ailleurs, alors que le Quai d'Orsay s'était voulu rassurant en indiquant à Anne-Marie Collomp, que son époux ne se trouvait pas au Mali, il semble maintenant que l'ingénieur n'ait pas été localisé. À noter que Gilda Marbois, belle-soeur de l'otage français a adressé un courrier à Laurent Fabius, ministre des Affaires Étrangères, mais aussi au préfet Jean-Luc Marx. Elle déplore, en effet, un manque de considération de l'État français à l'égard de sa soeur Anne-Marie Collomp.

Il y a 29 jours ce jeudi que Francis Collomp a été enlevé au Nigéria. 29 jours d’angoisse pour son épouse Anne-Marie. Une angoisse qui ne cesse de grandir alors que des insurgés islamistes shebab ont déclaré avoir décidé d'exécuter l'otage français Denis Allex, retenu depuis juillet 2009 en Somalie. Entourée des membres de sa famille, elle a tenu, ce jeudi matin, à présenter lors d’une conférence de presse, le collectif qui a été mis en place le vendredi 11 janvier pour la libération de son mari.

Voulant "rassembler le plus grand nombre de personnes au delà des confessions religieuses, des clivages politiques et des appartenances ethniques", ce collectif, a pour secrétaire  Myrella Dubourg et pour trésorière, Valérie Auber, conseillère municipale d’opposition à la mairie du Port. Son objectif : organiser "toutes les actions susceptibles d'aboutir à la libération de Francis Collomp".

Pour cela, une première grande action se tiendra ce dimanche 20 janvier au Port, date qui marque le premier mois de détention de l'otage français. Le collectif organise une marche entre le rond-point des Danseuses et la place des Cheminots à partir de 16 heures. Il a d'ailleurs invité les 24 maires et l'ensemble des parlementaires de l'île. Un courrier leur a été adressé dès ce mercredi 16 janvier. "Nous avons déjà reçu le soutien de la municipalité du Port, elle est d'ailleurs à nos côtés depuis les premières heures de l'enlèvement de mon beau-frère" note Gilda Marbois.

Le collectif a aussi indiqué son intention de coller des affichettes à l'effigie de Francis Collomp dans les lieux publics et de faire circuler une pétition réclamant sa libération. Une page Facebook a aussi été créée.

"Nous ne confondons pas extrémisme et religion. Nous demandons le soutien de tous, le soutien des musulmans de La Réunion. Beaucoup ont déjà fait savoir qu'ils nous soutenaient. Lorsque ma sœur est allée hier distribuer des affichettes pour la marche, beaucoup de commerçants musulmans lui ont dit qu'ils ne soutiennent pas le terrorisme et que le terrorisme n'a rien a voir avec l'Islam", a ajouté Gilda Marbois

Outre ces actions, les membres de l’association ont ensuite affirmé qu’ils souhaitent également "prendre contact et travailler en concertation, autant de fois que possible, avec les autres collectifs et associations demandant la libération d'autres otages français" mais aussi sensibiliser et informer sur la situation de l’ingénieur.

Anne-Marie Collomp et sa famille ont à nouveau fait part de leur sentiment de ne pas être prises en considération par l’État français. Alors qu'un groupuscule issu d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), la "katiba des Moulathamine", dit détenir 41 occidentaux de plusieurs nationalités sur une exploitation gazière dans le sud-est de l'Algérie, la belle-famille de l'ingénieur a souligné ne pas avoir eu de contact avec le Quai d'Orsay depuis ce samedi. "Je le dis, je le répète et je continuerai à le dire tant que cela sera le cas. Pour l’État français, nous sommes des français de seconde zone. Il y a d’un côté, la France de l’hexagone, et de l’autre, la France de l’outre-mer", déclarait, notamment, Gilda Marbois, belle-sœur de Francis Collomp. Elle a d'ailleurs indiqué avoir adressé un courrier à Laurent Fabius, ministre des Affaires Étrangères, mais aussi à Jean-Luc Marx afin que sa soeur soit enfin "prise en compte".

Par ailleurs, selon Anne-Marie Collomp, son mari ne serait toujours pas localisé. Pourtant le samedi 12 janvier, au soir de l'intervention de l'armée française au Mali, le Quay d'Orsay a dit au téléphone "à Anne-Marie qu'elle ne devait pas avoir peur pour la vie de Francis, qu'il n'était pas directement concerné puisqu'il n'a pas été enlevé au Mali mais au Nigéria", avait indiqué Gilda Marbois. Il semble désormais que l'État français n'ait pas d'information particulière sur le lien de détention de l'otage.

L'épouse de l'ingénieur, - qui a reçu  le soutien de  Jean-Pierre Verdon, père de Philippe Verdon, enlevé il y a 14 mois au Mali -, en saura peut-être un peu plus lorsqu'elle sera reçue par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. La rencontre, selon le Quai d'Orsay, devrait avoir lieu avant la fin du mois de janvier 2013, soit près d'un mois après les entrevues que Laurent Fabius a déjà avec les autres familles d'otages.

Le rapt de Francis Collomp a eu lieu le mercredi 19 décembre 2012, le jour de son anniversaire, à Rimi, à 25km de l’Etat de Katsina, dans le nord du pays. Le groupe islamiste Ansaru, qui a revendiqué le rapt, a justifié l'enlèvement par "la position du gouvernement français et des Français contre l'islam et les musulmans". Toutefois, "la possibilité d’une piste mafieuse", - notamment évoquée lors d’un entretien entre la belle-famille de l’otage et le préfet Jean-Luc Marx le 26 décembre dernier -, n’a pas encore été écartée. Il n’est pas exclu que Francis Collomp ait été enlevé par un groupuscule mafieux avant d’être "vendu" à Ansaru. Une pratique qui semble courante dans cette région.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

CADET, Posté
Bien sûr que Islam et terrorisme n'ont rien à voir. Allez sur la page facebook de Nassimah Dindar, vous verrez combien elle appelle à soutenir l'otage et sa famille!