43e jour de captivité pour Francis Collomp :

Le directeur du centre de crise du Quai d'Orsay rencontrera Anne-Marie Collomp ce vendredi


Publié / Actualisé
Didier Le Bret, directeur du centre de crise du ministère des Affaires étrangères, sera à La Réunion ce vendredi 1er février 2013 pour rencontrer Anne-Marie Collomp, épouse de Francis Collomp, otage français depuis 43 jours. Le rendez-vous, confirmé par le Quai d'Orsay, est pour l'instant maintenu, sous réserve que le cyclone Felleng ne vienne pas perturber le trafic aérien. Ce rendez-vous aura lieu en préfecture en début d'après-midi.
Didier Le Bret, directeur du centre de crise du ministère des Affaires étrangères, sera à La Réunion ce vendredi 1er février 2013 pour rencontrer Anne-Marie Collomp, épouse de Francis Collomp, otage français depuis 43 jours. Le rendez-vous, confirmé par le Quai d'Orsay, est pour l'instant maintenu, sous réserve que le cyclone Felleng ne vienne pas perturber le trafic aérien. Ce rendez-vous aura lieu en préfecture en début d'après-midi.

Le rendez-vous entre Anne-Marie Collomp et Didier Le Bret doit se dérouler en préfecture, ce vendredi 1er février en début d’après-midi, si Felleng ne vient pas perturber le trafic aérien. L’épouse de l’ingénieur français attend beaucoup de cet entretien.

A plusieurs reprises, la famille réunionnaise de Francis Collomp a exprimé son sentiment d’être délaissée par le Quai d’Orsay, de ne pas être prise en considération par l’Etat français. Pour rappel, Anne-Marie Collomp est sans nouvelles de son époux depuis le 19 décembre 2012, jour où Francis Collomp a été enlevé au Nigéria. Depuis, elle ne sait pas où il est, s’il va bien ou s’il a accès aux médicaments qu’il doit prendre quotidiennement pour ses problèmes cardiaques.

Anne-Marie Collomp est, depuis 43 jours désormais, plongée dans une vive inquiétude. Exténuée et démoralisée, elle a dû être hospitalisée la semaine dernière pendant 24 heures au centre hospitalier Gabriel Martin à Saint-Paul.

Elle avait décliné une invitation du président de la République le dimanche 20 janvier afin de participer à une marche organisée par le collectif pour la libération de Francis Collomp, dont elle est la présidente.

Le collectif, mis en place le 11 janvier dernier, a pour objectif d’organiser "toutes les actions susceptibles d’aboutir à la libération de Francis Collomp". Outre la marche qui a eu lieu au Port, d’autres actions sont prévues et les membres de l’association ont affirmé qu’ils souhaitent "prendre contact et travailler en concertation, autant de fois que possible, avec les autres collectifs et associations demandant la libération d'autres otages français".

Rappelons que Francis Collomp a été enlevé le mercredi 19 décembre 2012, le jour de son anniversaire à Rimi, à 25 km de l’Etat de Katsina, dans le nord du Nigéria. L’homme est malade du cœur et doit prendre des médicaments quotidiennement. Le rapt a été revendiqué par le groupe islamiste Ansaru, qui a justifié l'enlèvement par "la position du gouvernement français et des Français contre l'islam et les musulmans". Toutefois, "la possibilité d’une piste mafieuse", - notamment évoquée lors d’un entretien entre la belle-famille de l’otage et le préfet Jean-Luc Marx le 26 décembre dernier -, n’a pas encore été écartée. Il n’est pas exclu que Francis Collomp ait été enlevé par un groupuscule mafieux avant d’être "vendu" à Ansaru. Une pratique qui semble courante dans cette région.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !

Illustration : Kwa Films

Kwa Films

37 reportage(s)