La France impliquée dans une vaste opération militaire au Mali :

Anne-Marie Collomp : "pourvu qu'Ansaru ne se venge pas sur Francis"


Publié / Actualisé
Une vaste opération militaire contre les jihadistes été lancée ce dimanche 20 octobre dans le nord du Mali par les forces françaises, maliennes et de l'ONU. Une opération militaire qui a pour objectif de lutter contre le terrorisme et la bonne tenue des élections législatives mais qui accentue également, à La Réunion, l'angoisse de la famille de Francis Collomp, retenu en otage au Nigéria depuis le 19 décembre 2012 par le groupe islamiste Ansaru. "Pourvu que les ravisseurs de mon mari ne se venge pas sur lui suite à cette intervention", lance Anne-Marie Collomp. Également très remontée vis à vis du gouvernement français, à qui elle reproche de ne pas lui la vérité, cette dernière implore François Hollande de "faire le nécessaire" pour la libération de l'ingénieur français.
Une vaste opération militaire contre les jihadistes été lancée ce dimanche 20 octobre dans le nord du Mali par les forces françaises, maliennes et de l'ONU. Une opération militaire qui a pour objectif de lutter contre le terrorisme et la bonne tenue des élections législatives mais qui accentue également, à La Réunion, l'angoisse de la famille de Francis Collomp, retenu en otage au Nigéria depuis le 19 décembre 2012 par le groupe islamiste Ansaru. "Pourvu que les ravisseurs de mon mari ne se venge pas sur lui suite à cette intervention", lance Anne-Marie Collomp. Également très remontée vis à vis du gouvernement français, à qui elle reproche de ne pas lui la vérité, cette dernière implore François Hollande de "faire le nécessaire" pour la libération de l'ingénieur français.

Baptisée "Hydre", cette vaste opération militaire implique plus de 1 500 soldats français, maliens et de l’ONU. Le but, selon l’état-major des armées françaises, "éviter une résurgence de mouvements terroristes après une série d'attaques menées par des groupes djihadistes", rapporte lepoint.fr. "Nous n'avons jamais prétendu que notre intervention allait faire disparaître le terrorisme dans la région", a, pour sa part, indiqué François Hollande, toujours cité par le site d’informations, lors d'une conférence de presse, à l'issue de la première journée d'un sommet européen.

Selon lui, si "l'objectif des terroristes est d'essayer de perturber les élections législatives qui doivent se tenir dans quelques semaines, il s’agira de faire en sorte que ces élections puissent être organisées en sécurité".

À La Réunion, cette nouvelle opération est condamnée par Anne-Marie Collomp. "Cela m’angoisse d’autant qu’Ansaru a notamment justifié l’enlèvement de Francis par l’intervention de la France au Mali. C’est aussi inquiétant pour les otages retenus dans ce pays. Participer à cette nouvelle opération n’est pas une bonne solution", déplore-t-elle.

Sans nouvelles de l'ingénieur français depuis 310 jours, cette dernière ne cache surtout pas sa colère vis à vis du gouvernement français. "Depuis l’enlèvement de mon mari, on ne m'a raconté que des conneries pour me calmer. Quand les ravisseurs postent trois vidéos de lui, cela montre que rien n'a été fait pour le libérer. D'ailleurs, l'État ne sait même pas où il se trouve", souligne-t-elle.

Anne-Marie Collomp note ensuite qu'elle n'a pas eu de nouvelles du Quai d'Orsay après qu'elle ait exprimé son ras-le-bol dans une lettre envoyée aux médias le 10 octobre dernier. "J'attends. S'il faut écrire à nouveau, je le referais. On entend tout le temps parler d'Hollanda, du mariage pour tous mais jamais des otages. Que François Hollande fasse le nécessaire pour leur libération et notamment pour Francis", indique-t-elle.

Lasse face aux multiples demandes de discrétions formulées par le Quai d'Orsay, la Portoise déclare également "ne plus vouloir se laisser faire". "Au début, je ne disais rien mais aujourd'hui, je n'en peux plus. On me cache des choses. Pourquoi?", s'interroge-t-elle.

"Nous ne pouvons plus de vivre dans l'angoisse. Avec les fêtes qui arrivent, cela devient dur. L'année a commencé par des  pleurs, elle se terminera pareil", poursuit-elle, démoralisée, avant d’ajouter : "j'ai quand même un peu d'espoir que mon époux soit libéré pour les fêtes".

Rappelons que depuis son enlèvement, la belle-famille réunionnaise et les proches de Francis Collomp ne cessent de se mobiliser pour réclamer sa libération. Après un pique-nique en septembre dernier au Jardin de l'État à Saint-Denis, ils envisagent d’autres actions, notamment une chaine humaine face à l’océan sur le front de mer de Saint-Paul. "Si on ne parle pas de Francis et des autres otages, ils seront oubliés", explique Anne-Marie Collomp.

Francis Collomp a été enlevé le mercredi 19 décembre 2012, le jour de son anniversaire à Rimi, à 25 km de l’Etat de Katsina, dans le nord du Nigéria par le groupe islamiste Ansaru. L’homme est malade du cœur et doit prendre des médicaments quotidiennement.

www.ipreunion.com

   

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